Récit de Voyage

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mercredi 23 septembre 2009

Yucatan Trailer disponible !!

Le trailer vidéo du documentaire Yucatan (Quintana Roo, Mexique) est disponible ici :

http://www.onickz.com/videos/yucatan-trailer.html


La vidéo est disponible sur une douzaine de sites listés sur onickz.com, vous y trouverez forcément votre bonheur que se soit en HD ou en moyenne qualité selon votre connection et processeur. Une vidéo de 2 minutes apaisante et presque mystique. On y aperçoit Vanessa de ce même site, en train de nager avec une tortue en apnée, et même en train de me faire des yeux doux avec son masque et ses bouteilles de plongée à 12 mètres de profondeur. On m'y aperçoit brièvement par deux fois, dont une scène montrant le phénomène d'hydrocline, qui survient lorsque l'eau claire des cenotes rencontre dans la mer l'eau salée. Un mélange de liquide très étrange et flou comme du gaz. Plus loin dans la vidéo, un iguane, Kukulkan et un requin baleine, qui vous donneront surement envie d'en voir plus et surtout d'aller là-bas au paradis mexicain.

Voici 4 captures d'écran de ce qui vous attend pendant ces trop courtes minutes !

dimanche 16 août 2009

Akumal - Mexico

Nous venons juste de revenir du Mexique sur la côte Caraïbes (Quintana Roo / Yucatan). Ravis et impatients de retourner dans un lieu si chaleureux et riche en découvertes. Une jolie photo panoramique d'Akumal entre Playa del Carmen et Tulum, pour vous faire patienter une fois encore. Cette photo a été prise il y a deux jours.


dimanche 2 août 2009

La Carte de l'Univers

Alors que nous ne pouvons à l'heure actuelle conter nos récits de voyage qu'à travers nos découvertes et expériences sur Terre, il est possible que nos fils raconteront les leur depuis l'espace en précisant les étoiles et planètes à visiter ou à ne pas visiter car trop dangereuses ou trop ... touristiques ! En attendant vous trouverez chers lecteurs et lectrices la carte de l'univers ci dessous. Un peu d'information et de rêve sur les surprises que nous réserve depuis l'éternité le cosmos hors de notre galaxie mère.

Source du document : National Geographic

jeudi 16 juillet 2009

De l'eau...

A 30°C le béton c'est pas ce qu'il y a de mieux pour se la couler douce... Un petit jet d'eau ou même un gros et voir la frénésie de tous ces enfants à l'idée de braver l'interdit: mouiller les vêtements.
Paris en été...

mardi 14 juillet 2009

Slovénie - Mise en bouche

Un aperçu pour vous faire patienter : j'ai retrouvé quelques photographies d'un déplacement en Slovénie pour un très chic festival du film fantastique où l'on m'avait invité. Cette photo a été prise depuis l'hôtel. J'avais l'impression d'être dans le Bal des Vampires. Miam.

lundi 13 juillet 2009

Galerie de photos de Budapest

Retrouvé dans mes archives quelques photos de Budapest. Elles datent de 2005. Je n'y suis hélas pas retourné depuis. Je me souviens à cette époque d'immeubles magnifiques mais en partie désaffectés et emmurés, avec parfois la tête timide d'une vieille femme qui avait du reprendre un appartement délabré, ou peut-être avait-elle eu le cran de faire face et de garder son appartement intact, dans son immeuble fantôme. Je me souviens aussi m'être fait molesté à la kalachnikov par un garde qui se ruait vers moins en courant et en gueulant, je me souviens des prostituées qui parlaient plus de langues que la plupart d'entre nous, je me souviens d'une jeune fille hongroise que j'avais rencontré sur le net quelques semaines avant d'y aller, je me souviens des bains mixtes de Szechenyi fabuleux, je me souviens du métro en bois, je me souviens des hauteurs de Budapest ou cette jeune fille m'avait emmené et ou j'avais vu en vrai ce que mes rêves m'avaient toujours caché au dernier moment. Je me souviens de ma petite larme discrète et masculine en voyant enfin cette chose que je loupais en me réveillant toujours au dernier moment. Youpi.

Lien pour les photographies : http://www.onickz.com/trips/budapest.htm

Budapest récit de voyage

Ciel du Soir Espoir

Un cliché de 2008 que j'avais pris à Biarritz un soir après une belle journée de bodysurfing, de plage et de ballade avec Vanessa.

G.

samedi 4 juillet 2009

Pour les amateurs de plongée sous-marine

Le site UDM (Underwater Photography Magazine) a mis en ligne sa dernière édition gratuite en format PDF qui contient pas moins de 76 pages consacrées à la plongée et à la prise de vue sous-marine (tests matériel, photos, astuces et expériences). 10 Mega de ressources qui rafraichissent, à lire à cette adresse : http://www.uwpmag.com/49c.html


jeudi 28 mai 2009

New York Day Five: Des Cupcakes au Bronx, il n'y a qu'un pas.

( Navré pour le délai de ce post ... Quelques contre temps )

Encore un réveil matinal.

Vanessa : Petit dej' plus sucré que d'habitude chez Oro sur Broome St. Je finis par un yaourt aux blueberries qui équivaut à 4 danones et un sachet d'amandes pilées...

Guillaume : Pour moi un deuxième café, une cuillerée du fameux yaourt, une clope et on est parti. Mes pieds vont mieux depuis le massage nocturne de la veille, mon dos aussi, mais mes mollets sont encore bien touchés.

Petite ballade qui se transforme en shopping: Forever 21 (attaque cardiaque pour moi: enfin un magasin qui n'existe pas en France, un tas de fringues à des prix décent), Brooklyn Industries et Urban Outfitters ( hors de prix à mon goût).

G: Brooklyn Industries me fait bien triper. Le logo presque discret d'un réservoir d'eau typique du paysage urban new-yorkais ne me dérange pas voire me plait. C'est assez cher mais j'y repasserai.

On se ballade sur Bleeker St où on mange un bagel et un hot dog tranquille. Le bagel évidemment c'est pour moi et depuis mon arrivée à NYC, un bagel avec du fromage blanc. C'était un peu devenu une idée fixe. Comme d'hab' les proportions sont XXL. La quantité de fromage blanc (type Philadelphia pour les spanish et  Saint Moret pour les p'tits français) est indécente: 500g de fromage coincé dans un bagel de 5cm de diamètre c'est beaucoup. Même chez toi, tout seul tu n'oserais pas mettre autant de fromage, du coup cette dégustation revêt un côté transgression des règles d'usage assez jubilatoire...

G: Pour moi un hotdog bien garni pour finir mon petit dej', c'est le minimum !

Greenwich Village est l'un des quartiers les plus agréables de NYC. Oui je dis ça, parce qu'il faisait beau, la lumière se reflétait sur les vitrines et du coup on avait le cœur léger.

Moins fleur bleue et beaucoup plus urbain branchouille, on se dirige à pied vers LE quartier à la mode: Meatpacking.

Chic et ultra moderne,ce quartier s'est construit sur les vieux entrepôts et les magasins de grossistes. Il est agréable de flâner dans Meatpacking car même si le bitume est ici légion, les immeubles n'ont pas la même taille qu'en centre ville. Tout paraît donc plus aéré, moins étouffant. 

G. : Une amie originaire de New York, Miss Eve, m'avait parlé pourtant d'un endroit étouffant, à la limite pire que les sous-sols des Halles à Paris le Samedi aprèsm'. Nous nous sommes aventuré dans cette galerie tout de même, et finalement cela a été plutôt agréable, on a du tomber à une bonne heure.

Dans un ancien entrepôt s'est installé un centre commercial dédiée aux repas express du midi. Eleni's une boutique de cupcakes incroyable (notez qu'il est formellement interdit de les prendre en photos...), en passant par un fast-food de homard pour revenir a un cupcake en forme de tête d'Elmo...

Bien évidemment je ne résiste pas à la tentation de me faire un cupcake, objet des plus délicates intentions puisqu'il vous est remis dans sa "box" pour éviter toute catastrophe.

G. : Même si j'ai du mal avec le sucré, je goutte le précieux cupcake mais je me sens pas assez girlie ou gourmand pour trop m'y attarder.

On quitte Meatpacking pour le complexe du Chelsea Pears. Impossible à décrire... Le long de l'Hudson River un "port" sportif: golf, baseball, gym... tout est possible si tu vas sur le bon dock. Comme d'hab' on rentre sans être invités, histoire de se frotter à ces êtres étranges qui aiment le sport.

On interroge un gardien de parking sur les camions de tournage qui bordent le Chelsea Pears. Il m'a pris vraiment pour une extraterrestre lorsque je lui ai fait comprendre que je ne connaissais pas la série Law and Order: "YOU DON'T KNOW THE TV SHOW, LAW AND ORDER?". A la deuxième fois j'ai dit oui pour qu'il ne me dénonce pas à la brigade des tv show has been...

G. : 'Faut dire qu'il avait un sacré accent le coquin. Dehors, aux abords des camions de régie, des jeunes mecs clope au bec et attitude "je bosse dans le fabuleux monde de la TV et vous êtes tous des merdes même si je suis stagiaire". Dommage pour le baseball indoor, je n'avais que mes Doc Marteen's. Et puis ce n'était pas aussi magique que je l'avais imaginé. On est à NY quand même ! Là on se croirait limite à Aquaboulevard lors de leurs tentatives de journées "Etats Zunis".

Sans aucune transition on prend le métro pour aller dans le Bronx... C'est loin. Une heure en métro. Par très rassurée, on arrive au milieu de nulle part. Je flippe ma mère. Le zoo est loin, on marche, sans trop savoir si on va dans la bonne direction mais en ayant trop peur de s'arrêter. Car oui madame, nous on va dans le Bronx pour voir des zanimaux...

G. : Comme mademoiselle Vaness' n'avait pas voulu voir le zoo de Central Park mais souhaitait me faire plaisir, nous n'avons pas trouvé mieux que le zoo du Bronx pour se décider à partir à 1h de métro dans les bas fonds du nord de New York alors que le soleil commençait à se coucher.

G. : Descente de la rame. Tout paraît normal  : on fait parti des seuls blancs, beaucoup de look hiphop bien large, casquette vissée. Je mets la mienne et pense que Vaness' aurait du mettre des vêtements plus larges. Un employé du métro nous indique le chemin le plus direct pour aller vers le Zoo. Je n'ai pas compris grand chose à part sa main levée dans la direction à prendre. J'ai compris par contre qu'il faut traverser un parc. Au loin, on en voit un avec des types qui se font une partie de base-ball. Au milieu, un étroit chemin de terre traverse entre les grilles des terrains improvisés, et passe sous un pont. J'ai jamais vraiment encaissé les chemins sous les ponts, lorsque je ne suis pas du coin. Après quelques minutes de marche on passe sous une sorte de périph' et on tombe sur un parking géant presque vide. Au loin, d'autres grilles. On doit y être. Heureusement, il commence à faire bien sombre...

On arrive sur le parking du zoo. Tout est désert. On interroge le gardien qui nous dit "hé les gars vous pouvez rentrer gratos parce qu'il vous reste seulement une heure pour faire la bise au grizzli".

Le zoo du Bronx c'est un gigantesque parc, avec un rivière et tout et tout. Mais à 17h00 en février, il n'y a plus grand monde et tout les gens que l'on croisait venaient en sens inverse (eux, se dirigeaient vers la sortie).

Bref, on prend la mauvaise entrée et puis on peine à trouver des animaux. Au final: un ours polaire qui a envie de rentrer au chaud, des canards et une oreille d'un léopard des neiges. Maigre butin pour une heure de tromé.

On sort et on se dit que quitte à être dans le Bronx autant aller jeter un coup d'oeil à ce quartier légendaire. On décide donc de se diriger vers le quartier italien. On demande: c'est loin. On prend un bus avec un chauffeur ultra sympa qui nous guide jusqu'à Arthur's Avenue. En fait le quartier italien ne se résume plus qu'à une rue avec quelques magasins (notamment une pâtisserie cafétéria comme on n'en fait qu'en Italie-Espagne-Portugal) et des restaurants italiens.

G. : C'est vrai qu'il était cool le chauffeur de bus. Surtout qu'on a bien hésité à demander notre chemin, à griller notre couverture, à affirmer par une question que l'on était touriste et paumé. Mais bon, l'aventure c'est ça aussi, comprendre qu'il faut assumer qui on est. On passe et repasse sous et à coté de chemins de fer. Les gens qui attendaient leur bus nous ont bien vu passer 4 fois mal à l'aise. Du coup on demande, on reçoit une hésitation, puis une éventuelle direction que l'on a suivi. Bingo. Ce gentil chauffeur nous indiquera même où descendre puis la direction à prendre à pied. Quelques minutes plus tard on se retrouve dans une grande rue couverte d'inscriptions en italien, entre autres. Le quartier qui se limite à une rue, ça déçoit un forcément un tout petit peu. Mais on imagine que ces immeubles glauques doivent être les logements d'italo-américains et donc on accepte l'appellation "quartier". On s'égare dans un magasin et une pâtisserie. Pas moyen de faire une pause pipi nulle part, relou. La nuit tombe bien, on décide de rentrer sur Manhattan. Je demande à un type dans la rue. Il hésite grave et d'une voix bien rauque me donne des directives. Un autre type intervient et nous indique le chemin opposé. Et merde. Ils parlementent. Le premier type confirme le second. Ouf. Bref on prend la direction indiquée, par super rassurés. Direction le métro. A perpète.

Pour rentrer on a flippé mère et père car le métro était extrêmement loin. On marche, on ose demander notre chemin, on marche: C'est le Bronx. Un grand Black, pantalon au ras des fesses, casquette et grosse doudoune MAIS conduisant une poussette nous aide à retrouver notre chemin. Inutile de dire qu'on est restés derrière lui le plus longtemps possible.

Lorsque notre escorte nous fait faux bond, il nous reste une rue à monter avant d'arriver au métro. Des looks de ouf, de la vrai kaillera. J'ai froid, j'ai peur. On retrouve la douceur du métro. On rentre.

G. : Cette rue avant le métro, c'était vraiment l'hallu'. Faut imaginer que je me suis dis, après avoir fini GTA I, II, III, VC et IV, que GTA c'est vraiment de la blagounette à côté. Que des groupes de ouf' en train de parler, négocier, dealer. Imaginez une bonne dizaine à gauche, à droite, devant, derrière. Et par le plus heureux des hasards, ces groupes se dispersent quasi en même temps. Vous vous retrouvez alors face à des hordes de types marchant bien nerveusement ci et là, et ce, dans votre direction. Là vous serrez les fesses. Et quand les marches du métro approchent, vous vous dites que c'est là que vous vous faites poignardé au dernier moment. Et bien que dalle. On monte, on s'assoit dans le métro. Et on se relaxe en pensant au bon diner qu'on va se faire, en amoureux aventuriers issus des quartiers pourtant chauds de Paris.

De cet fin d'aprèm dans le Bronx je n'aurais fait qu'une photo. Celle de l'entrée du zoo. Pour le reste je ne sortirai pas une seule fois mon appareil.

G. : Pareil, ma caméra est restée dans ma sacoche. Ca craint, et je m'en veux pour le montage. Je pensais avoir les balls. J'en ai vu d'autres. Tu parles ... !

On rentre. Crévés.. mais satisfaits!

dimanche 5 avril 2009

New York Day Four: Ou comment on a rien foutu pendant un après midi...

Petit déj' classique non loin de notre hôtel sur Lafayette St. Évidemment pour faire comme d'habitude on commande des pancakes et du bacon. Le lieu (qui a des faux airs du Double R) propose un menu sucré salé assez alléchant. On ne se fait pas prier.

Guillaume: Il fait gris et assez froid mais notre corps s'est vite habitué à ces gros-petits-déjeuners. On se réchauffe en se réveillant doucement autour du café. J'en profite pour sortir mon guide (ouh la honte, eh, touriste!) comme il n'y a pas grand monde. De mon sac je sors aussi mon appareil pour vous montrer ma casquette Bronx Bombers (autre nom des New York Yankees) achetée quelques jours plus tôt sur Broadway. Vu le temps et ma fatigue des longues ballades des jours précédents, je propose à ma douce un petit itinéraire rock n' roll dans le quartier.

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On décide de se promener dans le East Village pour commencer la matinée. Une promenade plutôt agréable dans ces rues qui regorgent de bon nombre de boutiques de drag queens, de vendeurs de disques et autres tatoueurs. Le seul hic c'est qu'à 9H30 ce petit monde est encore dans les bras de Morphée et les rideaux des boutiques sont donc encore baissées. Mais ce "petit détail" ne nous empêchera pas de refaire la photo de l'album Physical Graffiti de Led Zep'.

G.: La photo ci-dessous n'a rien à voir avec la pochette en question. C'est plutôt normal, on ne l'avait pas vu avant. Et pour le clip des Rolling Stones il me manquait des figurants. Bravo l'organisation ! Par contre oui, nous nous sommes mis à demi nus, on a bu des bières, on a chanté des classiques indies et on a sniffé de la coke en faisant des bras d'honneur aux passants. Vanessa s'est rasé la tête et piercé le corps entier, et moi je me suis laissé poussé les cheveux ce matin là. En fait non, j'ai juste pris la pause et on s'est barré.

Il était tôt le matin, peu de passants nous accompagnaient et on avait la singulière impression que les rues étaient "salement" fatiguées par les beuveries de la veille au soir. Un fumet de bière tiède flottait dans l'air. Le temps était plutôt gris ce matin là mais cela collait parfaitement à ce haut lieu du rock. London Calling à NYC.

Pour trancher de façon clair avec le East Village, au détour d'une rue, on se laisse entraîné par un tourbillon de sucreries. Une boutique de caramels, bonbons et chocolats qui ressemble véritablement à une caverne d'Ali Baba est posté là, on se sait pas trop bien comment et pourquoi.  Je pense qu'on a du rester un bon quart d'heure à regarder les mille et une possibilités pour nos caries et à voir ces gros blacks venir acheter leur sucette au détail. Au final, trop de choix tue le choix alors on est reparti bredouille: Faut pas déconner y'avait même pas de Bubblicious.

G.: Ils ont des PEZ géants. Et c'est horrible comme cliché mais quand j'ai vu les types rentrer, démarche "Me got uzi so what", je me suis dis qu'on allait rigoler un peu. Mais finalement ça s'est limité à l'achat hurlé de Jawbreakers et d'autres trucs étranges qui m'auraient pété les dents en un croc. Je ne sais pas si c'est normal mais comme l'indique Vaness', on a rien pris, à part quelques images en photo et vidéo. Tiens ça me fait penser tant que je vous parle de la vidéo... J'ai perdu mes rushes de NYC sur mon ordinateur, mais comme avant hier, alors que j'allais appuyer sur "format" de la mémoire de ma caméra, j'ai abandonné cette idée. Du coup, oui, j'ai -presque- tout récupéré. Et je crois même qu'on y voit ce magasin. Donc quand cette vidéo sortira, please, regardez-la en boucle et distribuez là à vos proches, sa diffusion sur le net ne devrait plus tarder...

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Tribeca et Soho feront suite à l'East Village. Promenades et lèche vitrine (et non pas shopping car les boutiques sont hors de prix) en perspective.

Pour narguer ma sœur chérie on s'aventure dans le fameux Apple Store le temps d'un cliché.

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On s'accorde une pause dans un bar irlandais qui fait l'angle jute en face de l'empire Mac. Lorsqu'on ressort c'est le déluge.

La neige, la pluie, la neige....

G.: Je suis allé "me laver les mains" aux WC de ce bar Irish très chic. Les murs étaient noirs de tags et graffitis (pas les tags sur le net, des "vrais"). Évidemment j'avais mon Posca sur moi. Le deuxième de l'année, mais au moins il y est !

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On passe donc l'après-midi, réfugiés dans la chaleur de la chambre d'hôtel.

Petite ballade sous la pluie pour G. qui ira chercher des vivres au Burger King le plus proche.

G.: Qu'il pleuve, qu'il vente, j'irai chercher pour moi et surtout pour ma douce des frites, un coca, et un double cheeseburger with bacon, si c'est chez BK.

Vers 20h00, G. brave le froid pour accomplir des trucs de mecs:

  1. Prendre une Guiness dans le QG des Soprano
  2. Se faire masser par une chinoise dans un sous-sol en plein Chinatown.

G.: Après le trip dinatoire cheeseburger au lit devant la TV à regarder les premiers mots du nouveau directeur de la CIA, je me sens d'attaque pour une ballade digestive pendant que Mlle s'endort confortablement à côté de moi. La petite pluie et le son des sirènes seront parfait pour me réveiller les sens, dehors.
A quelques pas de l'hôtel, je rentre dans le Mulberry Street Bar qui a servi de lieu de tournage pour le film Donnie Brasco (Johnny Depp) , Contract On Cherry Street (Sinatra), Men of Honor (Martin Sheen), Out of Darkness (Woody Allen, Madonna), Godfather III (Brando, Garcia), State of Grace (Sean Penn), Night and the City (DeNiro)  ou encore de pour les Soprano (S04e04, S05e04-06-12-13) et quelques scènes de Law and Order (episode Kingmaker). Bien évidemment ce jour là, à part ma caméra dans la poche comme d'hab', il n'y avait pas d'équipe de tournage ni de parrain qui n'attendait que moi et qui m'aurait sorti avec une voix grave et enfumée "je savais que tu viendrais mon petit". Je demande à la serveuse une Guiness'. Le genre de serveuse détestable qui vous demande ce que vous voulez consommer dix minutes après votre arrivée, le genre qui sert un verre 10 autres minutes après, et le genre qui laisse la guiness de son côté près de la pompe à bière sans vous la filer. Au bout de deux minutes à regarder ma Guiness' à 30cm de moi mais pas devant moi, je me sers comme chez moi même si j'ai peur qu'elle me flingue la main pour ça. Elle s'excuse, je la regarde genre "trop tard je t'emmerde avec tes excuses". Elle me prend 7 dollars, tout me paraît cher et mal servi. Je me casse, après avoir bien sur passé à tabac deux gorilles qui ne voulaient pas que je visite la salle d'armes à coté des chiottes, et après avoir sorti d'une cage de lion cachée sous des boites à pizza une magnifique italienne nymphomane enfermée depuis 2 semaines à qui j'ai offert ma force et mon courage d'homme. Bref je paye, je sors du bar en marmonnant "ton bar y pue" mais j'y reviendrai vérifier un jour.
Cela fait maintenant 4 jours que nous marchons comme des robots et que notre démarche ressemble de plus en plus à celle d'un alien escargot-crabe du texas (jambes arquées). Il pleut, c'est sombre, il n'y a pas grand monde à part quelques chinois pressés et de jolies filles qui vont et viennent. J'aperçois au loin des affichages lumineux en chinois. Ça y est j'ai trouvé ce que je vais faire, je vais arpenter les sous sol de Chinatown et me trouver une masseuse pour me dérouiller les jambes et le dos. J'espère rencontrer une vieille chinoise masseuse qui fait son taff sans chichi, à la manière de celle que j'aime voir régulièrement rue de la Jonquière à Paris, vers la rue Lantiez, contrairement aux fausses masseuses de la rue Legendre.
Je descends à même la rue des escaliers trempés vers une de ces portes étranges. Au bout d'un petit couloir au néon défoncé et clignotant, je tombe sur un panneau : fermé, voir telle rue tel numéro. En général quand on lit ça on en profite pour abandonner lâchement, mais cette fois je ne veux qu'une chose: ne pas me réveiller demain matin avec un corps non fonctionnel. Je cherche donc ce fameux salon de massage et redescends d'autres escaliers. Une pancarte sur la porte: Sonnez et entrer. Youpi, comme en France chez le médecin. Beaucoup de questions me viennent mais j'y vais, je sonne, je rentre et ...
A peine la porte ouverte je tombe en plein milieu d'un salon d'appartement avec une vieille chinoise allongée, un être étrange à coté qui doit être son mari, une jeune fille, une autre femme qui doit être sa maman, et son père, surement. La porte s'ouvre juste à coté de leur TV, du coup toute la famille vous matte bien lorsque vous entrez en osant couper le meilleur moment de leur film parce que vous ne parlez par chinois et que vous n'aviez pas compris en entendant la TV que la dernière phrase du héros était "Écoute bien, je vais te chuchoter qui est l'assassin". Bref, tout le monde se lève, sauf les anciens. Le père me sert la main et me demande de m'installer à côté. Je prends un couloir gris qui donne sur un petit dortoir aux lits séparés de rideaux en plastique opaque. Je vais tout au fond. La jeune fille me rejoint, me sourit et me demande le programme. Je lui montre une affiche et lui demande 50/50 pour 15min de massage de pied et 15min de massage du corps dont surtout le dos. Elle me sourit de nouvau, me demande d'enlever mes habits. Elle me regarde et se met à se déshabiller. Vu la façon de faire, je pensais qu'elle n'avait pas compris mes attentes très pures. Et puis j'étais crevé, non pas que l'idée de la fille qui ne parle pas votre langue ne pense qu'à votre plaisir masculin et par gestes vous fait comprendre qu'elle est prête à tout pour vous. Bon en fait elle s'est arrêté à son tshirt et a gardé son jean. Ouf ! ou plutôt mince ! Euh enfin bref je m'allonge et avec une serviette sur ma peau elle commence son job. J'ai trouvé ça gentillet par rapport à ce que me fait celle à Paris. J'ai vite changé d'avis lorsqu'elle a commencé à me brusquer le dos avec des dizaines de coups de poing. Je me suis senti violenté mais en serrant les dents ça passe très bien. J'imaginais la jeune chinoise déchainée et ça me plaisait assez de ne pas broncher d'un poil. Même si c'était le genre à coller son bassin contre votre crâne et vos coudes ou à pencher sa poitrine sur vos mollets, ses coups de poing ne m'ont pas donner envie de trop continuer. Mais les pieds avaient eux aussi besoin de tendresse asiatique.
Elle se passe une crème et commence à me triturer les pieds en toutes parts. Par moment elle me faisait si mal que je me demandais combien de temps j'allais tenir avant de lui mawashiriser ses joues. J'ai pu rester zen en me mordant parfois les lèvres. Le réveil oldschool sonne. Elle lève les yeux, me sourit, me demande si it was good d'un air espiègle, je me rhabille et repasse au salon. Même histoire, tout le monde se relève, sauf les anciens, et je me retrouve face à une femme que je n'avais pas vu avant le massage. Elle était grande, épaisse sans être grosse, baraquée, avec un sourire vicieux. Elle m'a fait penser à une de ces "boss" de fin de niveau dans les jeux vidéo de combat arcade comme Shadow Warriors ou Double Dragon. Je la paye 30$, je laisse 5$ de tip en mentionnant, for the tip. Elle regarde le tip, me regarde, sourit, regarde de nouveau le tip, là je me sens un pauvre type, elle éclate de rire en tenant le billet dans la main et en gueulant, the tip! Je prends une clope dans ma bouche, je me barre sans me retourner en levant la main. Direction le lit à l'hôtel, je rentre avec une démarche d'animal blessé. Ça y est j'ai pas du tout envie de rentrer à Paris.

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