Récit de Voyage

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dimanche 13 septembre 2009

New York Day Six : MOMA mon amour

Depuis le début, on savait qu'on allait y retourner: Retour aux sources dans le Deli tout près du Ground Zero. Les meilleurs pancakes (en 2ème position) avec des fraises et le tradi' pour G. (2 eggs / sausage / cheese). Comme le premier jour c'est un véritable show.

Guillaume : Effectivement c'était un retour obligatoire dans ce Deli qui nous avait tant plu le premier jour. Ca gueule toujours autant, les plats sont servis vite dans un chaos organisé et efficace, et il n'est pas rare de voir des sandwiches, rolls et autres bagels voler bien emballés dans de l'aluminium,  depuis les cuisines vers le caissier. On sent l'habitude et le goût pour le Baseball ! Retrouvez-ici le récit de ce "Day One"

Visite de la petite église qui a survécu au 11/09. Vue sur le Ground Zero et les grues qui s'affairent à tout reconstruire.

Visite du fameux Century 21: Mouais... On dirait le feu Mark & Spencer du boulevard Haussmann. J'ai pas trop le courage de chercher, le temps presse et il reste tellement à voir. Après un pack de chaussettes Timberland pour G. (wwwaouh l'affaire du siècle), on sort de là pour aller vers le musée de la Police de New York. Sur notre chemin on tombe sur un "village Disney" appelé Seaport: aucun intérêt.

Le musée de la Police a un charme désuet (sauf pour le dernier étage consacré au 11/09 assez bien fait) avec tout ses véhicules et ses uniformes de début de siècle... Moi, j'ai bien aimé, c'est rigolo on passe un moment assez tranquille (il faut bien le dire, ce musée n'attire pas les foules) à deux pas de l'agitation de Wall Street.

En plus une cellule et le fameux mur devant lequel on prend les malfrats en photo est à disposition des photographes amateurs. Évidemment G. est passé par les deux.

En sortant du musée, on fait un petit tour dans Wall Street juste derrière. Il fait beau mais le vent est glacial. On a froid alors on se réfugie dans un self sur Broadway où la nourriture se paye au poids (pour un self c'est un peu bizarre...). Comme d'hab l'établissement est tenu par des asiatiques et des latinos.

Vers 16h00 après une sieste bien méritée (oui oui) on se dirige vers le MOMA. Il est gratuit le vendredi de 16H00 à 20H00. LE meilleur musée de NYC et au_delà. Ni immense ni trop petit. Les étages sont à taille humaine.

Le 5ème et 4ème sont consacrés aux peintres contemporains. Un véritable spectacle pour les yeux. Et puis rien est intimidant... AAAh j'aimerais y être à nouveau....

Dès le début, comme pour nous charmer, on tombe sur 2 Hopper et puis c'est un vrai festival: Dali, Miro(beaucoup), Picasso, Matisse, Monet et son tryptique Nymphéa, tout simplement envoutant.... quelques Klimt, Rotckho .... On reconnait on est contents, on ne se sent pas incultes et ça c'est quand même assez incroyable!

Du Wharol, Pollock...

Un étage est consacré à la photo et aux différentes techniques utilisées jusqu'à nos jours.

Le musée en lui-même est agréable blanc, spacieux... On sort lessivés mais heureux.

C'est l'un de mes meilleurs souvenirs de New York.

G. : "Désolé chérie, le meilleur souvenir pour moi, c'était de voir que tu t'en prenais plein les yeux dès l'atterrissage. A côté de ça le Moma, ça va, ça vient..."

Bento Box et Soupe dans un Jap'/Chinois.

G. : "Toujours cette pression à la dernière bouchée: les serveurs débarrassent et collent l'addition. Habitué aux fastes parisiennes, avec café et dernier verre avant de repartir, cela m'a parfois stressé de devoir payer si vite et surtout ne pas trop faire attendre le serveur qui demande indirectement son gros pourboire."

dimanche 5 avril 2009

New York Day Four: Ou comment on a rien foutu pendant un après midi...

Petit déj' classique non loin de notre hôtel sur Lafayette St. Évidemment pour faire comme d'habitude on commande des pancakes et du bacon. Le lieu (qui a des faux airs du Double R) propose un menu sucré salé assez alléchant. On ne se fait pas prier.

Guillaume: Il fait gris et assez froid mais notre corps s'est vite habitué à ces gros-petits-déjeuners. On se réchauffe en se réveillant doucement autour du café. J'en profite pour sortir mon guide (ouh la honte, eh, touriste!) comme il n'y a pas grand monde. De mon sac je sors aussi mon appareil pour vous montrer ma casquette Bronx Bombers (autre nom des New York Yankees) achetée quelques jours plus tôt sur Broadway. Vu le temps et ma fatigue des longues ballades des jours précédents, je propose à ma douce un petit itinéraire rock n' roll dans le quartier.

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On décide de se promener dans le East Village pour commencer la matinée. Une promenade plutôt agréable dans ces rues qui regorgent de bon nombre de boutiques de drag queens, de vendeurs de disques et autres tatoueurs. Le seul hic c'est qu'à 9H30 ce petit monde est encore dans les bras de Morphée et les rideaux des boutiques sont donc encore baissées. Mais ce "petit détail" ne nous empêchera pas de refaire la photo de l'album Physical Graffiti de Led Zep'.

G.: La photo ci-dessous n'a rien à voir avec la pochette en question. C'est plutôt normal, on ne l'avait pas vu avant. Et pour le clip des Rolling Stones il me manquait des figurants. Bravo l'organisation ! Par contre oui, nous nous sommes mis à demi nus, on a bu des bières, on a chanté des classiques indies et on a sniffé de la coke en faisant des bras d'honneur aux passants. Vanessa s'est rasé la tête et piercé le corps entier, et moi je me suis laissé poussé les cheveux ce matin là. En fait non, j'ai juste pris la pause et on s'est barré.

Il était tôt le matin, peu de passants nous accompagnaient et on avait la singulière impression que les rues étaient "salement" fatiguées par les beuveries de la veille au soir. Un fumet de bière tiède flottait dans l'air. Le temps était plutôt gris ce matin là mais cela collait parfaitement à ce haut lieu du rock. London Calling à NYC.

Pour trancher de façon clair avec le East Village, au détour d'une rue, on se laisse entraîné par un tourbillon de sucreries. Une boutique de caramels, bonbons et chocolats qui ressemble véritablement à une caverne d'Ali Baba est posté là, on se sait pas trop bien comment et pourquoi.  Je pense qu'on a du rester un bon quart d'heure à regarder les mille et une possibilités pour nos caries et à voir ces gros blacks venir acheter leur sucette au détail. Au final, trop de choix tue le choix alors on est reparti bredouille: Faut pas déconner y'avait même pas de Bubblicious.

G.: Ils ont des PEZ géants. Et c'est horrible comme cliché mais quand j'ai vu les types rentrer, démarche "Me got uzi so what", je me suis dis qu'on allait rigoler un peu. Mais finalement ça s'est limité à l'achat hurlé de Jawbreakers et d'autres trucs étranges qui m'auraient pété les dents en un croc. Je ne sais pas si c'est normal mais comme l'indique Vaness', on a rien pris, à part quelques images en photo et vidéo. Tiens ça me fait penser tant que je vous parle de la vidéo... J'ai perdu mes rushes de NYC sur mon ordinateur, mais comme avant hier, alors que j'allais appuyer sur "format" de la mémoire de ma caméra, j'ai abandonné cette idée. Du coup, oui, j'ai -presque- tout récupéré. Et je crois même qu'on y voit ce magasin. Donc quand cette vidéo sortira, please, regardez-la en boucle et distribuez là à vos proches, sa diffusion sur le net ne devrait plus tarder...

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Tribeca et Soho feront suite à l'East Village. Promenades et lèche vitrine (et non pas shopping car les boutiques sont hors de prix) en perspective.

Pour narguer ma sœur chérie on s'aventure dans le fameux Apple Store le temps d'un cliché.

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On s'accorde une pause dans un bar irlandais qui fait l'angle jute en face de l'empire Mac. Lorsqu'on ressort c'est le déluge.

La neige, la pluie, la neige....

G.: Je suis allé "me laver les mains" aux WC de ce bar Irish très chic. Les murs étaient noirs de tags et graffitis (pas les tags sur le net, des "vrais"). Évidemment j'avais mon Posca sur moi. Le deuxième de l'année, mais au moins il y est !

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On passe donc l'après-midi, réfugiés dans la chaleur de la chambre d'hôtel.

Petite ballade sous la pluie pour G. qui ira chercher des vivres au Burger King le plus proche.

G.: Qu'il pleuve, qu'il vente, j'irai chercher pour moi et surtout pour ma douce des frites, un coca, et un double cheeseburger with bacon, si c'est chez BK.

Vers 20h00, G. brave le froid pour accomplir des trucs de mecs:

  1. Prendre une Guiness dans le QG des Soprano
  2. Se faire masser par une chinoise dans un sous-sol en plein Chinatown.

G.: Après le trip dinatoire cheeseburger au lit devant la TV à regarder les premiers mots du nouveau directeur de la CIA, je me sens d'attaque pour une ballade digestive pendant que Mlle s'endort confortablement à côté de moi. La petite pluie et le son des sirènes seront parfait pour me réveiller les sens, dehors.
A quelques pas de l'hôtel, je rentre dans le Mulberry Street Bar qui a servi de lieu de tournage pour le film Donnie Brasco (Johnny Depp) , Contract On Cherry Street (Sinatra), Men of Honor (Martin Sheen), Out of Darkness (Woody Allen, Madonna), Godfather III (Brando, Garcia), State of Grace (Sean Penn), Night and the City (DeNiro)  ou encore de pour les Soprano (S04e04, S05e04-06-12-13) et quelques scènes de Law and Order (episode Kingmaker). Bien évidemment ce jour là, à part ma caméra dans la poche comme d'hab', il n'y avait pas d'équipe de tournage ni de parrain qui n'attendait que moi et qui m'aurait sorti avec une voix grave et enfumée "je savais que tu viendrais mon petit". Je demande à la serveuse une Guiness'. Le genre de serveuse détestable qui vous demande ce que vous voulez consommer dix minutes après votre arrivée, le genre qui sert un verre 10 autres minutes après, et le genre qui laisse la guiness de son côté près de la pompe à bière sans vous la filer. Au bout de deux minutes à regarder ma Guiness' à 30cm de moi mais pas devant moi, je me sers comme chez moi même si j'ai peur qu'elle me flingue la main pour ça. Elle s'excuse, je la regarde genre "trop tard je t'emmerde avec tes excuses". Elle me prend 7 dollars, tout me paraît cher et mal servi. Je me casse, après avoir bien sur passé à tabac deux gorilles qui ne voulaient pas que je visite la salle d'armes à coté des chiottes, et après avoir sorti d'une cage de lion cachée sous des boites à pizza une magnifique italienne nymphomane enfermée depuis 2 semaines à qui j'ai offert ma force et mon courage d'homme. Bref je paye, je sors du bar en marmonnant "ton bar y pue" mais j'y reviendrai vérifier un jour.
Cela fait maintenant 4 jours que nous marchons comme des robots et que notre démarche ressemble de plus en plus à celle d'un alien escargot-crabe du texas (jambes arquées). Il pleut, c'est sombre, il n'y a pas grand monde à part quelques chinois pressés et de jolies filles qui vont et viennent. J'aperçois au loin des affichages lumineux en chinois. Ça y est j'ai trouvé ce que je vais faire, je vais arpenter les sous sol de Chinatown et me trouver une masseuse pour me dérouiller les jambes et le dos. J'espère rencontrer une vieille chinoise masseuse qui fait son taff sans chichi, à la manière de celle que j'aime voir régulièrement rue de la Jonquière à Paris, vers la rue Lantiez, contrairement aux fausses masseuses de la rue Legendre.
Je descends à même la rue des escaliers trempés vers une de ces portes étranges. Au bout d'un petit couloir au néon défoncé et clignotant, je tombe sur un panneau : fermé, voir telle rue tel numéro. En général quand on lit ça on en profite pour abandonner lâchement, mais cette fois je ne veux qu'une chose: ne pas me réveiller demain matin avec un corps non fonctionnel. Je cherche donc ce fameux salon de massage et redescends d'autres escaliers. Une pancarte sur la porte: Sonnez et entrer. Youpi, comme en France chez le médecin. Beaucoup de questions me viennent mais j'y vais, je sonne, je rentre et ...
A peine la porte ouverte je tombe en plein milieu d'un salon d'appartement avec une vieille chinoise allongée, un être étrange à coté qui doit être son mari, une jeune fille, une autre femme qui doit être sa maman, et son père, surement. La porte s'ouvre juste à coté de leur TV, du coup toute la famille vous matte bien lorsque vous entrez en osant couper le meilleur moment de leur film parce que vous ne parlez par chinois et que vous n'aviez pas compris en entendant la TV que la dernière phrase du héros était "Écoute bien, je vais te chuchoter qui est l'assassin". Bref, tout le monde se lève, sauf les anciens. Le père me sert la main et me demande de m'installer à côté. Je prends un couloir gris qui donne sur un petit dortoir aux lits séparés de rideaux en plastique opaque. Je vais tout au fond. La jeune fille me rejoint, me sourit et me demande le programme. Je lui montre une affiche et lui demande 50/50 pour 15min de massage de pied et 15min de massage du corps dont surtout le dos. Elle me sourit de nouvau, me demande d'enlever mes habits. Elle me regarde et se met à se déshabiller. Vu la façon de faire, je pensais qu'elle n'avait pas compris mes attentes très pures. Et puis j'étais crevé, non pas que l'idée de la fille qui ne parle pas votre langue ne pense qu'à votre plaisir masculin et par gestes vous fait comprendre qu'elle est prête à tout pour vous. Bon en fait elle s'est arrêté à son tshirt et a gardé son jean. Ouf ! ou plutôt mince ! Euh enfin bref je m'allonge et avec une serviette sur ma peau elle commence son job. J'ai trouvé ça gentillet par rapport à ce que me fait celle à Paris. J'ai vite changé d'avis lorsqu'elle a commencé à me brusquer le dos avec des dizaines de coups de poing. Je me suis senti violenté mais en serrant les dents ça passe très bien. J'imaginais la jeune chinoise déchainée et ça me plaisait assez de ne pas broncher d'un poil. Même si c'était le genre à coller son bassin contre votre crâne et vos coudes ou à pencher sa poitrine sur vos mollets, ses coups de poing ne m'ont pas donner envie de trop continuer. Mais les pieds avaient eux aussi besoin de tendresse asiatique.
Elle se passe une crème et commence à me triturer les pieds en toutes parts. Par moment elle me faisait si mal que je me demandais combien de temps j'allais tenir avant de lui mawashiriser ses joues. J'ai pu rester zen en me mordant parfois les lèvres. Le réveil oldschool sonne. Elle lève les yeux, me sourit, me demande si it was good d'un air espiègle, je me rhabille et repasse au salon. Même histoire, tout le monde se relève, sauf les anciens, et je me retrouve face à une femme que je n'avais pas vu avant le massage. Elle était grande, épaisse sans être grosse, baraquée, avec un sourire vicieux. Elle m'a fait penser à une de ces "boss" de fin de niveau dans les jeux vidéo de combat arcade comme Shadow Warriors ou Double Dragon. Je la paye 30$, je laisse 5$ de tip en mentionnant, for the tip. Elle regarde le tip, me regarde, sourit, regarde de nouveau le tip, là je me sens un pauvre type, elle éclate de rire en tenant le billet dans la main et en gueulant, the tip! Je prends une clope dans ma bouche, je me barre sans me retourner en levant la main. Direction le lit à l'hôtel, je rentre avec une démarche d'animal blessé. Ça y est j'ai pas du tout envie de rentrer à Paris.

dimanche 8 mars 2009

New York Day One

Première journée à New York ... Avec le décalage, on se retrouve les yeux grands ouverts à six du mat'.

On se prélasse au lit, on prend un bain: on est en vacances.

On lève le camp vers 8h00.

Dehors il fait beau même si le vent est glacial. La même lumière que sur les centaines de photos prises à NYC que j'ai pu voir avant le départ. Une lumière propre à cette ville, éclatante, bien loin du gris que peut laisser parfois Paris sur les photos. Les photos seraient-elles inratables ici?

On marche, Broome St, Elizabeth St: les briques rouges, les escaliers extérieurs...

Guillaume : Entre Little Italy et Chinatown, notre hôtel est perdu entre pizzerias et salons de massage traditionnels chinois en sous-sol. On déambule au son des sirènes de pompiers (une caserne juste à coté), d'ambulances et de police. Je rêve de Godfather, de Scorsese et tente d'imaginer Chinatown à l'époque ou la pègre reignait. On se dirige vers le prestigieux City Hall et faisons mine de ne pas être étonné de ces types aux looks de gangsta' qui ramassent les déchets, supervisés par des cops aux lunettes de soleil.

On se retrouve pas loin de Ground Zero et la faim commence à se faire sentir.

Un des meilleurs souvenirs: Un Delicatessen juste en face de St Paul's Chapel. Un long comptoir où des latinos s'affairent à préparer des sandwiches pour les ouvriers de Ground Zero qui viennent passer commande. Ca crie beaucoup (même si le dimanche y'a pas foule), ça balance du sandwich d'une extrémité à l'autre du Deli.

G.: Terrible ce Deli. On est resté 5min à tenter de lire tout ce qu'il avait de dispo à manger. On devient instantanément amoureux du "Next Please !" crié par l'un des chefs, avec la même voix que Sean Paul. On y reviendra, c'est sur.

Ce n'est pas un lieu touristique mais à les voir faire on a l'impression qu'ils jouent pour vous, que tout cela est une mise en scène.

Rassasiés après avoir ingurgité un bagel bacon œufs brouillés + donuts et café au lait, on se promène le long de l'Hudson River dans Battery Park City. Il fait froid, très froid, alors il y a peu de badauds. C'est pas très grave parce que les squirrels sont dans la place. Asseyez-vous sur l'un des bancs qui bordent cette magnifique promenade et vous ne tarderez pas à les voir s'activer comme des oufs. En fond sonore une mouette qui s'égosille.

G.: Peu de bruit pendant cette promenade, peu de monde, quelques joggers, du soleil, un cesna qui passe dans les airs, première détente matinale de qualité, premier sourire de plénitude. Au loin, le New Jersey... Les mal aimés de NYC :)

La promenade nous fait rejoindre nos compatriotes touristes car ELLE n'est pas loin. Mais si petite, toute petite. Oui, je le confesse,depuis les rives new yorkaises la Statue de la Liberté est ridiculement petite. On continue notre promenade, on marche, on croit se rapprocher mais elle reste minuscule. Autre déception: on ne la verra jamais de face.

G.: Je tente de rassurer Vanessa en lui disant que vue d'en dessous elle est pas si petite cette Mme Eiffel, ce monument de New York. Mais bon, 13 ans après mon premier étonnement à ce sujet je ne peux que me dire intérieurement qu'elle est effectivement minuscule et que je peux pas mentir à Vanessa : ce n'est pas un effet d'optique.

Non loin de l'embarcadère pour accèder à Ellis et Liberty Island, les vendeurs de tee-shirts et de hot dog sont là pour faire patienter le touriste dans cette interminable file d'attente. Mais attention au piège: un hot dog c'est bon, c'est pas cher et ça se mange n'importe quand. Oui mais pas n'importe où. Il est absolument déconseillé de déguster ce mets tout comme son pote le bretzel sur les bords de l'Hudson en attendant de monter sur le ferry. Pourquoi ? Parce que vous vous exposeriez à une attaque de mouettes.

Tout proche, Wall Street nous attend. Impressionnant même si le dimanche n'est pas forcement le meilleur jour pour voir courir les businessmen dans les rues. Mais les gigantesques immeubles restent gigantesques même un dimanche.

G.: Un arrêt café au chaud à la librairie Borders chez Dean & Deluca et on est reparti.

A force de marcher, on arrive épuisés sur Union Square et le Mac Do nous tend ses bras. Manger au Mac Do aux Etats-Unis est une expérience à ne pas rater. Déjà le Doctor Pepper, bon attention car c'est assez addictif (de retour à Paris faites un tour à la Grande Epicerie pour en trouver). Et puis je ne sais si j'ai eu beaucoup de chance mais mon hamburger était la copie conforme de celui des affiches publicitaires.

G.: C'est clairement comme sur la photo, et en plus, alors que je suis loin d'être fan du Mac Donald, c'était assez bon. Il n'y avait pas le goût étrange que l'on retrouve dans chaque burger en France, que se soit un Big Mac ou un Deluxe. La viande ressemblait à un vrai steak, la salade était toute fraîche et bien frisée, les légumes ressemblaient à quelque chose. Arf.

Attention une boisson Small équivaut à une Large chez nous...

On assiste sur Union Square à un petit show mélange de krump et de hip-hop. Rien d'exceptionnel mais l'ambiance d'Union square, son dynamisme, son métissage, point de rencontre de la snobinarde et du rappeur, font que l'on s'y sent bien et que l'on reste avec plaisir.

On apprendra assez rapidement que Broadway n'en finit pas et que les magasins sont ouverts le dimanche.

Faites attention car les new-yorkais sont adeptes des grands chiens.

Beaucoup plus paisible que Union Square, on arrive sur University St  et les adorables départements de français et d'allemand. Des petites maisons dignes de Hänsel & Gretel. On a du mal à croire qu'à l'intérieur il y a des salles de cours. (Remarquez j'ai pas vérifié ça se trouve c'est juste l'administration...).

Le soir venu, on a qu'une envie: voir les lumières de Times Square. Oui c'est gigantesque, oui il faut absolument le voir, se promener dans les rues pour perdre la notion du temps. Mais gare à l'overdose. Pour ma part, dans un premier temps une incroyable frénésie s'est emparé de moi. Il fallait absolument que je traîne Guillaume dans ce gigantesque magasin (sur au moins 3 étages) consacré aux M&M'S. J'aurais pas dû. C'est trop. Trop de M&M'S, trop de couleurs de M&M'S, trop de draps, de couvertures, de distributeurs, de stylos, de rideaux de douche consacrés aux M&M'S... Le temple du merchandising. C'est avec fierté (et grâce à G.) que je suis ressortie sans avoir lâché un penny aux cacahuètes enrobés de chocolat.

G.: Quand j'ai vu le M&M's géant sur écran géant ça m'a amusé mais dégouté. Le magasin, cela m'a confirmé le dégout. Et je me suis bien "amusé" à trainer Mlle dans tous les étages pour lui refiler mon dégout. Mission complete !

Avant de quitter Times Square, Guillaume se verra happé dans ce tourbillon d'achats compulsifs. Des dizaines de magasins proposent du matériel hi-fi, photo et autres gadgets électroniques. C'est un peu la caverne d'Ali Baba où l'on est sûr de tout trouver. On repartira donc avec un grand angle pour la camera. Mais attention un grand angle acheté 200$ alors qu'il était étiqueté 699$. C'est donc le temple du marchandage.

G.: Ils sont pas cons : des touristes + appareil photo + skyscrapers = on a envie de téléobjectif ou de grand angle. Et les magasins proposent ça partout. Souvent ce sont des magasins qui vendent aussi bien des téléobj' ainsi que des mugs NYPD. A éviter. Là où j'ai acheté compulsivement le grand angle, il y avait en vitrine des belles caméras pro, ça m'a poussé à entrer. Le magasin avait la superficie du premier étage du Virgin sur les Champs Elysées à Paris, et ne proposait QUE du matériel photo / video. Même si je souhaitais un grand angle de marque pour être sur de ne pas avoir de vignettage noir, de perte de qualité, j'ai pris un noname, après l'avoir testé bien évidemment. Connaissant l'image un minimum, j'ai su que je pouvais le prendre, il est nikel. Fermeture du paragraphe technique, à vous les studios....



Un peu ecoeurés par les sirènes de Times Square, on décide de se trouver un restaurant calme loin des lumières aveuglantes des buildings. Toujours à pied, on se dirige vers Little Korea. Very Little Korea puisque ce quartier n'est en fait qu'une rue où se succèdent restaurants et bars karaoké. Un Korean Barbecue fera l'affaire pour ce soir. 99% de la clientèle est coréenne. A côté de nous une table de jeunes coréens venus faire gouter leur cuisine à un de leur ami américain. Éberlué devant l'exotisme des plats qui défilent sous ses yeux il ne mangera pas grand chose ce soir là. G. commande un korean barbecue et le nombre d'assortiments servis avec la viande est assez impressionnant. Il n'y a bientôt plus de place sur la table. L'ensemble est plutôt bon mais ça ne casse pas trois pattes à un canard. Une fois les plats terminés la serveuse s'empresse de nous donner l'addition. Évitez de demander dessert et café qui n'existent pas dans ces lieux.

Retour dodo.

G.: Et pour moi un tour dans l'hôtel, ou je découvre que l'alarme de la porte qui donne au toit est arrachée. Je pousse la porte, et là je me ballade sur Broome St via les toits, en souriant d'être à New York.