Récit de Voyage

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 13 septembre 2009

New York Day Six : MOMA mon amour

Depuis le début, on savait qu'on allait y retourner: Retour aux sources dans le Deli tout près du Ground Zero. Les meilleurs pancakes (en 2ème position) avec des fraises et le tradi' pour G. (2 eggs / sausage / cheese). Comme le premier jour c'est un véritable show.

Guillaume : Effectivement c'était un retour obligatoire dans ce Deli qui nous avait tant plu le premier jour. Ca gueule toujours autant, les plats sont servis vite dans un chaos organisé et efficace, et il n'est pas rare de voir des sandwiches, rolls et autres bagels voler bien emballés dans de l'aluminium,  depuis les cuisines vers le caissier. On sent l'habitude et le goût pour le Baseball ! Retrouvez-ici le récit de ce "Day One"

Visite de la petite église qui a survécu au 11/09. Vue sur le Ground Zero et les grues qui s'affairent à tout reconstruire.

Visite du fameux Century 21: Mouais... On dirait le feu Mark & Spencer du boulevard Haussmann. J'ai pas trop le courage de chercher, le temps presse et il reste tellement à voir. Après un pack de chaussettes Timberland pour G. (wwwaouh l'affaire du siècle), on sort de là pour aller vers le musée de la Police de New York. Sur notre chemin on tombe sur un "village Disney" appelé Seaport: aucun intérêt.

Le musée de la Police a un charme désuet (sauf pour le dernier étage consacré au 11/09 assez bien fait) avec tout ses véhicules et ses uniformes de début de siècle... Moi, j'ai bien aimé, c'est rigolo on passe un moment assez tranquille (il faut bien le dire, ce musée n'attire pas les foules) à deux pas de l'agitation de Wall Street.

En plus une cellule et le fameux mur devant lequel on prend les malfrats en photo est à disposition des photographes amateurs. Évidemment G. est passé par les deux.

En sortant du musée, on fait un petit tour dans Wall Street juste derrière. Il fait beau mais le vent est glacial. On a froid alors on se réfugie dans un self sur Broadway où la nourriture se paye au poids (pour un self c'est un peu bizarre...). Comme d'hab l'établissement est tenu par des asiatiques et des latinos.

Vers 16h00 après une sieste bien méritée (oui oui) on se dirige vers le MOMA. Il est gratuit le vendredi de 16H00 à 20H00. LE meilleur musée de NYC et au_delà. Ni immense ni trop petit. Les étages sont à taille humaine.

Le 5ème et 4ème sont consacrés aux peintres contemporains. Un véritable spectacle pour les yeux. Et puis rien est intimidant... AAAh j'aimerais y être à nouveau....

Dès le début, comme pour nous charmer, on tombe sur 2 Hopper et puis c'est un vrai festival: Dali, Miro(beaucoup), Picasso, Matisse, Monet et son tryptique Nymphéa, tout simplement envoutant.... quelques Klimt, Rotckho .... On reconnait on est contents, on ne se sent pas incultes et ça c'est quand même assez incroyable!

Du Wharol, Pollock...

Un étage est consacré à la photo et aux différentes techniques utilisées jusqu'à nos jours.

Le musée en lui-même est agréable blanc, spacieux... On sort lessivés mais heureux.

C'est l'un de mes meilleurs souvenirs de New York.

G. : "Désolé chérie, le meilleur souvenir pour moi, c'était de voir que tu t'en prenais plein les yeux dès l'atterrissage. A côté de ça le Moma, ça va, ça vient..."

Bento Box et Soupe dans un Jap'/Chinois.

G. : "Toujours cette pression à la dernière bouchée: les serveurs débarrassent et collent l'addition. Habitué aux fastes parisiennes, avec café et dernier verre avant de repartir, cela m'a parfois stressé de devoir payer si vite et surtout ne pas trop faire attendre le serveur qui demande indirectement son gros pourboire."

dimanche 15 mars 2009

New York Day Two: Ou comment confondre le MET avec le MOMA ...



Petit dej' à deux pas de la 6ème dans une cafétéria tenue, bien entendu, par des latinos. L'atmosphère y est paisible, il est 9hoo du matin et dans ce dinner les clients se font encore rares. Les yeux plus gros que le ventre je commande des pancakes et un muffin mais le serveur me fait vite comprendre que le muffin risque de faire un peu gros. Effectivement les 3 pancakes - dont je n'arriverai pas à bout - suffiront à combler mon estomac. G. prend des œufs brouillés avec du bacon ( une tradition s'instaure...) et un bagel.

Guillaume: Ambiance très zen dans ce café bien typique, dans le sens où il présentait tout ce que nous recherchions pour bien commencer la journée : boxes avec banquettes confortables, café à volonté, breakfast salé sucré pour se réveiller, et clientèle genre blues' men lunettes de soleil, détendus et affamés.




On marche, on flâne jusqu'à Central Park. Évidemment en plein mois de février on est loin de l'image de carte postale, de ce poumon vert en plein centre ville. C'est l'hiver et les arbres n'arborent même pas un petit bourgeon. Un lac gelé et une patinoire suffiront à rendre cette promenade agréable. On s'arrête devant cette patinoire plantée au milieu des arbres et sous le son d'une musique bien commerciale (Britney Spears est de retour) on admire le chaloupé de quelques patineurs slalomant entre une ribambelle de gamins.

G.: Connaissant Paris et ses parcs en hiver, Boulogne et son bois de novembre, ou pire, surtout pour Vaness', Saint-Cloud et son joli (en été) parc, je ne m'attendais pas à que nous enlevions nos habits au rythme de hippies fumant leur pot sur le gazon frais de Central', dans une ambiance ensoleillée de Hair. J'imaginais bien que cette deuxième journée, satanée "2ème" de chaque voyage, ne nous apporte pas autant que la précédente et que les suivantes. Bref, pas de déception, juste de l'impatience que le prévisible s'efface. Même la patinoire sonnait de travers, la musique, la queue des hot-dogs me faisaient surtout penser à Benny Hill à l'Américaine, un peu comme à Las Vegas dans un hôtel doré bien flippant dont je reparlerai suremment plus tard. Un conseil, si votre copine n'encaisse pas de marcher sur des feuilles mortes, c'est sûr, vous allez presque vous y engueuler. So romantique !




Avant notre départ imminent de Central Park des autochtones plutôt vifs et affamés (ils sont toujours affamés et à l'affût de la moindre miette tombante) nous offrent un ballet de toute beauté. On ne voit jamais qu'un seul squirrel, ils se déplacent toujours en bande.

G.: Seconds essais pour filmer ces squirrels en bande. Raté. C'est moche, on ne les aperçoit pas parmi les branches et feuilles mortes. Je ne le savais pas encore, mais je me rattraperai quelques jours plus tard dans le Bronx. To be continued en vidéo (en montage) et en récit dans quelques posts.




La 5ème avenue qui longe Central Park ressemble au XVI ème à Paris: des immeubles, un parc, mais rien sur des centaines de mètres. Rien, même décor: on a l'impression de faire du surplace. Mais au fond de cette avenue interminable se détache LE musée. Avant d'y rentrer on fait une petite pause afin de manger un bretzel. Mais attention vous ne pouvez pas vous asseoir sur les marches, des gardiens sont là pour vous rappeler gentiment à l'ordre.

G.: Bretzel chaud et bien moelleux, avec ou sans café, bonne alternative peu onéreuse pour ne pas reprendre un n-ième hot-dog. Il fait froid, je me les caille, j'ai pas envie de me faire un musée (j'ai essayé d'esquiver en lui proposant le zoo de Central mais sans succès). Par contre je lui ai promis que ça me faisait plaisir, donc je sers les dents et on y va.




Une fois dans le hall du musée on se dirige vers les caisses. 15$ l'entrée, mais après tout, ça faisait partie de la liste des choses à faire impérativement à NYC. Pas de tickets mais des espèces de badges/pin's rouges arborant un majestueux M symbole du musée.
C'est un peu le bazar dans le hall et à vrai dire si on est pas très honnête on peut faire l'économie du ticket d'entrée car il n'y a absolument aucun contrôle.
Avant le départ j'avais feuilleté un peu les recommandations du guide pour optimiser au maximum cette visite. On était donc décidé à commencer par le 6ème étage.
Première surprise: pas de 6ème étage. Ok...

G.: Je le sentais pas son musée. Pourtant c'était joli.

Très étrangement au rez-de-chaussé tout une partie est consacrée aux Égyptiens. Mais qu'est ce qu'ils font là?

G.: Cool des tombeaux ouverts, des momies, des hiéroglyphes bien conservés, une superbe salle très lumineuse avec d'autres ruines de temples, et une serre au papillon (évidemment c'était fermé ce jour là). Ca me fait du bien de voir ça, et de ne pas passer mon temps à trouver quelconque un Picasso. Ok ça dépend desquels, cf dans quelques posts, dans l'autre musée...

Aux étages quelques tableaux contemporains, mais où sont les Hopper, les Picasso? J'enrage intérieurement, rien ne se passe comme prévu. Et là, au détour d'un Corner Shop, je dois me rendre à l'évidence. On est vraiment trop cons.
Sur les mugs, les petits carnets, les stylos de la boutique, trois lettres me font sourire et grincer des dents à la fois: MET.
MET alors que j'attendais MOMA. On s'est tout simplement plantés de musée. Comment ? Je ne sais pas, sans doute dû à la similitude des noms: Museum of Modern Art, Metropolitan Museum of Art.

G.: On a bien sûr visité au passage la partie dédiée à la Grèce antique, le Moyen-Âge et d'autres parties de notre histoire, dans, encore une fois, de très belles salles, où chaque pièce est mise en valeur. Même les gamins sont interessés, le soleil se lève, les oiseaux nous appellent. Ok, bref on sort.

Fatigués et un dépités par notre connerie, on décide de prendre un taxi pour rentrer et glander un minimum.

Le soir venu, on se dit sans doute qu'un bon italien nous apportera la dose de réconfort après cette deuxième journée. Dans le Lonely Planet un seul resto conseillé dans Little Italy: Da Nico.
En deux mots: A éviter! Les pâtes sont réchauffées et chères.

G.: Habitués par quelques voyages en Italie à la crème des pâtes, dès que je rentre dans un restaurant italien je le met en situation de crash-test en commandant des vongole. Et là, je me suis dit, c'est pas cool. Vaness' avait pris pour rire des fettuccine Alfredo, et pareil, ça ressemblait à rien de bon, et cela avait le goût à son image. Il y avait même des gens qui se prenaient en photo dans le restaurant. On était fatigué, mais heureusement à une dizaine de feet de notre chambre d'hôtel. Une petite clope sur le toit de l'hôtel, et je rejoins Vanessa sous les draps.

Retour dodo

G.: ... Yes, dodo. J'avoue. Les vongole m'ont achevé. Je m'endors en rêvant des égyptiens :
Viens à moi, viens à moi, ma mère Isis.
Vois, j’ai eu des visions loin de toi en ta cité.
Me voici, mon fils Horus : révèle ce que tu as vu, afin que ces menaces éparses
dans tes rêves puissent disparaître, et le feu s’attaquer à celui qui t’effraie.