Récit de Voyage

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mercredi 4 décembre 2013

USA: De San Francisco au Parc de Yosemite

San Francisco est une ville fabuleuse. Véritable icône de l'Amérique touristique, attractive, et moderne, elle est la troisième ville la plus visitée des États-Unis, et est culturellement et historiquement si riche qu'il serait trop long de faire l'inventaire des choses intéressantes à y voir. Mais je ne vais bouder mon plaisir à citer à titre d'exemples l'incontournable Golden Gate Bridge, l'ancienne prison d'Alcatraz, les fameuses maisons victoriennes, ou encore Chinatown. Mais ce qu'il y a également d'extraordinaire à San Francisco, c'est que non loin de cette ville se trouvent des lieux exceptionnels, comme le parc national de Yosemite. Il pourrait être regrettable de passer du temps à San Francisco sans prendre le temps d'aller explorer ce majestueux parc de 3000km². C'est pourquoi j'ai décidé qu'un matin, je louerai une voiture de location, afin d'effectuer le trajet entre San Francisco et Yosemite.

Je me lève donc à l'aube et me rend à l'aéroport en taxi, où je loue un véhicule de location pour une semaine. Parti aux alentours de 8h du matin, j'ai commencé par longer la chaîne côtière californienne, qui est magnifique, avec ses récifs imposants et sa belle vue sur l'Océan Pacifique. Une telle vision matinale vous procure une très agréable sensation, celle qui vous dit que vous avez bien fait de vous lever, et que vous allez passer une sacrée journée car les belles choses ne font que commencer. Cela se confirme rapidement lorsque je traverse une partie de la vallée centrale, au moment où je quitte la côte pour m'enfoncer dans les terres en direction du parc. De magnifiques terres d'agriculture s'étendent alors à perte de vue, la faune et la flore sont riches et très bien préservées, et il n'y a pas de grande agglomération à traverser sur mon trajet, ce qui me permet de rouler en toute tranquillité au cours de la matinée, tout en régalant mes yeux et en me préparant progressivement pour ce que je vais voir cet après-midi et ces prochains jours.

C'est finalement vers midi que j'arrive au niveau de Yosemite, après environ 4 heures de route. A ce moment-là, je me dis que le système de location de voiture du San Francisco Airport est vraiment intéressant, car on peut se déplacer en toute liberté, et se retrouver rapidement dans des endroits totalement dépaysants par rapport aux grandes agglomérations. J'arrive finalement au niveau de la Big Oak Flat Entrance, et m'arrête pour souffler un peu et manger un bout entre deux arbres. Un sentiment jubilatoire de liberté s'empare alors de moi, j'ai marché une vingtaine de minutes avant de m'asseoir, et déjà je ne vois plus les contours du parc, qui s'étend à perte de vue. L'air est agréable, et il y a tellement de choses à voir qu'on pourrait y passer des mois entiers sans avoir tout vu ; le Yosemite National Park est trois fois plus grand que l'Île-de-France ! Ayant loué mon véhicule pour une semaine, j'ai passé 5 nuits à Yosemite, et 5 fabuleuses journées à parcourir cette étendue aussi immense que variée.

J'ai pu y observer les impressionnantes forêts de sequoias, arbres si imposants qu'ils fascinent autant qu'ils vous font prendre conscience de notre petitesse. J'ai également eu l'occasion de traverser une vallée glaciaire, il est vraiment unique de pouvoir traverser un espace avec une telle différence de relief dans une si petite distance. J'ai aussi admiré pendant de longues minutes les Yosemite Falls, ces colossales chutes d'eau, qui sont magnifiques à regarder pendant une belle journée ensoleillée. Je n'ai malheureusement pas pu m'approcher du Mirror Lake, ce petit lac qui, par les photos que j'ai pu en voir, m'a toujours semblé être un véritable coin de paradis. Il y a tant de choses que j'ai vu, ou ressenti, et qu'il m'est difficile de décrire (ou qu'il ne serait pas forcément intéressant de lire), il y a également pleins d'endroits de ce gigantesque parc national que je n'ai pas pu voir, mais ce n'est que partie remise, car lorsqu'on quitte le Yosemite, la seule envie qu'on a est d'y retourner le plus vite possible. La location de voiture est en tout cas très pratique pour ce genre de trip, elle vous octroie une grande liberté de déplacement et d'organisation, et la location est très utile pour les touristes français comme moi, pour qui il est impossible d'amener sa propre voiture à l'autre bout du monde.

lundi 25 mars 2013

Secret Service

Washington White House

Comme chaque matin je shoot. Parano moi ? Surement ! Ce type a du me prendre en photo (vidéo?) sous toutes les coutures depuis le premier jour. Lire plus ici

mardi 19 mars 2013

USA: Washington DC

De retour de quelques jours à Washington DC aux Etats Unis, mais aussi à Baltimore et Wilmington dans le Delaware. Le temps de classer quelques informations, recueils et photographies et je suis à vous pour quelques récits de voyage. See you soon !

mardi 19 février 2013

USA: Boardwalk Empire en tournage à NYC

C'était en Juin 2009, lors de ma trop courte visite de quelques jours à New York, après Philadelphie et avant Atlantic City, que j'ai pu, avant d'aller marcher sur le mythique Boardwalk, voir un tournage de la série TV Boardwalk Empire. Sur la photographie ci-dessous vous ne verrez que des figurants, mais l'ambiance y est !

vendredi 23 mars 2012

USA: La Gare de Philadelphie

Dans la gare de Philadelphie, cet ange que je rêve de regarder depuis l'enfance, comme Samuel le petit Amish dans Witness. Je découvre alors que c'est, encore une fois, l'Archange Saint Michel. Un Archange auquel je reste attaché par éducation et que je croise plus que je ne l'espère lors de mes voyages tel mon prochain, en Ukraine. Je passerai en dessous de l'Arche de Saint-Michel avant d'aller visiter Pripyat, ville abandonnée à quelques kilomètres de Tchernobyl. Qu'il nous protège !

lundi 4 juillet 2011

USA Roadtrip - Jour 1 - Philadelphie

Aujourd'hui 4 juillet, grande fête de la signature de la Déclaration d'Indépendance aux USA à Philadelphie, est un bon jour pour vous balancer mon récit de voyage du Jour 1 de ce roadtrip accompagné de mon frère Xavier, entre Philadelphie, New York, Atlantic City et Wilmington.

En "bon" freelance, lorsque mon grand frère, Xavier donc, que j’appellerai X' dans ces récits, m'a proposé de me joindre à lui pour notre premier voyage en tête à tête, j'ai évidemment pensé que "non, je risque d'avoir un autre film proposé, ça tombe toujours quand je pars en voyage". Mais finalement ravisé, je me suis dit qu'à l'aube (révolue) de mes 33 ans il fallait que je loue le Seigneur pour cette opportunité de le suivre dans ce périple, dont le point de départ fut Philly, dont son nom vient du grec philèin, aimer et adelphos, frère. C'est beau non ? Merci encore X'-o-bro' ...

Donc je pars de mes quartiers parisiens en taxi en rêvant de ces nouvelles aventures qui nous attendent. Je connaissais déjà New York et d'autres villes aux USA mais Philly et Atlantic City m'intriguaient. Avant de partir je finissais de revoir quelques "classiques" qui se passent dans ces environs, tels Witness, Snake Eyes, Rocky, Eraserhead, Twelve Monkeys, Sixth Sense, et Philadelphia. J'imaginais déjà Philadelphie comme une ville "safe" mais plein d'anciens bâtiments abandonnés, mélangés à du classique (quartiers historiques) et modernes dans le centre. Je ne m'étais pas trompé... Ce n'était pas seulement des intuitions shamaniques ou des déductions politiques, mais plutôt une constatation grâce à Google Earth et la fonction Google Street surtout, où j'aime passer en revue les rues glauques et les quartiers haut de gamme que j'affectionne autant. Bref j'étais déjà tout excité à l'idée de sortir de la torpeur parisienne et des regards insistants de ses habitants. Dans l'épisode de New York je m'attarderai sur ma théorie des ondes françaises et américaines, qui nous poussent en sens opposés, vers le fauteuil et la rêflexion, ou vers l'extérieur et l'aventure. Buy a life !


Wow, long le récit du taxi, je vais accélérer à mesure que notre avion nous emmène, X' et moi, au dessus de l'Océan Atlantique. Les côtes nord-américaines approchant, on ne nous sert plus de salade de pâtes et de camembert mais une part de pizza, un fromage inodore et incolore, et une glace. Mieux pour les douaniers n'est-ce pas ? Vous noterez à droite ma clope électronique avec batterie "gros fumeur" qui m'a aidé à rester zen en n'importe quelle circonstance. A propos de douanes et de zen: X' m'a proposé de m'inscrire dans l'aéroport au programme Parafes qui est une grosse tuerie pour ceux qui ne sont pas hors la loi (notez les jeux de mots). Inscription grâce à mon passeport et à un flic sympa en cinq minutes chrono. Description officielle :"Inscrit au programme PARAFES, le passager peut dès lors franchir rapidement la frontière, au départ comme à l’arrivée. Il se présente à l’entrée des sas automatiques, situés à côté des comptoirs de contrôle manuel de la police aux frontières. Dans un premier temps, il introduit son passeport dans une borne à l’entrée du sas. Après lecture des données et vérification simultanée de l’inscription, la porte du sas s’ouvre automatiquement.Le passager pénètre alors dans le sas et pose son doigt sur un capteur.Le contrôle biométrique est effectué. Si l’authentification est positive, la porte de sortie du sas s’ouvre."
Très pratique surtout au retour quand on est pressé de retrouver son lit pour quelques heures, sans attendre sans fin dans la queue à la douane.

Dans l'avion après ma glace, ma "vieille" voisine de gauche se réveille enfin et entame la discussion (So US...). Elle me dit travailler aux urgences de Philly et me questionne sur ma venue (FBI on t'a grillé). Interessé par la rue Fletcher Street (revenez au prochain épisode), rue dans le ghetto nord de Philly où, d'après ce que j'avais compris, beaucoup de types élèvent des chevaux et trainent en bandes montées, je lui demande si elle connait cet endroit. Et là je fais une bourde: En France on peut dire blanc, noir, arabe, chinois, japonais, tchèque et gascon pour décrire quelqu'un. Donc par le lieu ou il habite ou habitait, ou par sa couleur de peau. Il m'est arrivé dans Paris qu'un monsieur très chic me dise "dites qu'il est noir cet homme, comme moi quoi, ce sera plus simple pour me rappeler de qui vous parlez". Bref un noir, un black, à Paris c'est courant. Et ça sonne bien surtout quand ça vient d'amis qui ne sont pas roses pâles maladifs comme moi. Doooonc j'insiste auprès de cette dame qui ne voyait pas l'endroit en lui précisant "where some black guys are riding horses". Et là grand blanc (ha-ha). Je m'attendais à ce que tout l'avion se retourne sur moi et que le pilote "african american" m'enferme dans la soute. Navré. Je m'en rappelerai. En plus cet "african american" aurait pu venir d'un pays pas du tout african mais bon...


On arrive à Philly en plein après-midi sous un soleil bien bouillant comme on aime. X' loue une voiture toute option, on quitte l'aéroport direction l'hôtel avec un petit tour en ville le temps de s'y retrouver et de comprendre leur système de parkings déserts.



Les valises posées, complètement crevés, on se motive pour aller profiter à pied de l'après-midi. A quelques mètres de l'hôtel, un grand (grand!) marché ou parmi les exposants, des amishes vendent leur produits locaux. A un coin de rue, nous nous laissons tenter par un plaisir que nous ne nous offrons jamais : un tour de la ville en bus à l'impériale, histoire de voir quelques trucs avant de tomber de fatigue, sans trop se fatiguer. En attendant l'arrivée du bus, un black me propose de me cirer mes Doc'. Je refuse et bien évidemment il se lance dans une improvisation de hiphop local assez impressionant, et s'en va vers d'autres touristes (damn! ce mot touriste! damn!). J'en profite pour aller m'acheter un hotdog et un redbull. Nous montons dans le bus, on se retrouve à l'air libre, avec très peu de monde, les yeux plissés sous le trop plein de lumière de ce cher soleil, et on se laisse porter. On a failli mourir décapité à plusieurs reprises par les branches d'arbres. Faites gaffe sérieusement, ce serait dommage de finir comme Ned Stark.

On tombe sur une statue de Jeanne d'Arc (personnage qu'un certain Lepen a complètement rendu antipathique à mes yeux). Je vous invite à lire un texte reproduit intitulé "Un air de Paris à Philadelphie" sur ce côté européen qu'à Philadelphie à ce lien : http://www.france-amerique.com/articles/2008/12/09/un-air-de-paris-a-philadelphie.html
Cela m'évite de m'étaler sur les façades "parisiennes" du Benjamin Franklin Parkway. De même en photographies présentées ici, vous ne trouverez pas l'intégralité des bâtiment importants de Philly. Libre à vous de rechercher tout ça sur le net ou en bibliothèque.


Philadelphie propose de nombreux parcs ou l'on se retrouve en famille et entre potes pour jouer au baseball, courir et discuter "à la cool".


Ci-dessous, le musée d'art de Philadelphie.



Et quelques autres bâtiments qui ont de la gueule, que je vous laisse regarder le temps de ma pause café. (Rappel: vous pouvez cliquer sur les photographies pour les agrandir et passer de l'une à l'autre avec les touches de votre clavier).




"Mais Où Est Charlie?" version drapeau.




Le City Hall se reflête ce soir.


Au hasard des rues, des bâtiments reconvertis subsistent au milieu des hauts buildings.


Pine Street, qui donne envie d'y emménager.


Le soleil se couche alors que le bus finit son tour. Nous avons encore notre tête (on se demande comment...), et nos yeux se ferment doucement. Nous nous échappons pour aller diner.


A côté d'un "diner" bien américain, trois hommes habillés en ghostbusters se promènent. Le Comic Con de Philadelphie se profile... Dans une rue "arty", on croise des groupes de musique tout droit sortis de films, tant ils étaient relax et non chalant, avec pour souvent une seule guitare comme instrument et deux chants. Partout chaque groupe (les tatoués, les musiciens, les hippies, les preppies, les burlesques) tentent, en souriant, de vendre leurs créations dans et au dehors des galeries qui jalonnent la rue. Dans un magasin de frippe nous commençons à faire des affaires. Nous nous redirigeons vers le centre de Philadelphie pour manger un hamburger dans un restaurant excellent. Sur le passage, je suis toujours aussi étonné de croiser des immeubles anciens sortis d'une ère industrielle pré-moderne tel celui ci-dessous:


Au restaurant, nous prenons une tasse de clam chowder et l'un des meilleurs hamburgers à mon sens. Une fois les aliments du burger empilés, j'obtenais un pre-burger qui une fois "pressé" m'a explosé en bouche. Le bacon croustillant m'est resté en tête pendant 3 jours durant. Awesome. Le lieu relativement sombre mais très agréable est propice à bien des scenarii de films.


Nous rentrons nous coucher à l'hôtel. Entre la digestion et le jet lag, mes jambes me portent à l'aventure. Je m'embarque à chercher l'accès au toit de l'hôtel et me fait un petit trip dans les escaliers et le dernier étage inhabité mais entretenu.


Hélàs pas d'accès au toit pour cette fois-ci. Je m'aventure donc dans les couloirs vides de l'étage "oublié" et rêve/cauchemarde de tomber sur les jumelles de Shining.


Cherchant la lumière dans cet étage, j'écarte des rideaux et tombe sur le bâtiment que je regardais sur Google Street. En bas de l'immeuble squatté, à gauche de la station essence, notez le dessin psyché sur le mur propre à Philadelphie. A droite de la photographie, coupé sur le bord, le début des rails où déambule le type de Eraserhead.

Le soleil se couche et assombrit les couloirs. Quelques lueurs persistent, au loin.


Le quaker William Penn semble me faire signe, du haut de son City Hall, de tirer le rideau pour ce soir.


To be continued ...


samedi 18 juin 2011

USA Roadtrip - à suivre

Une photo de Philadelphie en attendant la finalisation d'écriture de mon voyage à Philadelphie, New York et Atlantic City au début de ce mois de Juin 2011.

lundi 29 novembre 2010

Gros orage dans le Montana

Télécharger la photo en 1600x1200 ici

Lors de mon premier voyage aux USA, Je suis allé campé dans le Montana, j'y ai vu des coyotes dont un qui "hurlait" devant la lune en haut d'un mont, comme dans un film, j'y ai croisé de belles filles des campagnes sous des tipis en pleine prairie, mais je n'avais pas rencontré ce genre d'orage.

dimanche 13 septembre 2009

New York Day Six : MOMA mon amour

Depuis le début, on savait qu'on allait y retourner: Retour aux sources dans le Deli tout près du Ground Zero. Les meilleurs pancakes (en 2ème position) avec des fraises et le tradi' pour G. (2 eggs / sausage / cheese). Comme le premier jour c'est un véritable show.

Guillaume : Effectivement c'était un retour obligatoire dans ce Deli qui nous avait tant plu le premier jour. Ca gueule toujours autant, les plats sont servis vite dans un chaos organisé et efficace, et il n'est pas rare de voir des sandwiches, rolls et autres bagels voler bien emballés dans de l'aluminium,  depuis les cuisines vers le caissier. On sent l'habitude et le goût pour le Baseball ! Retrouvez-ici le récit de ce "Day One"

Visite de la petite église qui a survécu au 11/09. Vue sur le Ground Zero et les grues qui s'affairent à tout reconstruire.

Visite du fameux Century 21: Mouais... On dirait le feu Mark & Spencer du boulevard Haussmann. J'ai pas trop le courage de chercher, le temps presse et il reste tellement à voir. Après un pack de chaussettes Timberland pour G. (wwwaouh l'affaire du siècle), on sort de là pour aller vers le musée de la Police de New York. Sur notre chemin on tombe sur un "village Disney" appelé Seaport: aucun intérêt.

Le musée de la Police a un charme désuet (sauf pour le dernier étage consacré au 11/09 assez bien fait) avec tout ses véhicules et ses uniformes de début de siècle... Moi, j'ai bien aimé, c'est rigolo on passe un moment assez tranquille (il faut bien le dire, ce musée n'attire pas les foules) à deux pas de l'agitation de Wall Street.

En plus une cellule et le fameux mur devant lequel on prend les malfrats en photo est à disposition des photographes amateurs. Évidemment G. est passé par les deux.

En sortant du musée, on fait un petit tour dans Wall Street juste derrière. Il fait beau mais le vent est glacial. On a froid alors on se réfugie dans un self sur Broadway où la nourriture se paye au poids (pour un self c'est un peu bizarre...). Comme d'hab l'établissement est tenu par des asiatiques et des latinos.

Vers 16h00 après une sieste bien méritée (oui oui) on se dirige vers le MOMA. Il est gratuit le vendredi de 16H00 à 20H00. LE meilleur musée de NYC et au_delà. Ni immense ni trop petit. Les étages sont à taille humaine.

Le 5ème et 4ème sont consacrés aux peintres contemporains. Un véritable spectacle pour les yeux. Et puis rien est intimidant... AAAh j'aimerais y être à nouveau....

Dès le début, comme pour nous charmer, on tombe sur 2 Hopper et puis c'est un vrai festival: Dali, Miro(beaucoup), Picasso, Matisse, Monet et son tryptique Nymphéa, tout simplement envoutant.... quelques Klimt, Rotckho .... On reconnait on est contents, on ne se sent pas incultes et ça c'est quand même assez incroyable!

Du Wharol, Pollock...

Un étage est consacré à la photo et aux différentes techniques utilisées jusqu'à nos jours.

Le musée en lui-même est agréable blanc, spacieux... On sort lessivés mais heureux.

C'est l'un de mes meilleurs souvenirs de New York.

G. : "Désolé chérie, le meilleur souvenir pour moi, c'était de voir que tu t'en prenais plein les yeux dès l'atterrissage. A côté de ça le Moma, ça va, ça vient..."

Bento Box et Soupe dans un Jap'/Chinois.

G. : "Toujours cette pression à la dernière bouchée: les serveurs débarrassent et collent l'addition. Habitué aux fastes parisiennes, avec café et dernier verre avant de repartir, cela m'a parfois stressé de devoir payer si vite et surtout ne pas trop faire attendre le serveur qui demande indirectement son gros pourboire."

jeudi 28 mai 2009

New York Day Five: Des Cupcakes au Bronx, il n'y a qu'un pas.

( Navré pour le délai de ce post ... Quelques contre temps )

Encore un réveil matinal.

Vanessa : Petit dej' plus sucré que d'habitude chez Oro sur Broome St. Je finis par un yaourt aux blueberries qui équivaut à 4 danones et un sachet d'amandes pilées...

Guillaume : Pour moi un deuxième café, une cuillerée du fameux yaourt, une clope et on est parti. Mes pieds vont mieux depuis le massage nocturne de la veille, mon dos aussi, mais mes mollets sont encore bien touchés.

Petite ballade qui se transforme en shopping: Forever 21 (attaque cardiaque pour moi: enfin un magasin qui n'existe pas en France, un tas de fringues à des prix décent), Brooklyn Industries et Urban Outfitters ( hors de prix à mon goût).

G: Brooklyn Industries me fait bien triper. Le logo presque discret d'un réservoir d'eau typique du paysage urban new-yorkais ne me dérange pas voire me plait. C'est assez cher mais j'y repasserai.

On se ballade sur Bleeker St où on mange un bagel et un hot dog tranquille. Le bagel évidemment c'est pour moi et depuis mon arrivée à NYC, un bagel avec du fromage blanc. C'était un peu devenu une idée fixe. Comme d'hab' les proportions sont XXL. La quantité de fromage blanc (type Philadelphia pour les spanish et  Saint Moret pour les p'tits français) est indécente: 500g de fromage coincé dans un bagel de 5cm de diamètre c'est beaucoup. Même chez toi, tout seul tu n'oserais pas mettre autant de fromage, du coup cette dégustation revêt un côté transgression des règles d'usage assez jubilatoire...

G: Pour moi un hotdog bien garni pour finir mon petit dej', c'est le minimum !

Greenwich Village est l'un des quartiers les plus agréables de NYC. Oui je dis ça, parce qu'il faisait beau, la lumière se reflétait sur les vitrines et du coup on avait le cœur léger.

Moins fleur bleue et beaucoup plus urbain branchouille, on se dirige à pied vers LE quartier à la mode: Meatpacking.

Chic et ultra moderne,ce quartier s'est construit sur les vieux entrepôts et les magasins de grossistes. Il est agréable de flâner dans Meatpacking car même si le bitume est ici légion, les immeubles n'ont pas la même taille qu'en centre ville. Tout paraît donc plus aéré, moins étouffant. 

G. : Une amie originaire de New York, Miss Eve, m'avait parlé pourtant d'un endroit étouffant, à la limite pire que les sous-sols des Halles à Paris le Samedi aprèsm'. Nous nous sommes aventuré dans cette galerie tout de même, et finalement cela a été plutôt agréable, on a du tomber à une bonne heure.

Dans un ancien entrepôt s'est installé un centre commercial dédiée aux repas express du midi. Eleni's une boutique de cupcakes incroyable (notez qu'il est formellement interdit de les prendre en photos...), en passant par un fast-food de homard pour revenir a un cupcake en forme de tête d'Elmo...

Bien évidemment je ne résiste pas à la tentation de me faire un cupcake, objet des plus délicates intentions puisqu'il vous est remis dans sa "box" pour éviter toute catastrophe.

G. : Même si j'ai du mal avec le sucré, je goutte le précieux cupcake mais je me sens pas assez girlie ou gourmand pour trop m'y attarder.

On quitte Meatpacking pour le complexe du Chelsea Pears. Impossible à décrire... Le long de l'Hudson River un "port" sportif: golf, baseball, gym... tout est possible si tu vas sur le bon dock. Comme d'hab' on rentre sans être invités, histoire de se frotter à ces êtres étranges qui aiment le sport.

On interroge un gardien de parking sur les camions de tournage qui bordent le Chelsea Pears. Il m'a pris vraiment pour une extraterrestre lorsque je lui ai fait comprendre que je ne connaissais pas la série Law and Order: "YOU DON'T KNOW THE TV SHOW, LAW AND ORDER?". A la deuxième fois j'ai dit oui pour qu'il ne me dénonce pas à la brigade des tv show has been...

G. : 'Faut dire qu'il avait un sacré accent le coquin. Dehors, aux abords des camions de régie, des jeunes mecs clope au bec et attitude "je bosse dans le fabuleux monde de la TV et vous êtes tous des merdes même si je suis stagiaire". Dommage pour le baseball indoor, je n'avais que mes Doc Marteen's. Et puis ce n'était pas aussi magique que je l'avais imaginé. On est à NY quand même ! Là on se croirait limite à Aquaboulevard lors de leurs tentatives de journées "Etats Zunis".

Sans aucune transition on prend le métro pour aller dans le Bronx... C'est loin. Une heure en métro. Par très rassurée, on arrive au milieu de nulle part. Je flippe ma mère. Le zoo est loin, on marche, sans trop savoir si on va dans la bonne direction mais en ayant trop peur de s'arrêter. Car oui madame, nous on va dans le Bronx pour voir des zanimaux...

G. : Comme mademoiselle Vaness' n'avait pas voulu voir le zoo de Central Park mais souhaitait me faire plaisir, nous n'avons pas trouvé mieux que le zoo du Bronx pour se décider à partir à 1h de métro dans les bas fonds du nord de New York alors que le soleil commençait à se coucher.

G. : Descente de la rame. Tout paraît normal  : on fait parti des seuls blancs, beaucoup de look hiphop bien large, casquette vissée. Je mets la mienne et pense que Vaness' aurait du mettre des vêtements plus larges. Un employé du métro nous indique le chemin le plus direct pour aller vers le Zoo. Je n'ai pas compris grand chose à part sa main levée dans la direction à prendre. J'ai compris par contre qu'il faut traverser un parc. Au loin, on en voit un avec des types qui se font une partie de base-ball. Au milieu, un étroit chemin de terre traverse entre les grilles des terrains improvisés, et passe sous un pont. J'ai jamais vraiment encaissé les chemins sous les ponts, lorsque je ne suis pas du coin. Après quelques minutes de marche on passe sous une sorte de périph' et on tombe sur un parking géant presque vide. Au loin, d'autres grilles. On doit y être. Heureusement, il commence à faire bien sombre...

On arrive sur le parking du zoo. Tout est désert. On interroge le gardien qui nous dit "hé les gars vous pouvez rentrer gratos parce qu'il vous reste seulement une heure pour faire la bise au grizzli".

Le zoo du Bronx c'est un gigantesque parc, avec un rivière et tout et tout. Mais à 17h00 en février, il n'y a plus grand monde et tout les gens que l'on croisait venaient en sens inverse (eux, se dirigeaient vers la sortie).

Bref, on prend la mauvaise entrée et puis on peine à trouver des animaux. Au final: un ours polaire qui a envie de rentrer au chaud, des canards et une oreille d'un léopard des neiges. Maigre butin pour une heure de tromé.

On sort et on se dit que quitte à être dans le Bronx autant aller jeter un coup d'oeil à ce quartier légendaire. On décide donc de se diriger vers le quartier italien. On demande: c'est loin. On prend un bus avec un chauffeur ultra sympa qui nous guide jusqu'à Arthur's Avenue. En fait le quartier italien ne se résume plus qu'à une rue avec quelques magasins (notamment une pâtisserie cafétéria comme on n'en fait qu'en Italie-Espagne-Portugal) et des restaurants italiens.

G. : C'est vrai qu'il était cool le chauffeur de bus. Surtout qu'on a bien hésité à demander notre chemin, à griller notre couverture, à affirmer par une question que l'on était touriste et paumé. Mais bon, l'aventure c'est ça aussi, comprendre qu'il faut assumer qui on est. On passe et repasse sous et à coté de chemins de fer. Les gens qui attendaient leur bus nous ont bien vu passer 4 fois mal à l'aise. Du coup on demande, on reçoit une hésitation, puis une éventuelle direction que l'on a suivi. Bingo. Ce gentil chauffeur nous indiquera même où descendre puis la direction à prendre à pied. Quelques minutes plus tard on se retrouve dans une grande rue couverte d'inscriptions en italien, entre autres. Le quartier qui se limite à une rue, ça déçoit un forcément un tout petit peu. Mais on imagine que ces immeubles glauques doivent être les logements d'italo-américains et donc on accepte l'appellation "quartier". On s'égare dans un magasin et une pâtisserie. Pas moyen de faire une pause pipi nulle part, relou. La nuit tombe bien, on décide de rentrer sur Manhattan. Je demande à un type dans la rue. Il hésite grave et d'une voix bien rauque me donne des directives. Un autre type intervient et nous indique le chemin opposé. Et merde. Ils parlementent. Le premier type confirme le second. Ouf. Bref on prend la direction indiquée, par super rassurés. Direction le métro. A perpète.

Pour rentrer on a flippé mère et père car le métro était extrêmement loin. On marche, on ose demander notre chemin, on marche: C'est le Bronx. Un grand Black, pantalon au ras des fesses, casquette et grosse doudoune MAIS conduisant une poussette nous aide à retrouver notre chemin. Inutile de dire qu'on est restés derrière lui le plus longtemps possible.

Lorsque notre escorte nous fait faux bond, il nous reste une rue à monter avant d'arriver au métro. Des looks de ouf, de la vrai kaillera. J'ai froid, j'ai peur. On retrouve la douceur du métro. On rentre.

G. : Cette rue avant le métro, c'était vraiment l'hallu'. Faut imaginer que je me suis dis, après avoir fini GTA I, II, III, VC et IV, que GTA c'est vraiment de la blagounette à côté. Que des groupes de ouf' en train de parler, négocier, dealer. Imaginez une bonne dizaine à gauche, à droite, devant, derrière. Et par le plus heureux des hasards, ces groupes se dispersent quasi en même temps. Vous vous retrouvez alors face à des hordes de types marchant bien nerveusement ci et là, et ce, dans votre direction. Là vous serrez les fesses. Et quand les marches du métro approchent, vous vous dites que c'est là que vous vous faites poignardé au dernier moment. Et bien que dalle. On monte, on s'assoit dans le métro. Et on se relaxe en pensant au bon diner qu'on va se faire, en amoureux aventuriers issus des quartiers pourtant chauds de Paris.

De cet fin d'aprèm dans le Bronx je n'aurais fait qu'une photo. Celle de l'entrée du zoo. Pour le reste je ne sortirai pas une seule fois mon appareil.

G. : Pareil, ma caméra est restée dans ma sacoche. Ca craint, et je m'en veux pour le montage. Je pensais avoir les balls. J'en ai vu d'autres. Tu parles ... !

On rentre. Crévés.. mais satisfaits!

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