Après le Vatican, il était nécessaire de sortir des sentiers battus. Ça s'est fait tout seul: Une cantine, Hopper et World Press 2010

Il y a plu toute la journée du samedi. En permanence, sans cesse, non stop, sans pause. Sous un parapluie le champ de vision est considérablement réduit. Comme des âmes en peine nous avons traversé Rome de long en large en finissant par manger un Burger King à 15h00. Nous étions donc au bord de la dépression et puis on s'est rappelé d'un joli prospectus aperçu dans le hall de l'hôtel: Rétrospective Edward Hopper.

Guillaume : Le soucis avec la pluie c'est que les touristes se transforment en parapluies équipées de baleines dangereuses. On se croirait dans un jeu vidéo, à esquiver chaque attaque, sans parler de la vue qui s'en trouve bouchée. Et Vanessa qui ADORE la pluie (hem hem) était presque triste pour nous, car Rome c'était un joli cadeau qu'elle m'avait fait. Il y aura pu avoir d'autres points noirs, j'aurais de toute façon apprécié ce weekend en charmante compagnie et issu d'une belle intention. Merci Vanessa :)

Certes il a fallu faire la queue pendant trois quart d'heure (après tout nous étions à Rome) sous une pluie battante mais tout cela en valait la peine. Une reproduction grandeur nature du café de Nighthawks (la photo ne rend rien mais c'était sympa d'habiter les lieux l'espace d'un instant), des tableaux archi-connus et que nous adorons tout les deux. Bref une petite halte bien méritée.

G. : Oui très belle surprise que cette reproduction plutôt proche du tableau. J'ai été content qu'il n'y avait pas de mention de cette mise en scène sur le prospectus, l'agréable surprise est primordiale dans la Vie.


Après ça, on s'est dit que l'on allait pas s'arrêter en si bon chemin alors on a décidé de retourner dans Trastevere pour gouter une "cantine".

G. : Un lieu comme on aime, simple, à l'écart, avec que des locaux qui ont de la gueule. Un jour j'aurai peut-être le truc pour les mettre en confiance et sortir des portraits, pas évident. Certes à l'arrachée, voler un portrait est drôle car interdit, mais je préfère que leurs yeux me parlent.

Un menu sommaire, une vieille dame qui sert la pasta, du rosé en pichet, des plats bons et qui tiennent au corps. Le tout pour trois fois rien. C'était le paradis après cette journée sous la pluie!

Et puis, parce que cette journée avait très mal commencée et qu'elle s'est très bien finie on a profité de la Nuit des Musées pour se faire une expo photo de taille: World Press 2010 au Museo di Roma in Trastevere.... Je vous le dis ce quartier est magnifique!!

G. : Oui top ce quartier. Et l'expo gratuite avec les bobos, artistes et stagiaires italiennes était chouette. Le World Press a cette particularité d'avoir des thèmes diversifiés, qui font que tout reste concret, car chaque photo montre les réalités, belles mais parfois cruelles. Dans ce quartier Il y a pas mal de bars aussi, que nous n'avons pas essayé, trop fatigués de marcher depuis l'aube. Mais devant ces bars les italiennes qui commencent à être pompettes et les italiens qui s'échauffent étaient bien, chez eux quoi. Quelques rues plus tard, les anglais, allemands et français étaient déjà bien farcis d'alcool. On ne s'est pas attardé, direction le pont pour revenir. Là, des groupes d'italiens qui avaient l'air décidé dans leur marche. On les suit, on se retrouve au milieu des rires dans des ruelles anciennes, dans le noir complet pendant d'étranges minutes. Pas un lampadaire, juste une faible lumière issu de la ville, à quelques centaines de mètres.