Récit de Voyage

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lundi 5 juillet 2010

TRASTEVERE MI AMORE

Après le Vatican, il était nécessaire de sortir des sentiers battus. Ça s'est fait tout seul: Une cantine, Hopper et World Press 2010

Il y a plu toute la journée du samedi. En permanence, sans cesse, non stop, sans pause. Sous un parapluie le champ de vision est considérablement réduit. Comme des âmes en peine nous avons traversé Rome de long en large en finissant par manger un Burger King à 15h00. Nous étions donc au bord de la dépression et puis on s'est rappelé d'un joli prospectus aperçu dans le hall de l'hôtel: Rétrospective Edward Hopper.

Guillaume : Le soucis avec la pluie c'est que les touristes se transforment en parapluies équipées de baleines dangereuses. On se croirait dans un jeu vidéo, à esquiver chaque attaque, sans parler de la vue qui s'en trouve bouchée. Et Vanessa qui ADORE la pluie (hem hem) était presque triste pour nous, car Rome c'était un joli cadeau qu'elle m'avait fait. Il y aura pu avoir d'autres points noirs, j'aurais de toute façon apprécié ce weekend en charmante compagnie et issu d'une belle intention. Merci Vanessa :)

Certes il a fallu faire la queue pendant trois quart d'heure (après tout nous étions à Rome) sous une pluie battante mais tout cela en valait la peine. Une reproduction grandeur nature du café de Nighthawks (la photo ne rend rien mais c'était sympa d'habiter les lieux l'espace d'un instant), des tableaux archi-connus et que nous adorons tout les deux. Bref une petite halte bien méritée.

G. : Oui très belle surprise que cette reproduction plutôt proche du tableau. J'ai été content qu'il n'y avait pas de mention de cette mise en scène sur le prospectus, l'agréable surprise est primordiale dans la Vie.


Après ça, on s'est dit que l'on allait pas s'arrêter en si bon chemin alors on a décidé de retourner dans Trastevere pour gouter une "cantine".

G. : Un lieu comme on aime, simple, à l'écart, avec que des locaux qui ont de la gueule. Un jour j'aurai peut-être le truc pour les mettre en confiance et sortir des portraits, pas évident. Certes à l'arrachée, voler un portrait est drôle car interdit, mais je préfère que leurs yeux me parlent.

Un menu sommaire, une vieille dame qui sert la pasta, du rosé en pichet, des plats bons et qui tiennent au corps. Le tout pour trois fois rien. C'était le paradis après cette journée sous la pluie!

Et puis, parce que cette journée avait très mal commencée et qu'elle s'est très bien finie on a profité de la Nuit des Musées pour se faire une expo photo de taille: World Press 2010 au Museo di Roma in Trastevere.... Je vous le dis ce quartier est magnifique!!

G. : Oui top ce quartier. Et l'expo gratuite avec les bobos, artistes et stagiaires italiennes était chouette. Le World Press a cette particularité d'avoir des thèmes diversifiés, qui font que tout reste concret, car chaque photo montre les réalités, belles mais parfois cruelles. Dans ce quartier Il y a pas mal de bars aussi, que nous n'avons pas essayé, trop fatigués de marcher depuis l'aube. Mais devant ces bars les italiennes qui commencent à être pompettes et les italiens qui s'échauffent étaient bien, chez eux quoi. Quelques rues plus tard, les anglais, allemands et français étaient déjà bien farcis d'alcool. On ne s'est pas attardé, direction le pont pour revenir. Là, des groupes d'italiens qui avaient l'air décidé dans leur marche. On les suit, on se retrouve au milieu des rires dans des ruelles anciennes, dans le noir complet pendant d'étranges minutes. Pas un lampadaire, juste une faible lumière issu de la ville, à quelques centaines de mètres.

dimanche 27 juin 2010

VATICANO


Il y a des incontournables à Rome. Il y a des choses que l'on ne peut pas rater. Il y a des lieux que l'on se doit de visiter.
C'est comme s'il existait un pacte tacite que le touriste se doit de signer avant d'entrer dans un lieu chargé d'histoire et où il est clairement stipulé qu'il visitera ABSOLUMENT tel ou tel monument, quartier ou église.
C'est comme ça que l'on s'est retrouvés parachutés au beau milieu de la Piazza San Pietro.

Guillaume : J'avoue m'être senti presque forcé de t'y emmener. Mais en même temps on m'a tant parlé de la Basilique, et surtout je DEVAIS voir la Chapelle Sixtine.



C'est un peu comme si un immense sentiment de culpabilité se serait abattu sur moi si je ne m'y étais pas rendue. Rajoutez à cela l'étonnement de mon entourage à notre retour: "Quuuuoia tu n'as pas été au Vatican?"... Oui j'ai été faible mais G. tenait vraiment à voir la Chapelle Sixtine et enfin de compte je suis contente d'y être allée rien que pour ça...

G. : Ha tu vois, malgré tout (oui lisez la suite, tout n'est pas aussi pur que les couleurs des plafonds de la Chapelle), tu sais qu'on a eu raison de se "forcer" à être patient.

Donc le Vatican : ses gardes...

G. : Quand je les ai vu je me suis rappelé les centaines de photos que j'ai pu voir à leur sujet sur le net entre autre, mais je n'ai pu m'empêcher de les shooter, juste pour les couleurs, et en guise de preuve aussi.



... ses touristes japonnais...







... une queue énorme alors on a laissé le dôme trôné sur la place et on est allés faire la queue un peu plus loin.

G. : Puis avec la faim, le stress du dilemne "on y va ? ca va pas nous plomber 2h au soleil ? ça te parle vraiment ? on s'en fout en fait non ? c'est la foi qui compte, pas l'acte devant les autres ? Finalement on mange une part de pizza sur un banc, que l'on a pu choisir après qu'un type devant la vitrine de pizzas au pepperoni ou au proscuitto demandait si c'était bien Halal. Pourquoi pas, mais en plus en français, ça la fout mal. Heureusement ce sentiment dure deux secondes,  à force de se déplacer, on oublie vite comme on sait qu'ailleurs on sera bien: on a cette capacité à trouver des bons plans je l'admets.






Le Musée de Vatican (qui abrite la Chapelle Sixtine) est terrifiant.

G. : J'ai pris la photo suivante à la sortie du musée. C'est la porte d'entrée, donc si elle est flippante, frappez pas, c'est fermé. Vous pourrez toujours regarder les photos dans votre guide au fast food touristique. Courage !




A l'intérieur c'est un peu Roissy: des escalators, un décoration aseptisée et des portiques de sécurité.
Une fois passés tous ces contrôles et vous être acquitté de 13 euros (L'Italie est l'un des rares pays où l"on paye pour les plages et les chapelles...) votre chemin est tout tracé: suivez les flèches pour la Chapelle.

G. : Je pense que tout le monde suit ces flêches. Surtout les groupes de 50 personnes, qui sont généralement en bande de 4 groupes. On marchait d'un pas rapide. Vanessa s'arrête sur un détail, je me retourne et là j'ai vraiment eu peur. Ces guides de troupes, armés de leur parapluie levé, qui arrivent vers vous dans leurs tenues de tshirt mouillé, la banane frontale bien remplie et les tongs, ça vaut bien les 300 spartiates. Au ralenti je me retourne vers Vanessa pour lui donner l'alerte. Pas de réponse, toujours au ralenti je regarde ces armées arriver: un groupe nous dépasse, Vanessa se retourne, mais c'est déjà trop tard. 3 groupes donc 150 personnes viennent de passer, et bouchent déjà les couloirs. On repart, et on fais la queue comme tout le monde.

Mais le Musée abrite de fabuleuses galeries, notamment une galerie de cartes impressionnante...



G. : Le positif dans le fait de stagner et de marcher finalement au ralenti, c'est de pouvoir prendre le temps de regarder partout, et c'est juste hallucinant, car chaque pièce sur les dizaines que l'on a traversé contient un plafond à 2,000,000,000 de Dollars. Et encore.










Mais il est IMPOSSIBLE de s'y arrêter car ces galeries sont de véritables autoroutes à touristes.Bien sûr vous pouvez tout de même faire une halte au corner shop (c'est dingue ce qu'ils sont modernes au Vatican) où le garde drague sans complexe la vendeuse. Scène de vie italienne.











Arrivés à la Chapelle vous avez envie de pleurer. Un monde fou et des gardes qui crient à tue-tête: "NO PHOTO, NO PHOTO"

Bref, on s'en va....

G. : Attends tout de même, c'était beau, de l'avoir au dessus de nous, les gens disparaissent presque, enfin quelques secondes. Bousculés sans arrêt, étouffés et énervés au fond, on s'en va.




dimanche 13 septembre 2009

New York Day Six : MOMA mon amour

Depuis le début, on savait qu'on allait y retourner: Retour aux sources dans le Deli tout près du Ground Zero. Les meilleurs pancakes (en 2ème position) avec des fraises et le tradi' pour G. (2 eggs / sausage / cheese). Comme le premier jour c'est un véritable show.

Guillaume : Effectivement c'était un retour obligatoire dans ce Deli qui nous avait tant plu le premier jour. Ca gueule toujours autant, les plats sont servis vite dans un chaos organisé et efficace, et il n'est pas rare de voir des sandwiches, rolls et autres bagels voler bien emballés dans de l'aluminium,  depuis les cuisines vers le caissier. On sent l'habitude et le goût pour le Baseball ! Retrouvez-ici le récit de ce "Day One"

Visite de la petite église qui a survécu au 11/09. Vue sur le Ground Zero et les grues qui s'affairent à tout reconstruire.

Visite du fameux Century 21: Mouais... On dirait le feu Mark & Spencer du boulevard Haussmann. J'ai pas trop le courage de chercher, le temps presse et il reste tellement à voir. Après un pack de chaussettes Timberland pour G. (wwwaouh l'affaire du siècle), on sort de là pour aller vers le musée de la Police de New York. Sur notre chemin on tombe sur un "village Disney" appelé Seaport: aucun intérêt.

Le musée de la Police a un charme désuet (sauf pour le dernier étage consacré au 11/09 assez bien fait) avec tout ses véhicules et ses uniformes de début de siècle... Moi, j'ai bien aimé, c'est rigolo on passe un moment assez tranquille (il faut bien le dire, ce musée n'attire pas les foules) à deux pas de l'agitation de Wall Street.

En plus une cellule et le fameux mur devant lequel on prend les malfrats en photo est à disposition des photographes amateurs. Évidemment G. est passé par les deux.

En sortant du musée, on fait un petit tour dans Wall Street juste derrière. Il fait beau mais le vent est glacial. On a froid alors on se réfugie dans un self sur Broadway où la nourriture se paye au poids (pour un self c'est un peu bizarre...). Comme d'hab l'établissement est tenu par des asiatiques et des latinos.

Vers 16h00 après une sieste bien méritée (oui oui) on se dirige vers le MOMA. Il est gratuit le vendredi de 16H00 à 20H00. LE meilleur musée de NYC et au_delà. Ni immense ni trop petit. Les étages sont à taille humaine.

Le 5ème et 4ème sont consacrés aux peintres contemporains. Un véritable spectacle pour les yeux. Et puis rien est intimidant... AAAh j'aimerais y être à nouveau....

Dès le début, comme pour nous charmer, on tombe sur 2 Hopper et puis c'est un vrai festival: Dali, Miro(beaucoup), Picasso, Matisse, Monet et son tryptique Nymphéa, tout simplement envoutant.... quelques Klimt, Rotckho .... On reconnait on est contents, on ne se sent pas incultes et ça c'est quand même assez incroyable!

Du Wharol, Pollock...

Un étage est consacré à la photo et aux différentes techniques utilisées jusqu'à nos jours.

Le musée en lui-même est agréable blanc, spacieux... On sort lessivés mais heureux.

C'est l'un de mes meilleurs souvenirs de New York.

G. : "Désolé chérie, le meilleur souvenir pour moi, c'était de voir que tu t'en prenais plein les yeux dès l'atterrissage. A côté de ça le Moma, ça va, ça vient..."

Bento Box et Soupe dans un Jap'/Chinois.

G. : "Toujours cette pression à la dernière bouchée: les serveurs débarrassent et collent l'addition. Habitué aux fastes parisiennes, avec café et dernier verre avant de repartir, cela m'a parfois stressé de devoir payer si vite et surtout ne pas trop faire attendre le serveur qui demande indirectement son gros pourboire."

mercredi 18 mars 2009

New York Day Three: Ou comment Brooklyn est devenu une bourgade tranquille.

Une journée très ensoleillée, une lumière magnifique idéale pour prendre quelques clichés.

Après un réveil très matinal on décide de profiter un peu de notre quartier. A 8hoo tout le monde est déjà debout à Chinatown. Les rues grouillent de monde, les étales des marchés proposent des produits que je n'ai jamais vus auparavant: des poissons tout bizarres, des fruits aux formes psychédéliques et des épices en veux-tu en voilà.

Tout cela dans une atmosphère très étrange pleine de méfiance et de suspicion. Les chinois sont loin d'être accueillants. C'est un fait. Dans les rues de Chinatown, on n'a pas peur pour sa survie (on est pas dans le Bronx) mais il y a un je ne sais quoi dans l'air qui fait que l'on a du mal à se sentir à l'aise. Les petites mémés qui remplissent leur caddie sont d'un sérieux assez déroutant et on a pas trop envie de se fritter avec elles.

Guillaume: Vraiment dépaysantes ces rues, pour peu que l'on s'y enfonce assez pour passer la frontière Little Italy / Chinatown et les avenues qui ne vendent qu'aux touristes des fausses Gucci. J'aime cette sensation que Vanessa et moi sommes parmi les seuls blancs à faire du slalom entre les porteurs de canards et les blanchisseurs qui semblent, pour certains, cacher quelque chose d'autre à blanchir. Les vitrines des restaurants commencent à être embuées des cuisines qui s'affairent déjà, en milieu de matinée. Ca aurait du nous couper l'appétit, mais l'appel du petit déjeuner est bien plus fort que le nem.

Mais tout cela ne m'empêche pas d'avoir envie de mes pancakes. Au coin d'une rue, une cafétéria qui ne paie pas de mine mais qui ravira nos estomacs. L'établissement est tenue par des chinoises et des latinos et c'est toujours assez comiques de voir ses deux communautés travailler ensemble.

Direction le pont de Brooklyn. A pied bien sûr. Inutile de vous dire qu'on s'est perdu, qu'on a fait une pause à un Dunkin' Donuts pour faire pipi et que j'ai fait une petite danse de la chapka sur un terrain de basket déserté.

G: Il est important de noter que nous avons pris l'habitude de nous perdre volontairement. Sans rire, lorsque l'on sait que le temps n'est pas compté, que notre destination est proche (pont de Brooklyn), il est plus agréable de bifurquer pour mieux découvrir de nouvelles aires. On s'est ainsi trouvé à marcher entre des immeubles bien glauques, dans un chemin entouré de grilles, qui donnaient sur le terrain de basket où Mlle nous a fait une petite danse, qui sera, je le promets, dans la vidéo que je vous prépare.

Malgré les touristes, la traversée du mythique pont de Brooklyn reste l'un des clichés que j'ai sans doute préféré.Les conditions météorologiques étaient optimales: du soleil et peu de vent ( parce qu'il faut le dire le côté windy de NYC, des fois t'en a plein la face ). On prend le temps de flâner, de régler les appareils photos, et d'admirer la Statue de la Liberté ( ridiculement petite encore une fois!).

G: Je sors mon reflex pour immortaliser en méga pixels ces structures impressionnantes: la batterie était restée dans le chargeur. CQFD: "et merde". Mais Vaness' nous sauve encore une fois la mise, et je sais que ma caméra a encore de l'autonomie électrique, et que de toute façon elle m'aurait tapé une crise de jalousie en m'éjectant la carte mémoire SDHC à la figure. Bref ...

Le pont est sur deux niveaux: en dessous pour les voitures, au dessus pour les piétons et les vélos. Ça permet aux piétons de ne pas se faire écraser pendant qu'ils prennent leurs photos (Ponte D.Luis à Porto si tu m'entends...) et d'éviter de respirer les pots d'échappement (pas bêtes les gringos).

Le plus impressionnant ce sont tous ces câblages....

Une fois arrivé à Brooklyn, tout est paisible, tranquille. Des entrepôts transformées en lofts au design ultra urbain tendance bobo, des galeries d'art et une promenade le long de l'eau. Tout cela sous l'omniprésence du pont.

Parfait. Des rues propres, un quartier remodelé avec goût, de la culture et pourtant... et pourtant il y a quelque chose d'étrange à se balader dans Dumbo. Il y a là aussi un petit côté Truman Show. Comme si tout était fait de carton pâte. D'ailleurs vous ne croiserez que très peu de monde et pour la plupart ce seront des touristes comme vous.

G.: Je me rappelais du Brooklyn avec des Bloods contre des Crips, des bagnoles remplis de gangs, de coups de feu dans la rue. Maintenant ce n'est pas Disney, cela reste authentique, mais c'est juste "secure". Et c'est tant mieux. Il y a d'autres coins pour se faire des shots d'adrénaline, on verra ça plus tard dans le Bronx.


La petite découverte, on la doit au Lonely Planet: la salle de boxe dans laquelle Jake LaMotta s'entraînait. On pensait se faire refouler et avoir l'air stupide en proposant un pourboire au vigile à l'entrée.On a toqué. Avec un grand sourire on a demandé si on pouvait rentrer pour prendre quelques clichés.

- "Where are you from?"

- Paris, France.

Pour réponse, un large sourire et un laisser passer. Des fois c'est aussi simple que ça.

G.: Par pudeur je n'ai que très peu filmé en ce lieu mythique qu'est le Gleason Gym, salle de boxe d'où viennent effectivement Muhammad Ali, Jake LaMotta et Sugar Ray, pour ne citer qu'eux.
Une salle à revoir dans Raging Bull de Martin Scorsese.

Après avoir suivi une promenade conseillée par le guide, on se perd un peu. Au début ce n'était pas intentionnel mais on va vite comprendre que notre flair légendaire ne nous fera pas défaut.

G.: Là c'est vrai, on s'est paumé, j'avoue, mais comme on dit ici, y pas de hasard.

Je repère Cranberry's, une épicerie avec des cupcakes si beaux que l'on croirait qu'ils sont juste là pour orner la devanture de l'épicerie.

G.: Et evidemment pas de WC à l'intérieur. J'ai bu environ 6 cafés small ( = 10 cafés large ici) et je commence à danser tout seul dans la rue. Damn! D'ailleurs ça tombe mieux, Vaness' hésite, on s'en va sans cupcake... enfin pour l'instant. Maligne !

On arrive près de la station Brooklyn Bridge et là commence mon étonnement. Tout est propre, ensoleillé, beau. Court Street, Montaigne Street, des petites rues où siègent des maisons dignes du Cosby Show.

On mange dans un bar irlandais où trône au balcon du premier les marionnettes des p'tits vieux du Muppet's Show.

Encore une fois tout est comme dans les films: Executive Men venant déjeuner au bar, discussion sur le dernier match.

G.: Terribles ces rues oui, c'est frais, y a du monde. Des étudiants, des familles, des vieux cinéma bien US. Ca donne faim tant de plénitude: je me cale un "saucisse/potatoes" qui me donne envie sur la carte, histoire de me dire que j'ai mangé normalement pour faire passer la Guiness. Je me retrouve avec 4 saucisses énormes, recouvertes de purée avec une sauce aux oignons. J'ai hésité à rajouter du ketchup pour faire genre "normal, j'ai commandé ça, ouais, so what?". Mon estomac a refusé le Heinz. Je mange. Je bois ma bière. Il me reste un oignon confit dans l'assiette, qui me regarde en ricanant. Je souris repus à Vanessa: Je remercie le Ciel d'avoir une copine parce qu'avec mon haleine je pense que je n'aurais rien pu approcher avant quelques heures. On ressort, je crois que je vais marcher un peu.

Pour la première fois (après être revenue exprès vers la station tout près des cupcakes) on prend le métro. Pas si facile de s'y repérer.

G.: Je ramène Vanessa vers les cupcakes. Sur le chemin, un type bourré nous sort "a latina with a white man, har har har."

Direction American Museum of Natural History. Évidemment après avoir vu Une nuit au Musée avec Ben Stiller nous avions envie de nous frotter un peu au T-Rex du hall du musée.

Bon à savoir - surtout si vous y allez pour le clin d'œil - tous les jours la dernière heure est gratuite.

Les new-yorkais on ici tout compris au sens du mot "ludique". Les scènes de la vie courante chez les sioux ou les hommes préhistoriques n'ont rien de ridicule. Bien sûr tout cela a un petit côté désuet mais rien à voir avec Le palais de la Découverte à Paris par exemple. C'est un vrai régal...

G.: Oui, même en une heure avant la fermeture, c'est chouette. Les gamins ont l'air heureux. Et me parle pas du musée de la découverte, où nous sommes retourné il y a quelques mois, et que c'était super glauque. Pour en revenir au sujet, ce musée est beau et bien fait, c'est un fait.

dimanche 15 mars 2009

New York Day Two: Ou comment confondre le MET avec le MOMA ...



Petit dej' à deux pas de la 6ème dans une cafétéria tenue, bien entendu, par des latinos. L'atmosphère y est paisible, il est 9hoo du matin et dans ce dinner les clients se font encore rares. Les yeux plus gros que le ventre je commande des pancakes et un muffin mais le serveur me fait vite comprendre que le muffin risque de faire un peu gros. Effectivement les 3 pancakes - dont je n'arriverai pas à bout - suffiront à combler mon estomac. G. prend des œufs brouillés avec du bacon ( une tradition s'instaure...) et un bagel.

Guillaume: Ambiance très zen dans ce café bien typique, dans le sens où il présentait tout ce que nous recherchions pour bien commencer la journée : boxes avec banquettes confortables, café à volonté, breakfast salé sucré pour se réveiller, et clientèle genre blues' men lunettes de soleil, détendus et affamés.




On marche, on flâne jusqu'à Central Park. Évidemment en plein mois de février on est loin de l'image de carte postale, de ce poumon vert en plein centre ville. C'est l'hiver et les arbres n'arborent même pas un petit bourgeon. Un lac gelé et une patinoire suffiront à rendre cette promenade agréable. On s'arrête devant cette patinoire plantée au milieu des arbres et sous le son d'une musique bien commerciale (Britney Spears est de retour) on admire le chaloupé de quelques patineurs slalomant entre une ribambelle de gamins.

G.: Connaissant Paris et ses parcs en hiver, Boulogne et son bois de novembre, ou pire, surtout pour Vaness', Saint-Cloud et son joli (en été) parc, je ne m'attendais pas à que nous enlevions nos habits au rythme de hippies fumant leur pot sur le gazon frais de Central', dans une ambiance ensoleillée de Hair. J'imaginais bien que cette deuxième journée, satanée "2ème" de chaque voyage, ne nous apporte pas autant que la précédente et que les suivantes. Bref, pas de déception, juste de l'impatience que le prévisible s'efface. Même la patinoire sonnait de travers, la musique, la queue des hot-dogs me faisaient surtout penser à Benny Hill à l'Américaine, un peu comme à Las Vegas dans un hôtel doré bien flippant dont je reparlerai suremment plus tard. Un conseil, si votre copine n'encaisse pas de marcher sur des feuilles mortes, c'est sûr, vous allez presque vous y engueuler. So romantique !




Avant notre départ imminent de Central Park des autochtones plutôt vifs et affamés (ils sont toujours affamés et à l'affût de la moindre miette tombante) nous offrent un ballet de toute beauté. On ne voit jamais qu'un seul squirrel, ils se déplacent toujours en bande.

G.: Seconds essais pour filmer ces squirrels en bande. Raté. C'est moche, on ne les aperçoit pas parmi les branches et feuilles mortes. Je ne le savais pas encore, mais je me rattraperai quelques jours plus tard dans le Bronx. To be continued en vidéo (en montage) et en récit dans quelques posts.




La 5ème avenue qui longe Central Park ressemble au XVI ème à Paris: des immeubles, un parc, mais rien sur des centaines de mètres. Rien, même décor: on a l'impression de faire du surplace. Mais au fond de cette avenue interminable se détache LE musée. Avant d'y rentrer on fait une petite pause afin de manger un bretzel. Mais attention vous ne pouvez pas vous asseoir sur les marches, des gardiens sont là pour vous rappeler gentiment à l'ordre.

G.: Bretzel chaud et bien moelleux, avec ou sans café, bonne alternative peu onéreuse pour ne pas reprendre un n-ième hot-dog. Il fait froid, je me les caille, j'ai pas envie de me faire un musée (j'ai essayé d'esquiver en lui proposant le zoo de Central mais sans succès). Par contre je lui ai promis que ça me faisait plaisir, donc je sers les dents et on y va.




Une fois dans le hall du musée on se dirige vers les caisses. 15$ l'entrée, mais après tout, ça faisait partie de la liste des choses à faire impérativement à NYC. Pas de tickets mais des espèces de badges/pin's rouges arborant un majestueux M symbole du musée.
C'est un peu le bazar dans le hall et à vrai dire si on est pas très honnête on peut faire l'économie du ticket d'entrée car il n'y a absolument aucun contrôle.
Avant le départ j'avais feuilleté un peu les recommandations du guide pour optimiser au maximum cette visite. On était donc décidé à commencer par le 6ème étage.
Première surprise: pas de 6ème étage. Ok...

G.: Je le sentais pas son musée. Pourtant c'était joli.

Très étrangement au rez-de-chaussé tout une partie est consacrée aux Égyptiens. Mais qu'est ce qu'ils font là?

G.: Cool des tombeaux ouverts, des momies, des hiéroglyphes bien conservés, une superbe salle très lumineuse avec d'autres ruines de temples, et une serre au papillon (évidemment c'était fermé ce jour là). Ca me fait du bien de voir ça, et de ne pas passer mon temps à trouver quelconque un Picasso. Ok ça dépend desquels, cf dans quelques posts, dans l'autre musée...

Aux étages quelques tableaux contemporains, mais où sont les Hopper, les Picasso? J'enrage intérieurement, rien ne se passe comme prévu. Et là, au détour d'un Corner Shop, je dois me rendre à l'évidence. On est vraiment trop cons.
Sur les mugs, les petits carnets, les stylos de la boutique, trois lettres me font sourire et grincer des dents à la fois: MET.
MET alors que j'attendais MOMA. On s'est tout simplement plantés de musée. Comment ? Je ne sais pas, sans doute dû à la similitude des noms: Museum of Modern Art, Metropolitan Museum of Art.

G.: On a bien sûr visité au passage la partie dédiée à la Grèce antique, le Moyen-Âge et d'autres parties de notre histoire, dans, encore une fois, de très belles salles, où chaque pièce est mise en valeur. Même les gamins sont interessés, le soleil se lève, les oiseaux nous appellent. Ok, bref on sort.

Fatigués et un dépités par notre connerie, on décide de prendre un taxi pour rentrer et glander un minimum.

Le soir venu, on se dit sans doute qu'un bon italien nous apportera la dose de réconfort après cette deuxième journée. Dans le Lonely Planet un seul resto conseillé dans Little Italy: Da Nico.
En deux mots: A éviter! Les pâtes sont réchauffées et chères.

G.: Habitués par quelques voyages en Italie à la crème des pâtes, dès que je rentre dans un restaurant italien je le met en situation de crash-test en commandant des vongole. Et là, je me suis dit, c'est pas cool. Vaness' avait pris pour rire des fettuccine Alfredo, et pareil, ça ressemblait à rien de bon, et cela avait le goût à son image. Il y avait même des gens qui se prenaient en photo dans le restaurant. On était fatigué, mais heureusement à une dizaine de feet de notre chambre d'hôtel. Une petite clope sur le toit de l'hôtel, et je rejoins Vanessa sous les draps.

Retour dodo

G.: ... Yes, dodo. J'avoue. Les vongole m'ont achevé. Je m'endors en rêvant des égyptiens :
Viens à moi, viens à moi, ma mère Isis.
Vois, j’ai eu des visions loin de toi en ta cité.
Me voici, mon fils Horus : révèle ce que tu as vu, afin que ces menaces éparses
dans tes rêves puissent disparaître, et le feu s’attaquer à celui qui t’effraie.