Récit de Voyage

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PHILADELPHIE

Philadelphie, Pensylvannie, USA

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vendredi 23 mars 2012

USA: La Gare de Philadelphie

Dans la gare de Philadelphie, cet ange que je rêve de regarder depuis l'enfance, comme Samuel le petit Amish dans Witness. Je découvre alors que c'est, encore une fois, l'Archange Saint Michel. Un Archange auquel je reste attaché par éducation et que je croise plus que je ne l'espère lors de mes voyages tel mon prochain, en Ukraine. Je passerai en dessous de l'Arche de Saint-Michel avant d'aller visiter Pripyat, ville abandonnée à quelques kilomètres de Tchernobyl. Qu'il nous protège !

lundi 4 juillet 2011

USA Roadtrip - Jour 1 - Philadelphie

Aujourd'hui 4 juillet, grande fête de la signature de la Déclaration d'Indépendance aux USA à Philadelphie, est un bon jour pour vous balancer mon récit de voyage du Jour 1 de ce roadtrip accompagné de mon frère Xavier, entre Philadelphie, New York, Atlantic City et Wilmington.

En "bon" freelance, lorsque mon grand frère, Xavier donc, que j’appellerai X' dans ces récits, m'a proposé de me joindre à lui pour notre premier voyage en tête à tête, j'ai évidemment pensé que "non, je risque d'avoir un autre film proposé, ça tombe toujours quand je pars en voyage". Mais finalement ravisé, je me suis dit qu'à l'aube (révolue) de mes 33 ans il fallait que je loue le Seigneur pour cette opportunité de le suivre dans ce périple, dont le point de départ fut Philly, dont son nom vient du grec philèin, aimer et adelphos, frère. C'est beau non ? Merci encore X'-o-bro' ...

Donc je pars de mes quartiers parisiens en taxi en rêvant de ces nouvelles aventures qui nous attendent. Je connaissais déjà New York et d'autres villes aux USA mais Philly et Atlantic City m'intriguaient. Avant de partir je finissais de revoir quelques "classiques" qui se passent dans ces environs, tels Witness, Snake Eyes, Rocky, Eraserhead, Twelve Monkeys, Sixth Sense, et Philadelphia. J'imaginais déjà Philadelphie comme une ville "safe" mais plein d'anciens bâtiments abandonnés, mélangés à du classique (quartiers historiques) et modernes dans le centre. Je ne m'étais pas trompé... Ce n'était pas seulement des intuitions shamaniques ou des déductions politiques, mais plutôt une constatation grâce à Google Earth et la fonction Google Street surtout, où j'aime passer en revue les rues glauques et les quartiers haut de gamme que j'affectionne autant. Bref j'étais déjà tout excité à l'idée de sortir de la torpeur parisienne et des regards insistants de ses habitants. Dans l'épisode de New York je m'attarderai sur ma théorie des ondes françaises et américaines, qui nous poussent en sens opposés, vers le fauteuil et la rêflexion, ou vers l'extérieur et l'aventure. Buy a life !


Wow, long le récit du taxi, je vais accélérer à mesure que notre avion nous emmène, X' et moi, au dessus de l'Océan Atlantique. Les côtes nord-américaines approchant, on ne nous sert plus de salade de pâtes et de camembert mais une part de pizza, un fromage inodore et incolore, et une glace. Mieux pour les douaniers n'est-ce pas ? Vous noterez à droite ma clope électronique avec batterie "gros fumeur" qui m'a aidé à rester zen en n'importe quelle circonstance. A propos de douanes et de zen: X' m'a proposé de m'inscrire dans l'aéroport au programme Parafes qui est une grosse tuerie pour ceux qui ne sont pas hors la loi (notez les jeux de mots). Inscription grâce à mon passeport et à un flic sympa en cinq minutes chrono. Description officielle :"Inscrit au programme PARAFES, le passager peut dès lors franchir rapidement la frontière, au départ comme à l’arrivée. Il se présente à l’entrée des sas automatiques, situés à côté des comptoirs de contrôle manuel de la police aux frontières. Dans un premier temps, il introduit son passeport dans une borne à l’entrée du sas. Après lecture des données et vérification simultanée de l’inscription, la porte du sas s’ouvre automatiquement.Le passager pénètre alors dans le sas et pose son doigt sur un capteur.Le contrôle biométrique est effectué. Si l’authentification est positive, la porte de sortie du sas s’ouvre."
Très pratique surtout au retour quand on est pressé de retrouver son lit pour quelques heures, sans attendre sans fin dans la queue à la douane.

Dans l'avion après ma glace, ma "vieille" voisine de gauche se réveille enfin et entame la discussion (So US...). Elle me dit travailler aux urgences de Philly et me questionne sur ma venue (FBI on t'a grillé). Interessé par la rue Fletcher Street (revenez au prochain épisode), rue dans le ghetto nord de Philly où, d'après ce que j'avais compris, beaucoup de types élèvent des chevaux et trainent en bandes montées, je lui demande si elle connait cet endroit. Et là je fais une bourde: En France on peut dire blanc, noir, arabe, chinois, japonais, tchèque et gascon pour décrire quelqu'un. Donc par le lieu ou il habite ou habitait, ou par sa couleur de peau. Il m'est arrivé dans Paris qu'un monsieur très chic me dise "dites qu'il est noir cet homme, comme moi quoi, ce sera plus simple pour me rappeler de qui vous parlez". Bref un noir, un black, à Paris c'est courant. Et ça sonne bien surtout quand ça vient d'amis qui ne sont pas roses pâles maladifs comme moi. Doooonc j'insiste auprès de cette dame qui ne voyait pas l'endroit en lui précisant "where some black guys are riding horses". Et là grand blanc (ha-ha). Je m'attendais à ce que tout l'avion se retourne sur moi et que le pilote "african american" m'enferme dans la soute. Navré. Je m'en rappelerai. En plus cet "african american" aurait pu venir d'un pays pas du tout african mais bon...


On arrive à Philly en plein après-midi sous un soleil bien bouillant comme on aime. X' loue une voiture toute option, on quitte l'aéroport direction l'hôtel avec un petit tour en ville le temps de s'y retrouver et de comprendre leur système de parkings déserts.



Les valises posées, complètement crevés, on se motive pour aller profiter à pied de l'après-midi. A quelques mètres de l'hôtel, un grand (grand!) marché ou parmi les exposants, des amishes vendent leur produits locaux. A un coin de rue, nous nous laissons tenter par un plaisir que nous ne nous offrons jamais : un tour de la ville en bus à l'impériale, histoire de voir quelques trucs avant de tomber de fatigue, sans trop se fatiguer. En attendant l'arrivée du bus, un black me propose de me cirer mes Doc'. Je refuse et bien évidemment il se lance dans une improvisation de hiphop local assez impressionant, et s'en va vers d'autres touristes (damn! ce mot touriste! damn!). J'en profite pour aller m'acheter un hotdog et un redbull. Nous montons dans le bus, on se retrouve à l'air libre, avec très peu de monde, les yeux plissés sous le trop plein de lumière de ce cher soleil, et on se laisse porter. On a failli mourir décapité à plusieurs reprises par les branches d'arbres. Faites gaffe sérieusement, ce serait dommage de finir comme Ned Stark.

On tombe sur une statue de Jeanne d'Arc (personnage qu'un certain Lepen a complètement rendu antipathique à mes yeux). Je vous invite à lire un texte reproduit intitulé "Un air de Paris à Philadelphie" sur ce côté européen qu'à Philadelphie à ce lien : http://www.france-amerique.com/articles/2008/12/09/un-air-de-paris-a-philadelphie.html
Cela m'évite de m'étaler sur les façades "parisiennes" du Benjamin Franklin Parkway. De même en photographies présentées ici, vous ne trouverez pas l'intégralité des bâtiment importants de Philly. Libre à vous de rechercher tout ça sur le net ou en bibliothèque.


Philadelphie propose de nombreux parcs ou l'on se retrouve en famille et entre potes pour jouer au baseball, courir et discuter "à la cool".


Ci-dessous, le musée d'art de Philadelphie.



Et quelques autres bâtiments qui ont de la gueule, que je vous laisse regarder le temps de ma pause café. (Rappel: vous pouvez cliquer sur les photographies pour les agrandir et passer de l'une à l'autre avec les touches de votre clavier).




"Mais Où Est Charlie?" version drapeau.




Le City Hall se reflête ce soir.


Au hasard des rues, des bâtiments reconvertis subsistent au milieu des hauts buildings.


Pine Street, qui donne envie d'y emménager.


Le soleil se couche alors que le bus finit son tour. Nous avons encore notre tête (on se demande comment...), et nos yeux se ferment doucement. Nous nous échappons pour aller diner.


A côté d'un "diner" bien américain, trois hommes habillés en ghostbusters se promènent. Le Comic Con de Philadelphie se profile... Dans une rue "arty", on croise des groupes de musique tout droit sortis de films, tant ils étaient relax et non chalant, avec pour souvent une seule guitare comme instrument et deux chants. Partout chaque groupe (les tatoués, les musiciens, les hippies, les preppies, les burlesques) tentent, en souriant, de vendre leurs créations dans et au dehors des galeries qui jalonnent la rue. Dans un magasin de frippe nous commençons à faire des affaires. Nous nous redirigeons vers le centre de Philadelphie pour manger un hamburger dans un restaurant excellent. Sur le passage, je suis toujours aussi étonné de croiser des immeubles anciens sortis d'une ère industrielle pré-moderne tel celui ci-dessous:


Au restaurant, nous prenons une tasse de clam chowder et l'un des meilleurs hamburgers à mon sens. Une fois les aliments du burger empilés, j'obtenais un pre-burger qui une fois "pressé" m'a explosé en bouche. Le bacon croustillant m'est resté en tête pendant 3 jours durant. Awesome. Le lieu relativement sombre mais très agréable est propice à bien des scenarii de films.


Nous rentrons nous coucher à l'hôtel. Entre la digestion et le jet lag, mes jambes me portent à l'aventure. Je m'embarque à chercher l'accès au toit de l'hôtel et me fait un petit trip dans les escaliers et le dernier étage inhabité mais entretenu.


Hélàs pas d'accès au toit pour cette fois-ci. Je m'aventure donc dans les couloirs vides de l'étage "oublié" et rêve/cauchemarde de tomber sur les jumelles de Shining.


Cherchant la lumière dans cet étage, j'écarte des rideaux et tombe sur le bâtiment que je regardais sur Google Street. En bas de l'immeuble squatté, à gauche de la station essence, notez le dessin psyché sur le mur propre à Philadelphie. A droite de la photographie, coupé sur le bord, le début des rails où déambule le type de Eraserhead.

Le soleil se couche et assombrit les couloirs. Quelques lueurs persistent, au loin.


Le quaker William Penn semble me faire signe, du haut de son City Hall, de tirer le rideau pour ce soir.


To be continued ...


samedi 18 juin 2011

USA Roadtrip - à suivre

Une photo de Philadelphie en attendant la finalisation d'écriture de mon voyage à Philadelphie, New York et Atlantic City au début de ce mois de Juin 2011.