Récit de Voyage

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dimanche 13 septembre 2009

New York Day Six : MOMA mon amour

Depuis le début, on savait qu'on allait y retourner: Retour aux sources dans le Deli tout près du Ground Zero. Les meilleurs pancakes (en 2ème position) avec des fraises et le tradi' pour G. (2 eggs / sausage / cheese). Comme le premier jour c'est un véritable show.

Guillaume : Effectivement c'était un retour obligatoire dans ce Deli qui nous avait tant plu le premier jour. Ca gueule toujours autant, les plats sont servis vite dans un chaos organisé et efficace, et il n'est pas rare de voir des sandwiches, rolls et autres bagels voler bien emballés dans de l'aluminium,  depuis les cuisines vers le caissier. On sent l'habitude et le goût pour le Baseball ! Retrouvez-ici le récit de ce "Day One"

Visite de la petite église qui a survécu au 11/09. Vue sur le Ground Zero et les grues qui s'affairent à tout reconstruire.

Visite du fameux Century 21: Mouais... On dirait le feu Mark & Spencer du boulevard Haussmann. J'ai pas trop le courage de chercher, le temps presse et il reste tellement à voir. Après un pack de chaussettes Timberland pour G. (wwwaouh l'affaire du siècle), on sort de là pour aller vers le musée de la Police de New York. Sur notre chemin on tombe sur un "village Disney" appelé Seaport: aucun intérêt.

Le musée de la Police a un charme désuet (sauf pour le dernier étage consacré au 11/09 assez bien fait) avec tout ses véhicules et ses uniformes de début de siècle... Moi, j'ai bien aimé, c'est rigolo on passe un moment assez tranquille (il faut bien le dire, ce musée n'attire pas les foules) à deux pas de l'agitation de Wall Street.

En plus une cellule et le fameux mur devant lequel on prend les malfrats en photo est à disposition des photographes amateurs. Évidemment G. est passé par les deux.

En sortant du musée, on fait un petit tour dans Wall Street juste derrière. Il fait beau mais le vent est glacial. On a froid alors on se réfugie dans un self sur Broadway où la nourriture se paye au poids (pour un self c'est un peu bizarre...). Comme d'hab l'établissement est tenu par des asiatiques et des latinos.

Vers 16h00 après une sieste bien méritée (oui oui) on se dirige vers le MOMA. Il est gratuit le vendredi de 16H00 à 20H00. LE meilleur musée de NYC et au_delà. Ni immense ni trop petit. Les étages sont à taille humaine.

Le 5ème et 4ème sont consacrés aux peintres contemporains. Un véritable spectacle pour les yeux. Et puis rien est intimidant... AAAh j'aimerais y être à nouveau....

Dès le début, comme pour nous charmer, on tombe sur 2 Hopper et puis c'est un vrai festival: Dali, Miro(beaucoup), Picasso, Matisse, Monet et son tryptique Nymphéa, tout simplement envoutant.... quelques Klimt, Rotckho .... On reconnait on est contents, on ne se sent pas incultes et ça c'est quand même assez incroyable!

Du Wharol, Pollock...

Un étage est consacré à la photo et aux différentes techniques utilisées jusqu'à nos jours.

Le musée en lui-même est agréable blanc, spacieux... On sort lessivés mais heureux.

C'est l'un de mes meilleurs souvenirs de New York.

G. : "Désolé chérie, le meilleur souvenir pour moi, c'était de voir que tu t'en prenais plein les yeux dès l'atterrissage. A côté de ça le Moma, ça va, ça vient..."

Bento Box et Soupe dans un Jap'/Chinois.

G. : "Toujours cette pression à la dernière bouchée: les serveurs débarrassent et collent l'addition. Habitué aux fastes parisiennes, avec café et dernier verre avant de repartir, cela m'a parfois stressé de devoir payer si vite et surtout ne pas trop faire attendre le serveur qui demande indirectement son gros pourboire."

dimanche 5 avril 2009

New York Day Four: Ou comment on a rien foutu pendant un après midi...

Petit déj' classique non loin de notre hôtel sur Lafayette St. Évidemment pour faire comme d'habitude on commande des pancakes et du bacon. Le lieu (qui a des faux airs du Double R) propose un menu sucré salé assez alléchant. On ne se fait pas prier.

Guillaume: Il fait gris et assez froid mais notre corps s'est vite habitué à ces gros-petits-déjeuners. On se réchauffe en se réveillant doucement autour du café. J'en profite pour sortir mon guide (ouh la honte, eh, touriste!) comme il n'y a pas grand monde. De mon sac je sors aussi mon appareil pour vous montrer ma casquette Bronx Bombers (autre nom des New York Yankees) achetée quelques jours plus tôt sur Broadway. Vu le temps et ma fatigue des longues ballades des jours précédents, je propose à ma douce un petit itinéraire rock n' roll dans le quartier.

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On décide de se promener dans le East Village pour commencer la matinée. Une promenade plutôt agréable dans ces rues qui regorgent de bon nombre de boutiques de drag queens, de vendeurs de disques et autres tatoueurs. Le seul hic c'est qu'à 9H30 ce petit monde est encore dans les bras de Morphée et les rideaux des boutiques sont donc encore baissées. Mais ce "petit détail" ne nous empêchera pas de refaire la photo de l'album Physical Graffiti de Led Zep'.

G.: La photo ci-dessous n'a rien à voir avec la pochette en question. C'est plutôt normal, on ne l'avait pas vu avant. Et pour le clip des Rolling Stones il me manquait des figurants. Bravo l'organisation ! Par contre oui, nous nous sommes mis à demi nus, on a bu des bières, on a chanté des classiques indies et on a sniffé de la coke en faisant des bras d'honneur aux passants. Vanessa s'est rasé la tête et piercé le corps entier, et moi je me suis laissé poussé les cheveux ce matin là. En fait non, j'ai juste pris la pause et on s'est barré.

Il était tôt le matin, peu de passants nous accompagnaient et on avait la singulière impression que les rues étaient "salement" fatiguées par les beuveries de la veille au soir. Un fumet de bière tiède flottait dans l'air. Le temps était plutôt gris ce matin là mais cela collait parfaitement à ce haut lieu du rock. London Calling à NYC.

Pour trancher de façon clair avec le East Village, au détour d'une rue, on se laisse entraîné par un tourbillon de sucreries. Une boutique de caramels, bonbons et chocolats qui ressemble véritablement à une caverne d'Ali Baba est posté là, on se sait pas trop bien comment et pourquoi.  Je pense qu'on a du rester un bon quart d'heure à regarder les mille et une possibilités pour nos caries et à voir ces gros blacks venir acheter leur sucette au détail. Au final, trop de choix tue le choix alors on est reparti bredouille: Faut pas déconner y'avait même pas de Bubblicious.

G.: Ils ont des PEZ géants. Et c'est horrible comme cliché mais quand j'ai vu les types rentrer, démarche "Me got uzi so what", je me suis dis qu'on allait rigoler un peu. Mais finalement ça s'est limité à l'achat hurlé de Jawbreakers et d'autres trucs étranges qui m'auraient pété les dents en un croc. Je ne sais pas si c'est normal mais comme l'indique Vaness', on a rien pris, à part quelques images en photo et vidéo. Tiens ça me fait penser tant que je vous parle de la vidéo... J'ai perdu mes rushes de NYC sur mon ordinateur, mais comme avant hier, alors que j'allais appuyer sur "format" de la mémoire de ma caméra, j'ai abandonné cette idée. Du coup, oui, j'ai -presque- tout récupéré. Et je crois même qu'on y voit ce magasin. Donc quand cette vidéo sortira, please, regardez-la en boucle et distribuez là à vos proches, sa diffusion sur le net ne devrait plus tarder...

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Tribeca et Soho feront suite à l'East Village. Promenades et lèche vitrine (et non pas shopping car les boutiques sont hors de prix) en perspective.

Pour narguer ma sœur chérie on s'aventure dans le fameux Apple Store le temps d'un cliché.

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On s'accorde une pause dans un bar irlandais qui fait l'angle jute en face de l'empire Mac. Lorsqu'on ressort c'est le déluge.

La neige, la pluie, la neige....

G.: Je suis allé "me laver les mains" aux WC de ce bar Irish très chic. Les murs étaient noirs de tags et graffitis (pas les tags sur le net, des "vrais"). Évidemment j'avais mon Posca sur moi. Le deuxième de l'année, mais au moins il y est !

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On passe donc l'après-midi, réfugiés dans la chaleur de la chambre d'hôtel.

Petite ballade sous la pluie pour G. qui ira chercher des vivres au Burger King le plus proche.

G.: Qu'il pleuve, qu'il vente, j'irai chercher pour moi et surtout pour ma douce des frites, un coca, et un double cheeseburger with bacon, si c'est chez BK.

Vers 20h00, G. brave le froid pour accomplir des trucs de mecs:

  1. Prendre une Guiness dans le QG des Soprano
  2. Se faire masser par une chinoise dans un sous-sol en plein Chinatown.

G.: Après le trip dinatoire cheeseburger au lit devant la TV à regarder les premiers mots du nouveau directeur de la CIA, je me sens d'attaque pour une ballade digestive pendant que Mlle s'endort confortablement à côté de moi. La petite pluie et le son des sirènes seront parfait pour me réveiller les sens, dehors.
A quelques pas de l'hôtel, je rentre dans le Mulberry Street Bar qui a servi de lieu de tournage pour le film Donnie Brasco (Johnny Depp) , Contract On Cherry Street (Sinatra), Men of Honor (Martin Sheen), Out of Darkness (Woody Allen, Madonna), Godfather III (Brando, Garcia), State of Grace (Sean Penn), Night and the City (DeNiro)  ou encore de pour les Soprano (S04e04, S05e04-06-12-13) et quelques scènes de Law and Order (episode Kingmaker). Bien évidemment ce jour là, à part ma caméra dans la poche comme d'hab', il n'y avait pas d'équipe de tournage ni de parrain qui n'attendait que moi et qui m'aurait sorti avec une voix grave et enfumée "je savais que tu viendrais mon petit". Je demande à la serveuse une Guiness'. Le genre de serveuse détestable qui vous demande ce que vous voulez consommer dix minutes après votre arrivée, le genre qui sert un verre 10 autres minutes après, et le genre qui laisse la guiness de son côté près de la pompe à bière sans vous la filer. Au bout de deux minutes à regarder ma Guiness' à 30cm de moi mais pas devant moi, je me sers comme chez moi même si j'ai peur qu'elle me flingue la main pour ça. Elle s'excuse, je la regarde genre "trop tard je t'emmerde avec tes excuses". Elle me prend 7 dollars, tout me paraît cher et mal servi. Je me casse, après avoir bien sur passé à tabac deux gorilles qui ne voulaient pas que je visite la salle d'armes à coté des chiottes, et après avoir sorti d'une cage de lion cachée sous des boites à pizza une magnifique italienne nymphomane enfermée depuis 2 semaines à qui j'ai offert ma force et mon courage d'homme. Bref je paye, je sors du bar en marmonnant "ton bar y pue" mais j'y reviendrai vérifier un jour.
Cela fait maintenant 4 jours que nous marchons comme des robots et que notre démarche ressemble de plus en plus à celle d'un alien escargot-crabe du texas (jambes arquées). Il pleut, c'est sombre, il n'y a pas grand monde à part quelques chinois pressés et de jolies filles qui vont et viennent. J'aperçois au loin des affichages lumineux en chinois. Ça y est j'ai trouvé ce que je vais faire, je vais arpenter les sous sol de Chinatown et me trouver une masseuse pour me dérouiller les jambes et le dos. J'espère rencontrer une vieille chinoise masseuse qui fait son taff sans chichi, à la manière de celle que j'aime voir régulièrement rue de la Jonquière à Paris, vers la rue Lantiez, contrairement aux fausses masseuses de la rue Legendre.
Je descends à même la rue des escaliers trempés vers une de ces portes étranges. Au bout d'un petit couloir au néon défoncé et clignotant, je tombe sur un panneau : fermé, voir telle rue tel numéro. En général quand on lit ça on en profite pour abandonner lâchement, mais cette fois je ne veux qu'une chose: ne pas me réveiller demain matin avec un corps non fonctionnel. Je cherche donc ce fameux salon de massage et redescends d'autres escaliers. Une pancarte sur la porte: Sonnez et entrer. Youpi, comme en France chez le médecin. Beaucoup de questions me viennent mais j'y vais, je sonne, je rentre et ...
A peine la porte ouverte je tombe en plein milieu d'un salon d'appartement avec une vieille chinoise allongée, un être étrange à coté qui doit être son mari, une jeune fille, une autre femme qui doit être sa maman, et son père, surement. La porte s'ouvre juste à coté de leur TV, du coup toute la famille vous matte bien lorsque vous entrez en osant couper le meilleur moment de leur film parce que vous ne parlez par chinois et que vous n'aviez pas compris en entendant la TV que la dernière phrase du héros était "Écoute bien, je vais te chuchoter qui est l'assassin". Bref, tout le monde se lève, sauf les anciens. Le père me sert la main et me demande de m'installer à côté. Je prends un couloir gris qui donne sur un petit dortoir aux lits séparés de rideaux en plastique opaque. Je vais tout au fond. La jeune fille me rejoint, me sourit et me demande le programme. Je lui montre une affiche et lui demande 50/50 pour 15min de massage de pied et 15min de massage du corps dont surtout le dos. Elle me sourit de nouvau, me demande d'enlever mes habits. Elle me regarde et se met à se déshabiller. Vu la façon de faire, je pensais qu'elle n'avait pas compris mes attentes très pures. Et puis j'étais crevé, non pas que l'idée de la fille qui ne parle pas votre langue ne pense qu'à votre plaisir masculin et par gestes vous fait comprendre qu'elle est prête à tout pour vous. Bon en fait elle s'est arrêté à son tshirt et a gardé son jean. Ouf ! ou plutôt mince ! Euh enfin bref je m'allonge et avec une serviette sur ma peau elle commence son job. J'ai trouvé ça gentillet par rapport à ce que me fait celle à Paris. J'ai vite changé d'avis lorsqu'elle a commencé à me brusquer le dos avec des dizaines de coups de poing. Je me suis senti violenté mais en serrant les dents ça passe très bien. J'imaginais la jeune chinoise déchainée et ça me plaisait assez de ne pas broncher d'un poil. Même si c'était le genre à coller son bassin contre votre crâne et vos coudes ou à pencher sa poitrine sur vos mollets, ses coups de poing ne m'ont pas donner envie de trop continuer. Mais les pieds avaient eux aussi besoin de tendresse asiatique.
Elle se passe une crème et commence à me triturer les pieds en toutes parts. Par moment elle me faisait si mal que je me demandais combien de temps j'allais tenir avant de lui mawashiriser ses joues. J'ai pu rester zen en me mordant parfois les lèvres. Le réveil oldschool sonne. Elle lève les yeux, me sourit, me demande si it was good d'un air espiègle, je me rhabille et repasse au salon. Même histoire, tout le monde se relève, sauf les anciens, et je me retrouve face à une femme que je n'avais pas vu avant le massage. Elle était grande, épaisse sans être grosse, baraquée, avec un sourire vicieux. Elle m'a fait penser à une de ces "boss" de fin de niveau dans les jeux vidéo de combat arcade comme Shadow Warriors ou Double Dragon. Je la paye 30$, je laisse 5$ de tip en mentionnant, for the tip. Elle regarde le tip, me regarde, sourit, regarde de nouveau le tip, là je me sens un pauvre type, elle éclate de rire en tenant le billet dans la main et en gueulant, the tip! Je prends une clope dans ma bouche, je me barre sans me retourner en levant la main. Direction le lit à l'hôtel, je rentre avec une démarche d'animal blessé. Ça y est j'ai pas du tout envie de rentrer à Paris.

mercredi 18 mars 2009

New York Day Three: Ou comment Brooklyn est devenu une bourgade tranquille.

Une journée très ensoleillée, une lumière magnifique idéale pour prendre quelques clichés.

Après un réveil très matinal on décide de profiter un peu de notre quartier. A 8hoo tout le monde est déjà debout à Chinatown. Les rues grouillent de monde, les étales des marchés proposent des produits que je n'ai jamais vus auparavant: des poissons tout bizarres, des fruits aux formes psychédéliques et des épices en veux-tu en voilà.

Tout cela dans une atmosphère très étrange pleine de méfiance et de suspicion. Les chinois sont loin d'être accueillants. C'est un fait. Dans les rues de Chinatown, on n'a pas peur pour sa survie (on est pas dans le Bronx) mais il y a un je ne sais quoi dans l'air qui fait que l'on a du mal à se sentir à l'aise. Les petites mémés qui remplissent leur caddie sont d'un sérieux assez déroutant et on a pas trop envie de se fritter avec elles.

Guillaume: Vraiment dépaysantes ces rues, pour peu que l'on s'y enfonce assez pour passer la frontière Little Italy / Chinatown et les avenues qui ne vendent qu'aux touristes des fausses Gucci. J'aime cette sensation que Vanessa et moi sommes parmi les seuls blancs à faire du slalom entre les porteurs de canards et les blanchisseurs qui semblent, pour certains, cacher quelque chose d'autre à blanchir. Les vitrines des restaurants commencent à être embuées des cuisines qui s'affairent déjà, en milieu de matinée. Ca aurait du nous couper l'appétit, mais l'appel du petit déjeuner est bien plus fort que le nem.

Mais tout cela ne m'empêche pas d'avoir envie de mes pancakes. Au coin d'une rue, une cafétéria qui ne paie pas de mine mais qui ravira nos estomacs. L'établissement est tenue par des chinoises et des latinos et c'est toujours assez comiques de voir ses deux communautés travailler ensemble.

Direction le pont de Brooklyn. A pied bien sûr. Inutile de vous dire qu'on s'est perdu, qu'on a fait une pause à un Dunkin' Donuts pour faire pipi et que j'ai fait une petite danse de la chapka sur un terrain de basket déserté.

G: Il est important de noter que nous avons pris l'habitude de nous perdre volontairement. Sans rire, lorsque l'on sait que le temps n'est pas compté, que notre destination est proche (pont de Brooklyn), il est plus agréable de bifurquer pour mieux découvrir de nouvelles aires. On s'est ainsi trouvé à marcher entre des immeubles bien glauques, dans un chemin entouré de grilles, qui donnaient sur le terrain de basket où Mlle nous a fait une petite danse, qui sera, je le promets, dans la vidéo que je vous prépare.

Malgré les touristes, la traversée du mythique pont de Brooklyn reste l'un des clichés que j'ai sans doute préféré.Les conditions météorologiques étaient optimales: du soleil et peu de vent ( parce qu'il faut le dire le côté windy de NYC, des fois t'en a plein la face ). On prend le temps de flâner, de régler les appareils photos, et d'admirer la Statue de la Liberté ( ridiculement petite encore une fois!).

G: Je sors mon reflex pour immortaliser en méga pixels ces structures impressionnantes: la batterie était restée dans le chargeur. CQFD: "et merde". Mais Vaness' nous sauve encore une fois la mise, et je sais que ma caméra a encore de l'autonomie électrique, et que de toute façon elle m'aurait tapé une crise de jalousie en m'éjectant la carte mémoire SDHC à la figure. Bref ...

Le pont est sur deux niveaux: en dessous pour les voitures, au dessus pour les piétons et les vélos. Ça permet aux piétons de ne pas se faire écraser pendant qu'ils prennent leurs photos (Ponte D.Luis à Porto si tu m'entends...) et d'éviter de respirer les pots d'échappement (pas bêtes les gringos).

Le plus impressionnant ce sont tous ces câblages....

Une fois arrivé à Brooklyn, tout est paisible, tranquille. Des entrepôts transformées en lofts au design ultra urbain tendance bobo, des galeries d'art et une promenade le long de l'eau. Tout cela sous l'omniprésence du pont.

Parfait. Des rues propres, un quartier remodelé avec goût, de la culture et pourtant... et pourtant il y a quelque chose d'étrange à se balader dans Dumbo. Il y a là aussi un petit côté Truman Show. Comme si tout était fait de carton pâte. D'ailleurs vous ne croiserez que très peu de monde et pour la plupart ce seront des touristes comme vous.

G.: Je me rappelais du Brooklyn avec des Bloods contre des Crips, des bagnoles remplis de gangs, de coups de feu dans la rue. Maintenant ce n'est pas Disney, cela reste authentique, mais c'est juste "secure". Et c'est tant mieux. Il y a d'autres coins pour se faire des shots d'adrénaline, on verra ça plus tard dans le Bronx.


La petite découverte, on la doit au Lonely Planet: la salle de boxe dans laquelle Jake LaMotta s'entraînait. On pensait se faire refouler et avoir l'air stupide en proposant un pourboire au vigile à l'entrée.On a toqué. Avec un grand sourire on a demandé si on pouvait rentrer pour prendre quelques clichés.

- "Where are you from?"

- Paris, France.

Pour réponse, un large sourire et un laisser passer. Des fois c'est aussi simple que ça.

G.: Par pudeur je n'ai que très peu filmé en ce lieu mythique qu'est le Gleason Gym, salle de boxe d'où viennent effectivement Muhammad Ali, Jake LaMotta et Sugar Ray, pour ne citer qu'eux.
Une salle à revoir dans Raging Bull de Martin Scorsese.

Après avoir suivi une promenade conseillée par le guide, on se perd un peu. Au début ce n'était pas intentionnel mais on va vite comprendre que notre flair légendaire ne nous fera pas défaut.

G.: Là c'est vrai, on s'est paumé, j'avoue, mais comme on dit ici, y pas de hasard.

Je repère Cranberry's, une épicerie avec des cupcakes si beaux que l'on croirait qu'ils sont juste là pour orner la devanture de l'épicerie.

G.: Et evidemment pas de WC à l'intérieur. J'ai bu environ 6 cafés small ( = 10 cafés large ici) et je commence à danser tout seul dans la rue. Damn! D'ailleurs ça tombe mieux, Vaness' hésite, on s'en va sans cupcake... enfin pour l'instant. Maligne !

On arrive près de la station Brooklyn Bridge et là commence mon étonnement. Tout est propre, ensoleillé, beau. Court Street, Montaigne Street, des petites rues où siègent des maisons dignes du Cosby Show.

On mange dans un bar irlandais où trône au balcon du premier les marionnettes des p'tits vieux du Muppet's Show.

Encore une fois tout est comme dans les films: Executive Men venant déjeuner au bar, discussion sur le dernier match.

G.: Terribles ces rues oui, c'est frais, y a du monde. Des étudiants, des familles, des vieux cinéma bien US. Ca donne faim tant de plénitude: je me cale un "saucisse/potatoes" qui me donne envie sur la carte, histoire de me dire que j'ai mangé normalement pour faire passer la Guiness. Je me retrouve avec 4 saucisses énormes, recouvertes de purée avec une sauce aux oignons. J'ai hésité à rajouter du ketchup pour faire genre "normal, j'ai commandé ça, ouais, so what?". Mon estomac a refusé le Heinz. Je mange. Je bois ma bière. Il me reste un oignon confit dans l'assiette, qui me regarde en ricanant. Je souris repus à Vanessa: Je remercie le Ciel d'avoir une copine parce qu'avec mon haleine je pense que je n'aurais rien pu approcher avant quelques heures. On ressort, je crois que je vais marcher un peu.

Pour la première fois (après être revenue exprès vers la station tout près des cupcakes) on prend le métro. Pas si facile de s'y repérer.

G.: Je ramène Vanessa vers les cupcakes. Sur le chemin, un type bourré nous sort "a latina with a white man, har har har."

Direction American Museum of Natural History. Évidemment après avoir vu Une nuit au Musée avec Ben Stiller nous avions envie de nous frotter un peu au T-Rex du hall du musée.

Bon à savoir - surtout si vous y allez pour le clin d'œil - tous les jours la dernière heure est gratuite.

Les new-yorkais on ici tout compris au sens du mot "ludique". Les scènes de la vie courante chez les sioux ou les hommes préhistoriques n'ont rien de ridicule. Bien sûr tout cela a un petit côté désuet mais rien à voir avec Le palais de la Découverte à Paris par exemple. C'est un vrai régal...

G.: Oui, même en une heure avant la fermeture, c'est chouette. Les gamins ont l'air heureux. Et me parle pas du musée de la découverte, où nous sommes retourné il y a quelques mois, et que c'était super glauque. Pour en revenir au sujet, ce musée est beau et bien fait, c'est un fait.

dimanche 15 mars 2009

New York Day Two: Ou comment confondre le MET avec le MOMA ...



Petit dej' à deux pas de la 6ème dans une cafétéria tenue, bien entendu, par des latinos. L'atmosphère y est paisible, il est 9hoo du matin et dans ce dinner les clients se font encore rares. Les yeux plus gros que le ventre je commande des pancakes et un muffin mais le serveur me fait vite comprendre que le muffin risque de faire un peu gros. Effectivement les 3 pancakes - dont je n'arriverai pas à bout - suffiront à combler mon estomac. G. prend des œufs brouillés avec du bacon ( une tradition s'instaure...) et un bagel.

Guillaume: Ambiance très zen dans ce café bien typique, dans le sens où il présentait tout ce que nous recherchions pour bien commencer la journée : boxes avec banquettes confortables, café à volonté, breakfast salé sucré pour se réveiller, et clientèle genre blues' men lunettes de soleil, détendus et affamés.




On marche, on flâne jusqu'à Central Park. Évidemment en plein mois de février on est loin de l'image de carte postale, de ce poumon vert en plein centre ville. C'est l'hiver et les arbres n'arborent même pas un petit bourgeon. Un lac gelé et une patinoire suffiront à rendre cette promenade agréable. On s'arrête devant cette patinoire plantée au milieu des arbres et sous le son d'une musique bien commerciale (Britney Spears est de retour) on admire le chaloupé de quelques patineurs slalomant entre une ribambelle de gamins.

G.: Connaissant Paris et ses parcs en hiver, Boulogne et son bois de novembre, ou pire, surtout pour Vaness', Saint-Cloud et son joli (en été) parc, je ne m'attendais pas à que nous enlevions nos habits au rythme de hippies fumant leur pot sur le gazon frais de Central', dans une ambiance ensoleillée de Hair. J'imaginais bien que cette deuxième journée, satanée "2ème" de chaque voyage, ne nous apporte pas autant que la précédente et que les suivantes. Bref, pas de déception, juste de l'impatience que le prévisible s'efface. Même la patinoire sonnait de travers, la musique, la queue des hot-dogs me faisaient surtout penser à Benny Hill à l'Américaine, un peu comme à Las Vegas dans un hôtel doré bien flippant dont je reparlerai suremment plus tard. Un conseil, si votre copine n'encaisse pas de marcher sur des feuilles mortes, c'est sûr, vous allez presque vous y engueuler. So romantique !




Avant notre départ imminent de Central Park des autochtones plutôt vifs et affamés (ils sont toujours affamés et à l'affût de la moindre miette tombante) nous offrent un ballet de toute beauté. On ne voit jamais qu'un seul squirrel, ils se déplacent toujours en bande.

G.: Seconds essais pour filmer ces squirrels en bande. Raté. C'est moche, on ne les aperçoit pas parmi les branches et feuilles mortes. Je ne le savais pas encore, mais je me rattraperai quelques jours plus tard dans le Bronx. To be continued en vidéo (en montage) et en récit dans quelques posts.




La 5ème avenue qui longe Central Park ressemble au XVI ème à Paris: des immeubles, un parc, mais rien sur des centaines de mètres. Rien, même décor: on a l'impression de faire du surplace. Mais au fond de cette avenue interminable se détache LE musée. Avant d'y rentrer on fait une petite pause afin de manger un bretzel. Mais attention vous ne pouvez pas vous asseoir sur les marches, des gardiens sont là pour vous rappeler gentiment à l'ordre.

G.: Bretzel chaud et bien moelleux, avec ou sans café, bonne alternative peu onéreuse pour ne pas reprendre un n-ième hot-dog. Il fait froid, je me les caille, j'ai pas envie de me faire un musée (j'ai essayé d'esquiver en lui proposant le zoo de Central mais sans succès). Par contre je lui ai promis que ça me faisait plaisir, donc je sers les dents et on y va.




Une fois dans le hall du musée on se dirige vers les caisses. 15$ l'entrée, mais après tout, ça faisait partie de la liste des choses à faire impérativement à NYC. Pas de tickets mais des espèces de badges/pin's rouges arborant un majestueux M symbole du musée.
C'est un peu le bazar dans le hall et à vrai dire si on est pas très honnête on peut faire l'économie du ticket d'entrée car il n'y a absolument aucun contrôle.
Avant le départ j'avais feuilleté un peu les recommandations du guide pour optimiser au maximum cette visite. On était donc décidé à commencer par le 6ème étage.
Première surprise: pas de 6ème étage. Ok...

G.: Je le sentais pas son musée. Pourtant c'était joli.

Très étrangement au rez-de-chaussé tout une partie est consacrée aux Égyptiens. Mais qu'est ce qu'ils font là?

G.: Cool des tombeaux ouverts, des momies, des hiéroglyphes bien conservés, une superbe salle très lumineuse avec d'autres ruines de temples, et une serre au papillon (évidemment c'était fermé ce jour là). Ca me fait du bien de voir ça, et de ne pas passer mon temps à trouver quelconque un Picasso. Ok ça dépend desquels, cf dans quelques posts, dans l'autre musée...

Aux étages quelques tableaux contemporains, mais où sont les Hopper, les Picasso? J'enrage intérieurement, rien ne se passe comme prévu. Et là, au détour d'un Corner Shop, je dois me rendre à l'évidence. On est vraiment trop cons.
Sur les mugs, les petits carnets, les stylos de la boutique, trois lettres me font sourire et grincer des dents à la fois: MET.
MET alors que j'attendais MOMA. On s'est tout simplement plantés de musée. Comment ? Je ne sais pas, sans doute dû à la similitude des noms: Museum of Modern Art, Metropolitan Museum of Art.

G.: On a bien sûr visité au passage la partie dédiée à la Grèce antique, le Moyen-Âge et d'autres parties de notre histoire, dans, encore une fois, de très belles salles, où chaque pièce est mise en valeur. Même les gamins sont interessés, le soleil se lève, les oiseaux nous appellent. Ok, bref on sort.

Fatigués et un dépités par notre connerie, on décide de prendre un taxi pour rentrer et glander un minimum.

Le soir venu, on se dit sans doute qu'un bon italien nous apportera la dose de réconfort après cette deuxième journée. Dans le Lonely Planet un seul resto conseillé dans Little Italy: Da Nico.
En deux mots: A éviter! Les pâtes sont réchauffées et chères.

G.: Habitués par quelques voyages en Italie à la crème des pâtes, dès que je rentre dans un restaurant italien je le met en situation de crash-test en commandant des vongole. Et là, je me suis dit, c'est pas cool. Vaness' avait pris pour rire des fettuccine Alfredo, et pareil, ça ressemblait à rien de bon, et cela avait le goût à son image. Il y avait même des gens qui se prenaient en photo dans le restaurant. On était fatigué, mais heureusement à une dizaine de feet de notre chambre d'hôtel. Une petite clope sur le toit de l'hôtel, et je rejoins Vanessa sous les draps.

Retour dodo

G.: ... Yes, dodo. J'avoue. Les vongole m'ont achevé. Je m'endors en rêvant des égyptiens :
Viens à moi, viens à moi, ma mère Isis.
Vois, j’ai eu des visions loin de toi en ta cité.
Me voici, mon fils Horus : révèle ce que tu as vu, afin que ces menaces éparses
dans tes rêves puissent disparaître, et le feu s’attaquer à celui qui t’effraie.