Il y a des incontournables à Rome. Il y a des choses que l'on ne peut pas rater. Il y a des lieux que l'on se doit de visiter.
C'est comme s'il existait un pacte tacite que le touriste se doit de signer avant d'entrer dans un lieu chargé d'histoire et où il est clairement stipulé qu'il visitera ABSOLUMENT tel ou tel monument, quartier ou église.
C'est comme ça que l'on s'est retrouvés parachutés au beau milieu de la Piazza San Pietro.

Guillaume : J'avoue m'être senti presque forcé de t'y emmener. Mais en même temps on m'a tant parlé de la Basilique, et surtout je DEVAIS voir la Chapelle Sixtine.



C'est un peu comme si un immense sentiment de culpabilité se serait abattu sur moi si je ne m'y étais pas rendue. Rajoutez à cela l'étonnement de mon entourage à notre retour: "Quuuuoia tu n'as pas été au Vatican?"... Oui j'ai été faible mais G. tenait vraiment à voir la Chapelle Sixtine et enfin de compte je suis contente d'y être allée rien que pour ça...

G. : Ha tu vois, malgré tout (oui lisez la suite, tout n'est pas aussi pur que les couleurs des plafonds de la Chapelle), tu sais qu'on a eu raison de se "forcer" à être patient.

Donc le Vatican : ses gardes...

G. : Quand je les ai vu je me suis rappelé les centaines de photos que j'ai pu voir à leur sujet sur le net entre autre, mais je n'ai pu m'empêcher de les shooter, juste pour les couleurs, et en guise de preuve aussi.



... ses touristes japonnais...







... une queue énorme alors on a laissé le dôme trôné sur la place et on est allés faire la queue un peu plus loin.

G. : Puis avec la faim, le stress du dilemne "on y va ? ca va pas nous plomber 2h au soleil ? ça te parle vraiment ? on s'en fout en fait non ? c'est la foi qui compte, pas l'acte devant les autres ? Finalement on mange une part de pizza sur un banc, que l'on a pu choisir après qu'un type devant la vitrine de pizzas au pepperoni ou au proscuitto demandait si c'était bien Halal. Pourquoi pas, mais en plus en français, ça la fout mal. Heureusement ce sentiment dure deux secondes,  à force de se déplacer, on oublie vite comme on sait qu'ailleurs on sera bien: on a cette capacité à trouver des bons plans je l'admets.






Le Musée de Vatican (qui abrite la Chapelle Sixtine) est terrifiant.

G. : J'ai pris la photo suivante à la sortie du musée. C'est la porte d'entrée, donc si elle est flippante, frappez pas, c'est fermé. Vous pourrez toujours regarder les photos dans votre guide au fast food touristique. Courage !




A l'intérieur c'est un peu Roissy: des escalators, un décoration aseptisée et des portiques de sécurité.
Une fois passés tous ces contrôles et vous être acquitté de 13 euros (L'Italie est l'un des rares pays où l"on paye pour les plages et les chapelles...) votre chemin est tout tracé: suivez les flèches pour la Chapelle.

G. : Je pense que tout le monde suit ces flêches. Surtout les groupes de 50 personnes, qui sont généralement en bande de 4 groupes. On marchait d'un pas rapide. Vanessa s'arrête sur un détail, je me retourne et là j'ai vraiment eu peur. Ces guides de troupes, armés de leur parapluie levé, qui arrivent vers vous dans leurs tenues de tshirt mouillé, la banane frontale bien remplie et les tongs, ça vaut bien les 300 spartiates. Au ralenti je me retourne vers Vanessa pour lui donner l'alerte. Pas de réponse, toujours au ralenti je regarde ces armées arriver: un groupe nous dépasse, Vanessa se retourne, mais c'est déjà trop tard. 3 groupes donc 150 personnes viennent de passer, et bouchent déjà les couloirs. On repart, et on fais la queue comme tout le monde.

Mais le Musée abrite de fabuleuses galeries, notamment une galerie de cartes impressionnante...



G. : Le positif dans le fait de stagner et de marcher finalement au ralenti, c'est de pouvoir prendre le temps de regarder partout, et c'est juste hallucinant, car chaque pièce sur les dizaines que l'on a traversé contient un plafond à 2,000,000,000 de Dollars. Et encore.










Mais il est IMPOSSIBLE de s'y arrêter car ces galeries sont de véritables autoroutes à touristes.Bien sûr vous pouvez tout de même faire une halte au corner shop (c'est dingue ce qu'ils sont modernes au Vatican) où le garde drague sans complexe la vendeuse. Scène de vie italienne.











Arrivés à la Chapelle vous avez envie de pleurer. Un monde fou et des gardes qui crient à tue-tête: "NO PHOTO, NO PHOTO"

Bref, on s'en va....

G. : Attends tout de même, c'était beau, de l'avoir au dessus de nous, les gens disparaissent presque, enfin quelques secondes. Bousculés sans arrêt, étouffés et énervés au fond, on s'en va.