Récit de Voyage

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vendredi 1 octobre 2010

Carnets de la Passagère

Un résumé du livre Carnets de la Passagère qui sortira aux édition Grasset :

Alain Louyot
Carnets de la passagère
Récit

Successivement grand reporter au magazine Le Point, Rédacteur en Chef à L’Express et Directeur des rédactions de L’Expansion, Alain Louyot est journaliste depuis une quarantaine d’années et a couvert les principaux conflits et événements de la planète. Il a écrit plusieurs livres dont Gosses de guerre (Grand Prix de l’UNICEF). Il est lauréat et membre du Jury du Prix Albert Londres et du Prix Vérité. Il est aujourd’hui vice-président chargé des relations internationales de l’agence Elan.


Incroyable destinée que celle de Sylviane, née à Paris en 1907. Petite fille d’émigrés chercheurs d’or ayant fait fortune aux Etats-Unis, elle est enlevée à son père en plein Paris par Alexandrine, sa mère américaine, richissime et égocentrique, pressée de se débarrasser de son mari pour mener, sans entrave, sa vie mondaine de grande séductrice.
A Chicago, l’enfant est confiée à une nurse, puis enfermée, à sept ans à peine, sous un faux nom, dans d’austères pensionnats en Europe. Lorsque Sylviane a dix-huit ans, sa mère réapparaît soudain pour l’exhiber dans le « happy few » de la côte californienne afin de la marier. Sylviane fait la Une des journaux, rencontre les gloires de l’époque, Lindbergh, Chrysler, Nungesser, Maeterlinck … Mais la jeune fille, élevée dans des couvents, rejette vite ce monde de paillettes et choisit de se marier avec un modeste étudiant lorrain, fils d’épicier. Ivre de rage, sa mère la déshérite. Hier, reine de San Francisco, Sylviane atterrit ainsi à Briey, au cœur du bassin houiller. Le maréchal Lyautey accepte d’être témoin de ce mariage. Sylviane aura sept enfants mais cette vie provinciale et monotone finit par lui peser. La seconde guerre mondiale l’arrache à son ennui. Elle s’engage dans la résistance sous le nom de code de « la Belette », accepte les missions les plus périlleuses et se retrouve aux mains de la Gestapo. A la Libération, elle devient l’interprète du général Patton. Mais l’aventure de Sylviane ne s’arrête pas là …


Un livre à précommander ici : Carnets de la passagère

lundi 5 juillet 2010

CARABINIERI

Les flics en Italie c'est quelque chose...

Morceaux choisis à Rome...

         
... et puis surtout il n'y a qu'en Italie que l'on tombe sur une exposition de voitures de collection des carabinieri...

Guillaume : Il faudra faire un post avec les flics de Naples aussi, que tu avais pris en photo, avec leur Rayban et leur polo ouvert. Comme on est pas aux États Unis ou au Pays Basque, on aime bien encore shooter ces patrouilles, qui font parti du quotidien. Ils devraient arrêter d'y voir forcément une arnaque contre eux. Ils nous filment bien toute la journée non ?

PS: Dommage qu'on ait pas pu photographier l'inspecteur discutant avec un prêtre devant sa berline civile, en bas de l'église Sainte Marie Majeure. C'était très cinématographique cet échange.

dimanche 27 juin 2010

VATICANO


Il y a des incontournables à Rome. Il y a des choses que l'on ne peut pas rater. Il y a des lieux que l'on se doit de visiter.
C'est comme s'il existait un pacte tacite que le touriste se doit de signer avant d'entrer dans un lieu chargé d'histoire et où il est clairement stipulé qu'il visitera ABSOLUMENT tel ou tel monument, quartier ou église.
C'est comme ça que l'on s'est retrouvés parachutés au beau milieu de la Piazza San Pietro.

Guillaume : J'avoue m'être senti presque forcé de t'y emmener. Mais en même temps on m'a tant parlé de la Basilique, et surtout je DEVAIS voir la Chapelle Sixtine.



C'est un peu comme si un immense sentiment de culpabilité se serait abattu sur moi si je ne m'y étais pas rendue. Rajoutez à cela l'étonnement de mon entourage à notre retour: "Quuuuoia tu n'as pas été au Vatican?"... Oui j'ai été faible mais G. tenait vraiment à voir la Chapelle Sixtine et enfin de compte je suis contente d'y être allée rien que pour ça...

G. : Ha tu vois, malgré tout (oui lisez la suite, tout n'est pas aussi pur que les couleurs des plafonds de la Chapelle), tu sais qu'on a eu raison de se "forcer" à être patient.

Donc le Vatican : ses gardes...

G. : Quand je les ai vu je me suis rappelé les centaines de photos que j'ai pu voir à leur sujet sur le net entre autre, mais je n'ai pu m'empêcher de les shooter, juste pour les couleurs, et en guise de preuve aussi.



... ses touristes japonnais...







... une queue énorme alors on a laissé le dôme trôné sur la place et on est allés faire la queue un peu plus loin.

G. : Puis avec la faim, le stress du dilemne "on y va ? ca va pas nous plomber 2h au soleil ? ça te parle vraiment ? on s'en fout en fait non ? c'est la foi qui compte, pas l'acte devant les autres ? Finalement on mange une part de pizza sur un banc, que l'on a pu choisir après qu'un type devant la vitrine de pizzas au pepperoni ou au proscuitto demandait si c'était bien Halal. Pourquoi pas, mais en plus en français, ça la fout mal. Heureusement ce sentiment dure deux secondes,  à force de se déplacer, on oublie vite comme on sait qu'ailleurs on sera bien: on a cette capacité à trouver des bons plans je l'admets.






Le Musée de Vatican (qui abrite la Chapelle Sixtine) est terrifiant.

G. : J'ai pris la photo suivante à la sortie du musée. C'est la porte d'entrée, donc si elle est flippante, frappez pas, c'est fermé. Vous pourrez toujours regarder les photos dans votre guide au fast food touristique. Courage !




A l'intérieur c'est un peu Roissy: des escalators, un décoration aseptisée et des portiques de sécurité.
Une fois passés tous ces contrôles et vous être acquitté de 13 euros (L'Italie est l'un des rares pays où l"on paye pour les plages et les chapelles...) votre chemin est tout tracé: suivez les flèches pour la Chapelle.

G. : Je pense que tout le monde suit ces flêches. Surtout les groupes de 50 personnes, qui sont généralement en bande de 4 groupes. On marchait d'un pas rapide. Vanessa s'arrête sur un détail, je me retourne et là j'ai vraiment eu peur. Ces guides de troupes, armés de leur parapluie levé, qui arrivent vers vous dans leurs tenues de tshirt mouillé, la banane frontale bien remplie et les tongs, ça vaut bien les 300 spartiates. Au ralenti je me retourne vers Vanessa pour lui donner l'alerte. Pas de réponse, toujours au ralenti je regarde ces armées arriver: un groupe nous dépasse, Vanessa se retourne, mais c'est déjà trop tard. 3 groupes donc 150 personnes viennent de passer, et bouchent déjà les couloirs. On repart, et on fais la queue comme tout le monde.

Mais le Musée abrite de fabuleuses galeries, notamment une galerie de cartes impressionnante...



G. : Le positif dans le fait de stagner et de marcher finalement au ralenti, c'est de pouvoir prendre le temps de regarder partout, et c'est juste hallucinant, car chaque pièce sur les dizaines que l'on a traversé contient un plafond à 2,000,000,000 de Dollars. Et encore.










Mais il est IMPOSSIBLE de s'y arrêter car ces galeries sont de véritables autoroutes à touristes.Bien sûr vous pouvez tout de même faire une halte au corner shop (c'est dingue ce qu'ils sont modernes au Vatican) où le garde drague sans complexe la vendeuse. Scène de vie italienne.











Arrivés à la Chapelle vous avez envie de pleurer. Un monde fou et des gardes qui crient à tue-tête: "NO PHOTO, NO PHOTO"

Bref, on s'en va....

G. : Attends tout de même, c'était beau, de l'avoir au dessus de nous, les gens disparaissent presque, enfin quelques secondes. Bousculés sans arrêt, étouffés et énervés au fond, on s'en va.




jeudi 24 juin 2010

TRASTEVERE

Après notre émerveillement devant ce monument ultra connu (voir post précédent à propos du Colisée), le ciel étant toujours aussi clément nous avons décidé de continuer notre ballade à pied. Il était près de 19h00 et les touristes avaient déjà déserté cette zone. On est passé devant le Palatino et nous avons croisé quelques joggeurs qui, tels des guerriers romains, s’entraînaient en faisant quelques foulées au beau milieu du Circo Maximo.

Non loin de là, le Tibre sépare la ville en deux.

De Rome on ne connaissait rien sauf bien sûr le Colisée et la fontaine de Trevi.

Guillaume : "Et les couples en scooter".

En traversant ce pont...

 

 

... on a découvert l’un des quartiers les plus jolis de Rome, où la Dolce Vita a toute sa raison d’être.

G: Tout à fait d'accord, un endroit sans pareil dans Rome, à l'écart et apparemment bien préservé, car vous aurez du mal à croiser plus de touristes que de Romains. Une bouffée d'air frais après les tours operators déferlant sans arrêt dans les artères de Rome. Petite note sur le Tibre que vous voyez couler sous ce pont : les rives sont presque abandonnées, ou alors était-ce dû à un niveau élevé de l'eau, qui avec les forts courants créait des vagues d'appoint presque surfable !

 


 

Trastevere est un quartier paisible, où les voitures n’ont pas trop lieu d’être. C’est un peu comme Montmartre mais avec un atout de taille : les touristes ne sont pas très présents ou du moins ils ne se déplacent pas en groupe.

Quelques très bons restaurants (où il faut absolument réserver), quelques galeries mais aucune boutique de souvenir. Trastevere est définitivement un quartier qui appartient aux romains. D’ailleurs les restaurants présentant une carte en anglais sont rares.

Évidemment tout cela a un prix alors si comme nous vous succombez à l’envie de siroter un jus d’orange pressé sur la Piazza Santa Maria in Trastevere, cela vous coutera la modique somme de… 7 euros 50.

 

Un peu cher, j’en conviens. Surtout si, comme Guillaume, vous n’êtes pas un adepte des fruits et que vous n’arrivez pas à finir votre breuvage (évidemment je me suis dévouée. Je suis une fille. J’adore les fruits).

G: C'était difficile en effet, trop riche, mais je suis content de mon effort!

Dans Trastevere on oublie que l’on est dans une capitale. On prend le temps, on regarde les romains. On retrouve dans ce quartier la nonchalance napolitaine mais aussi la douceur de vivre des petites villes siciliennes.

G: On postera plus tard des détails supplémentaires sur ce qu'on y a vu et fait le soir ... Expo, restos ... stay tuned.



dimanche 13 juin 2010

Roma

Ce weekend à Rome, on l’attendait depuis longtemps… plus d’un an sans fouler la terre italienne.

On est partis sans rien préparer. Munis d’un guide touristique.

On s’est dit qu’on mettrait notre plan d’action en route une fois sur place. Je ne redoutais qu’une chose c’était la pluie. La pluie on l’a eu tout le samedi et on la craint tout les autres jours. Heureusement ce ne sont pas les églises qui manquent à Rome et on a pu faire quelques oraisons pour contrecarrer les manigances de cette teigne.

Enfin, on est quand même arrivés à Rome avec un soleil divin ce qui nous permis de profiter de toute l’après midi.

L’hôtel était en plein Chinatown romain, près de la gare Termini. Un hôtel italien pour moi c’est trois mètres de plafond et sur ce point je n’ai rien à dire. Pour le reste ce n’est pas très intéressant….

 

 

On est arrivés au beau milieu d’un après- midi inondé de soleil : Rome s’offrait majestueusement à nous. Hors de question de prendre métro, bus ou autre moyen de transport : LA MARCHE comme unique moyen de découvrir la ville. Après nous être rendus compte que la jeudi de l’ascension n’est absolument pas un jour férié en Italie (oui. Ça nous a surpris. Dingue), on s’est aussi rendu compte qu’en traversant un parc  on surplombait le Colisée(beaucoup plus intéressant). Que d’émois… Il est des monuments comme celui-ci qui ne déçoivent jamais le touriste. On a beau les avoir vu cent fois (en miniature faisant un ricochet sur le crâne de Berlusconi) on a toujours le souffle coupé en se trouvant à leur pied. C’est  ça pour Chichen Itza, pour la Tour Eiffel, pour la Statue de la Liberté … ah non voilà l’exception la Statue de la Liberté ne fait pas partie de ce genre de monuments…

 


 Il était 18h00, il faisait beau, c’était le début de notre weekend et il n’y avait pas trop de touristes. Un de mes moments préférés à Rome.

mardi 14 juillet 2009

Slovénie - Mise en bouche

Un aperçu pour vous faire patienter : j'ai retrouvé quelques photographies d'un déplacement en Slovénie pour un très chic festival du film fantastique où l'on m'avait invité. Cette photo a été prise depuis l'hôtel. J'avais l'impression d'être dans le Bal des Vampires. Miam.

lundi 13 juillet 2009

Galerie de photos de Budapest

Retrouvé dans mes archives quelques photos de Budapest. Elles datent de 2005. Je n'y suis hélas pas retourné depuis. Je me souviens à cette époque d'immeubles magnifiques mais en partie désaffectés et emmurés, avec parfois la tête timide d'une vieille femme qui avait du reprendre un appartement délabré, ou peut-être avait-elle eu le cran de faire face et de garder son appartement intact, dans son immeuble fantôme. Je me souviens aussi m'être fait molesté à la kalachnikov par un garde qui se ruait vers moins en courant et en gueulant, je me souviens des prostituées qui parlaient plus de langues que la plupart d'entre nous, je me souviens d'une jeune fille hongroise que j'avais rencontré sur le net quelques semaines avant d'y aller, je me souviens des bains mixtes de Szechenyi fabuleux, je me souviens du métro en bois, je me souviens des hauteurs de Budapest ou cette jeune fille m'avait emmené et ou j'avais vu en vrai ce que mes rêves m'avaient toujours caché au dernier moment. Je me souviens de ma petite larme discrète et masculine en voyant enfin cette chose que je loupais en me réveillant toujours au dernier moment. Youpi.

Lien pour les photographies : http://www.onickz.com/trips/budapest.htm

Budapest récit de voyage

dimanche 2 juillet 2006

Première journée à Naples

Retranscrit des notes du carnet de bord de Vanessa:

Petit déjeuner à l'hôtel  sur les coups de 10h00.... Un café très espresso ou un café très "americano" et quelques parts de cakes, le tout sur fond de Rondo Venezziano...

 

Guillaume part en répérage dans les rues autour de la Piazza Garibaldi et revient avec la spécialité locale en matière de pâtisserie: une sfogliatelle au chocolat, s'il vous plaît. A deux on a réussi à finir mais on a failli se noyer dans l'huile. Le ventre bien rempli, on a déambulé dans les rues à la recherche du Castel Capuano. On a jamais trouvé. Via Duomo on a vu Saint Janvier alias C3PO ou Bender (pour les adeptes de Futurama). Autour de lui une crypte avec des ossements de Terminator (?!) et un sol en 3D. Via dei Tribunali : c'est le bordel mais .... "c'est ça que c'est bien". On continue notre ballade vers le port où on aperçoit le Castel. Un peu plus loin des hordes de touristes gravitent autour de la Piazza del Municipio.


A quelques pas la Galeria Umberto I, où peu de commerces sont ouverts mais les vendeurs de fausses Ray Ban et de sac Vuitton sont là, somnolant en attendant le client.

Un début de déprime Piazza del Plebiscito où rien ne se passe et où les touristes errent en se demandant pourquoi cette piazza est-elle si bien notée sur leur guide. On repasse devant le Castel de "l'œuf" et on décide de longer la cote avant d'aller manger.

On descend vers la Marina .... La passage devant les restaurants "chicos" de la Marina est plutôt risqué car le passage est à double sens sur un mètre de large. D'un côté les restaus et de l'autre ...bah....l'eau et les bateaux. On déjeune tranquillement une insalata et des cozze en admirant le paysage. On est dimanche, les restaurants sont bondés. Les familles napolitaines sont réunies et se sont pomponnées pour l'occasion. Ca parle fort, les gamins courent partout mais tout dans une atmosphère très chic. C'est un spectacle à ne pas rater. Quant à nous, bénis des Dieux on a même eu la chance d'assister à un anniversaire... Tout autour de la Marina, les napolitains profitent de leur dimanche. Les gens se baignent, font bronzette même s'il n'y a pas un gramme de sable. La plage n'existe pas à Naples, pour s'installer confortablement sur une plage ou sur un transat' il faut prendre le bataeu pour les îles.

Les Napolitains sans le sous n'ont que faire des ferrys.... la cote est inhospitalière et peu propice au farniente? Que nenni. Il fait beau, c'est dimanche ... C'est suffisant.

Après le déjeuner, on part en direction du quartier espagnol: des ruelles, un panier-ascenseur, beaucoup de marches et la pègre invisible mais bien présente. Arrivés PRESQUE sur les hauteurs, on a décidé...bah de redescendre et puis tout bien réfléchi... de remonter pour se retrouver là où on était 1/4 d'heure auparavant MAIS.... à 10 min d'une station de funiculaire qui nous avait échappé.

Visite du Castel Sant'Elmo. Magnifique vue sur Naples et la chartreuse San Martimo. Le lieu est désert, pas beaucoup de touristes excepté un japonais très étrange avec qui on a pris l'ascenseur et qui a disparu d'un coup...sûrement la pègre. De là, au diable les transports en commun: Vive la marche à pied!! Donc on zappe le funiculaire et nous avons descendu les marches à la manière Vanessienne (ref: video). Una halte pour un succulent granita au citron et direct hôtel. Quelque peu fatigués par cette petite journée, nous avons décidé de ne pas trop nous éloigner de l'hôtel pour dîner. Le guide mettait en garde sur l'insécurité du quartier mais y indiquait un bon resto. A 5 minutes de l'hôtel, de l'autre côté de la Piazza Garibaldi (que nous traversâmes à la Napolitaine: n'importe comment).

naples napoli traffic

Nous avons trouvé un très bon resto où Guillaume a enfin pu assouvir son envie de spaghetti alla vongole. Pour moi, spaghetti frutti di mare. Espresso et Limoncello pour finir. En bonus, une leçon de brushing par un petit français dont le père était très manuel.... Retour dodo!