Récit de Voyage

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REPUBLIQUE DOMINICAINE

Saint Domingue, Boca Chica, Bayahibe, Dominicus, Boca de Yuma, Saona, Catalinita, Las Terrenas, Samana, pesos, récit de voyage...

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mardi 24 juin 2014

République Dominicaine - Partie 1 - Introduction

aéroport Saint Domingue arme République Dominicaine Récit de Voyage photo par Guillaume Louyot

Le récit suivant est une retranscription des 1ers jours en République Dominicaine d'aout 2010. Un enfer de presque 15 jours. 

Découpé en plusieurs parties, ce récit de voyage vous fera plonger dans l'enfer dominicain. C'est notre point de vue, et nous espérons que vous avez ou aurez de meilleurs expériences. 

Dans l'avion et même la veille nous étions encore à nous poser des questions sur notre point de chute. La République Dominicaine a été une destination prise en dernier moment: Une fille dont je n'en avais jamais entendu parlé a demandé à Vanessa d'être sa témoin de mariage.
 Nous l'avons convié à diner, et j'ai bien senti que lorsque je lui rappelais mes nécessités de passer du temps en solo, un étau était déjà en place. Promesses de piscines dans l'hacienda qui venait d'être construite, avec chambres fraîches. 

Lorsque nous sommes allé à l'ambassade, on nous a aussi promis qu'un mariage là bas était une expérience inoubliable. Tu m'étonnes.

 Nous nous sommes rendus d'abord à Saint-Domingue (aka Hispaniola) aux Antilles pour assister donc à un mariage. Contrairement à nos habitudes de choisir nos prochains voyage par connaissance, feeling et quelques autres critères d'attrait, nous avions accepté de partir en aveugle en acceptant l'invitation. Grosse erreur. 

Mais on a réussi à s'en sortir, vous comprendrez au fur et à mesure. Partis de Paris, durant un transit nous avons attendu une bonne demi heure le rangement de l'avion par des dominicains peu pressés, qui furent notre premier contact visuel des habitants de cette contrée chère à Christophe Colomb.
 Nous étions stationné à Punta Cana, région d'hôtels "all inclusive" pour tous les prix (on en a fait les frais, pour pas cher heureusement, un post en parlera plus tard dans une autre partie de ce récit de voyage). On en profite pour changer de places et prendre des plus confortables (en l’occurrence ces sièges derrière le mur des toilettes avec écran rétractable et place pour les jambes). Arrivent à bord des gens pas si bronzés que ça, et pour la plupart tressés. Eux, ils viennent des all inclusive, ont surement acheté un tableau et repartent en France en ne connaissant que la zone limitée de plage et de baignade que leurs hôtels leur avaient imposé. Décollage, Punta Cana - Saint-Domingue. 

Sympathique atterrissage grâce à une caméra sous le fuselage de l'avion (un Boeing 777) qui nous a permis un nouveau point de vue durant le vol. Cela va bien de paire avec la vue de la position et les données relatives au temps de parcours effectué ou restant. Regardez dans cette section "Infos" de votre écran pendant le vol, c'est à essayer. Tant que je parle cet écran bien pratique pour passer le temps avec des films, pensez à apporter un casque audio fermé que vous placerez par dessus les écouteurs fournis, le casque fermé seul ne permettant que d'écouter une seule piste, gauche ou droite. Vous pourrez suivre votre film avec très peu de bruit et ne pourrez plus prendre l'avion sans. 

A l'aéroport, longs couloirs vides, quelques papiers à remplir. Nous évitons la queue "carte de tourisme obligatoire", achetée au Consulat à Paris au 24 rue Vernier dans le XVIIème à deux pas de la porte Champerret. Cliquez ici pour visualiser ce lieu dans Google Maps. D'autres papiers nous sont donnés mais tout se fait vite. On en profite pour enfin changer des euros en pesos. A Roissy nous n'avions pu changer des euros qu'en dollars, mais pas en pesos. La majeure partie des commerçants en République Dominicaine accepte les deux et parfois les euros mais les conversions peuvent être inexactes ! 1 euro vaut environ 46 pesos, et un dollar en vaut 40, à l'heure ou j'écris. Nous avons vu différents taux de change, allant de 39 à 46 pour les euros, soyez vigilant. 

On s'approche de la sortie, une pizzeria de l'aéroport est pleine, et le trajet pour sortir à l'air libre vous fait passer devant une centaine de personnes l'une sur l'autre à épier les arrivants. On se croyait à l'entrée d'un grand festival. Par contre, au bout personne. Après que chacun nous ayons dis non à trop de taxis officiels ou non, à tour de rôle nous avons pris des bains de foule pour trouver nos hôtes.
 A mon étonnement sur les portes coulissantes d'entrée de l'aéroport, était mentionné "no animals, no bottle, , no smoking, no weapons". Ce message accompagné de logos clairs permet de voir ce qui est normal au dehors de ces portes. Intrigué, pas dupe et voire excité de ces interdictions je vais à travers la foule et apprécie ce chaos de musique et de constante tchatche qui me sortent de ma léthargie du trajet. 

Nous repérons nos hôtes et direction la "maison". Il fait nuit, on est crevé, ils nous tardent de rencontrer tout le monde et de partir au lit, ils comprendront je pense! Dans la voiture, la future mariée se fiche gentiment d'une de ses invités que nous appellerons ici Taïa. On sourit par politesse.
 Mais au bout de la cinquième fois pendant le trajet, nous expliquant encore cette histoire débile, avec son rire qui devient sardonique et dérangeant, on ne rit plus. Mon feeling m'indique un danger.

On arrive de nuit. Le futur marié est censé être un grand artiste qui a sculpté un Christ devant l'hacienda. Je m'attends à trouver du monde faisant la fête. A avoir la tête qui tourne. Emporté par l'euphorie.
Le quartier de la maison nous a immédiatement fait pensé à ces logement d'afrique du sud équipés de grilles épaisses aux terrasses, fenêtres et portes. Bonne ambiance de sécurité... Dans la rue pas grand monde à part quelques types qui sont assis face à la rue autour d'un de ces colmados. On se croirait dans le jeu vidéo GTA, Version pauvre.

On découvre depuis la petite rue le Christ : un seau en guise de tête et des morceaux de fer pour le corps et la croix. L'hacienda n'existe pas. Ce n'est qu'un pavillon sordide en construction. On sert les dents, mais on reste serein. L'aventure commence!

A suivre...

samedi 4 septembre 2010

Cascade, Hamac, Plage et interdictions en photo

4 photographies de 4 moments de notre voyage en République Dominicaine:

Première photo : Cascade Del Limon que nous avons rejoint depuis Las Terrenas en motoconcho (cf vidéo) puis à dos de cheval et enfin à pied (pied nu pour ma part) pendant 15 minutes de marche dans la jungle. Un endroit magique. Notez la petite taille relative des personnes présentes en bas de la photographie, vous vous rendrez mieux compte de l'importante taille de cette cascade.

Deuxième photo : Vanessa dans un hamac, entre repos et réflexion, après que nous ayons donné une grande partie de nos repas et de quoi dessiner à 4 enfants trop maigres pour nous. En échange, ils nous l'ont rendu en sourires et en allant chercher des noix de coco directement dans les arbres pour nous les offrir.

Troisième photo : 3 transats appartenant à un hôtel sans client qui nous laissait les utiliser le matin, l'après-midi ou même après minuit pour digérer les mojitos, que se fut sous le soleil brulant ou la pluie tropicale. Un délice et une des plages les plus belles que j'ai pu voir là-bas. Cette photo a été prise depuis l'arrière d'un motoconcho à 50km/h.

Quatrième photo : Les diverses interdictions à l'entrée de l'aéroport de Saint Domingue. A ces traditionnelles interdictions s'ajoute le logo interdisant d'y faire rentrer des armes. Ce logo d'interdiction se retrouve fréquemment sur d'autres commerces dans les villages et villes. 95% de la population a un 9mm. Il suffit de regarder en bas de leur dos lorsque les locaux s'assoient ou se lèvent, on voit souvent la crosse dépasser.

lundi 16 août 2010

VIDEO : REPUBLIQUE DOMINICAINE EN 3 MINUTES


Même s'il manque quelques endroits (cascades, jungle...), cette vidéo représente bien une partie du bazar que nous y avons vécu fin juillet 2010 en République Dominicaine.

This messy video is about a messy trip in Dominican Republic (August 2010). It was difficult to shoot so a lot is missing like the cascade and part of jungle but they are available as photos at recitdevoyage.fr & onickz.com.

mercredi 4 août 2010

Toc Toc Toc

fusil à pompe

Tienes pesos, mi amor ?

mardi 27 juillet 2010

REPUBLIQUE DOMINICAINE - PROLOGUE

4h du matin: les coups de soleil et les moustiques m'empêchent de fermer l'œil. Au bord de la piscine le vent chaud dans les palmiers fait un bruit de pluie mais la pleine lune éclaire et aucun nuage a l'horizon. Vanessa et moi soufflons un peu après quelques mésaventures que nous vous détaillerons une fois rentres début aout. Ici a notre point de chute temporaire, a Dominicus juste a coté de Bayahibe la cote est tenue par des Italiens mafieux et des locaux armes comme dans tout le pays. J'ai pu enfin manger une bonne viande rouge non reconstituée au très beau et chic restaurant Tracadero qui semble faire parti de ces établissements construits grâce a l'argent blanchi de divers trafics. Nous avons fait le tour des endroits incontournables du coin, tels Saona, Catalinita ou Boca de Yuma. Nous sommes passes par les rivières ayant servi de lieu de tournage a divers films comme Apocalypse Now, Rambo ou Pirates des Caraïbes et avons pu pêcher quelques étoiles de mer et d'autres lambis ( conques ) que Vanessa vous montrera. Une partie de séjour plus agréable que précédemment, on vous expliquera tout cela en textes et photos. En tout cas c'est sur, Saint-Domingue est parfois moche, pauvre et insecurisé. Après tout, nous sommes dans un pays du tiers monde ou tous les coups sont permis.