Récit de Voyage

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NEW YORK

New York City, USA, et ses alentours dont le Harlem, le Bronx, Brooklyn, le Queens

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mardi 19 février 2013

USA: Boardwalk Empire en tournage à NYC

C'était en Juin 2009, lors de ma trop courte visite de quelques jours à New York, après Philadelphie et avant Atlantic City, que j'ai pu, avant d'aller marcher sur le mythique Boardwalk, voir un tournage de la série TV Boardwalk Empire. Sur la photographie ci-dessous vous ne verrez que des figurants, mais l'ambiance y est !

dimanche 13 septembre 2009

New York Day Six : MOMA mon amour

Depuis le début, on savait qu'on allait y retourner: Retour aux sources dans le Deli tout près du Ground Zero. Les meilleurs pancakes (en 2ème position) avec des fraises et le tradi' pour G. (2 eggs / sausage / cheese). Comme le premier jour c'est un véritable show.

Guillaume : Effectivement c'était un retour obligatoire dans ce Deli qui nous avait tant plu le premier jour. Ca gueule toujours autant, les plats sont servis vite dans un chaos organisé et efficace, et il n'est pas rare de voir des sandwiches, rolls et autres bagels voler bien emballés dans de l'aluminium,  depuis les cuisines vers le caissier. On sent l'habitude et le goût pour le Baseball ! Retrouvez-ici le récit de ce "Day One"

Visite de la petite église qui a survécu au 11/09. Vue sur le Ground Zero et les grues qui s'affairent à tout reconstruire.

Visite du fameux Century 21: Mouais... On dirait le feu Mark & Spencer du boulevard Haussmann. J'ai pas trop le courage de chercher, le temps presse et il reste tellement à voir. Après un pack de chaussettes Timberland pour G. (wwwaouh l'affaire du siècle), on sort de là pour aller vers le musée de la Police de New York. Sur notre chemin on tombe sur un "village Disney" appelé Seaport: aucun intérêt.

Le musée de la Police a un charme désuet (sauf pour le dernier étage consacré au 11/09 assez bien fait) avec tout ses véhicules et ses uniformes de début de siècle... Moi, j'ai bien aimé, c'est rigolo on passe un moment assez tranquille (il faut bien le dire, ce musée n'attire pas les foules) à deux pas de l'agitation de Wall Street.

En plus une cellule et le fameux mur devant lequel on prend les malfrats en photo est à disposition des photographes amateurs. Évidemment G. est passé par les deux.

En sortant du musée, on fait un petit tour dans Wall Street juste derrière. Il fait beau mais le vent est glacial. On a froid alors on se réfugie dans un self sur Broadway où la nourriture se paye au poids (pour un self c'est un peu bizarre...). Comme d'hab l'établissement est tenu par des asiatiques et des latinos.

Vers 16h00 après une sieste bien méritée (oui oui) on se dirige vers le MOMA. Il est gratuit le vendredi de 16H00 à 20H00. LE meilleur musée de NYC et au_delà. Ni immense ni trop petit. Les étages sont à taille humaine.

Le 5ème et 4ème sont consacrés aux peintres contemporains. Un véritable spectacle pour les yeux. Et puis rien est intimidant... AAAh j'aimerais y être à nouveau....

Dès le début, comme pour nous charmer, on tombe sur 2 Hopper et puis c'est un vrai festival: Dali, Miro(beaucoup), Picasso, Matisse, Monet et son tryptique Nymphéa, tout simplement envoutant.... quelques Klimt, Rotckho .... On reconnait on est contents, on ne se sent pas incultes et ça c'est quand même assez incroyable!

Du Wharol, Pollock...

Un étage est consacré à la photo et aux différentes techniques utilisées jusqu'à nos jours.

Le musée en lui-même est agréable blanc, spacieux... On sort lessivés mais heureux.

C'est l'un de mes meilleurs souvenirs de New York.

G. : "Désolé chérie, le meilleur souvenir pour moi, c'était de voir que tu t'en prenais plein les yeux dès l'atterrissage. A côté de ça le Moma, ça va, ça vient..."

Bento Box et Soupe dans un Jap'/Chinois.

G. : "Toujours cette pression à la dernière bouchée: les serveurs débarrassent et collent l'addition. Habitué aux fastes parisiennes, avec café et dernier verre avant de repartir, cela m'a parfois stressé de devoir payer si vite et surtout ne pas trop faire attendre le serveur qui demande indirectement son gros pourboire."

jeudi 28 mai 2009

New York Day Five: Des Cupcakes au Bronx, il n'y a qu'un pas.

( Navré pour le délai de ce post ... Quelques contre temps )

Encore un réveil matinal.

Vanessa : Petit dej' plus sucré que d'habitude chez Oro sur Broome St. Je finis par un yaourt aux blueberries qui équivaut à 4 danones et un sachet d'amandes pilées...

Guillaume : Pour moi un deuxième café, une cuillerée du fameux yaourt, une clope et on est parti. Mes pieds vont mieux depuis le massage nocturne de la veille, mon dos aussi, mais mes mollets sont encore bien touchés.

Petite ballade qui se transforme en shopping: Forever 21 (attaque cardiaque pour moi: enfin un magasin qui n'existe pas en France, un tas de fringues à des prix décent), Brooklyn Industries et Urban Outfitters ( hors de prix à mon goût).

G: Brooklyn Industries me fait bien triper. Le logo presque discret d'un réservoir d'eau typique du paysage urban new-yorkais ne me dérange pas voire me plait. C'est assez cher mais j'y repasserai.

On se ballade sur Bleeker St où on mange un bagel et un hot dog tranquille. Le bagel évidemment c'est pour moi et depuis mon arrivée à NYC, un bagel avec du fromage blanc. C'était un peu devenu une idée fixe. Comme d'hab' les proportions sont XXL. La quantité de fromage blanc (type Philadelphia pour les spanish et  Saint Moret pour les p'tits français) est indécente: 500g de fromage coincé dans un bagel de 5cm de diamètre c'est beaucoup. Même chez toi, tout seul tu n'oserais pas mettre autant de fromage, du coup cette dégustation revêt un côté transgression des règles d'usage assez jubilatoire...

G: Pour moi un hotdog bien garni pour finir mon petit dej', c'est le minimum !

Greenwich Village est l'un des quartiers les plus agréables de NYC. Oui je dis ça, parce qu'il faisait beau, la lumière se reflétait sur les vitrines et du coup on avait le cœur léger.

Moins fleur bleue et beaucoup plus urbain branchouille, on se dirige à pied vers LE quartier à la mode: Meatpacking.

Chic et ultra moderne,ce quartier s'est construit sur les vieux entrepôts et les magasins de grossistes. Il est agréable de flâner dans Meatpacking car même si le bitume est ici légion, les immeubles n'ont pas la même taille qu'en centre ville. Tout paraît donc plus aéré, moins étouffant. 

G. : Une amie originaire de New York, Miss Eve, m'avait parlé pourtant d'un endroit étouffant, à la limite pire que les sous-sols des Halles à Paris le Samedi aprèsm'. Nous nous sommes aventuré dans cette galerie tout de même, et finalement cela a été plutôt agréable, on a du tomber à une bonne heure.

Dans un ancien entrepôt s'est installé un centre commercial dédiée aux repas express du midi. Eleni's une boutique de cupcakes incroyable (notez qu'il est formellement interdit de les prendre en photos...), en passant par un fast-food de homard pour revenir a un cupcake en forme de tête d'Elmo...

Bien évidemment je ne résiste pas à la tentation de me faire un cupcake, objet des plus délicates intentions puisqu'il vous est remis dans sa "box" pour éviter toute catastrophe.

G. : Même si j'ai du mal avec le sucré, je goutte le précieux cupcake mais je me sens pas assez girlie ou gourmand pour trop m'y attarder.

On quitte Meatpacking pour le complexe du Chelsea Pears. Impossible à décrire... Le long de l'Hudson River un "port" sportif: golf, baseball, gym... tout est possible si tu vas sur le bon dock. Comme d'hab' on rentre sans être invités, histoire de se frotter à ces êtres étranges qui aiment le sport.

On interroge un gardien de parking sur les camions de tournage qui bordent le Chelsea Pears. Il m'a pris vraiment pour une extraterrestre lorsque je lui ai fait comprendre que je ne connaissais pas la série Law and Order: "YOU DON'T KNOW THE TV SHOW, LAW AND ORDER?". A la deuxième fois j'ai dit oui pour qu'il ne me dénonce pas à la brigade des tv show has been...

G. : 'Faut dire qu'il avait un sacré accent le coquin. Dehors, aux abords des camions de régie, des jeunes mecs clope au bec et attitude "je bosse dans le fabuleux monde de la TV et vous êtes tous des merdes même si je suis stagiaire". Dommage pour le baseball indoor, je n'avais que mes Doc Marteen's. Et puis ce n'était pas aussi magique que je l'avais imaginé. On est à NY quand même ! Là on se croirait limite à Aquaboulevard lors de leurs tentatives de journées "Etats Zunis".

Sans aucune transition on prend le métro pour aller dans le Bronx... C'est loin. Une heure en métro. Par très rassurée, on arrive au milieu de nulle part. Je flippe ma mère. Le zoo est loin, on marche, sans trop savoir si on va dans la bonne direction mais en ayant trop peur de s'arrêter. Car oui madame, nous on va dans le Bronx pour voir des zanimaux...

G. : Comme mademoiselle Vaness' n'avait pas voulu voir le zoo de Central Park mais souhaitait me faire plaisir, nous n'avons pas trouvé mieux que le zoo du Bronx pour se décider à partir à 1h de métro dans les bas fonds du nord de New York alors que le soleil commençait à se coucher.

G. : Descente de la rame. Tout paraît normal  : on fait parti des seuls blancs, beaucoup de look hiphop bien large, casquette vissée. Je mets la mienne et pense que Vaness' aurait du mettre des vêtements plus larges. Un employé du métro nous indique le chemin le plus direct pour aller vers le Zoo. Je n'ai pas compris grand chose à part sa main levée dans la direction à prendre. J'ai compris par contre qu'il faut traverser un parc. Au loin, on en voit un avec des types qui se font une partie de base-ball. Au milieu, un étroit chemin de terre traverse entre les grilles des terrains improvisés, et passe sous un pont. J'ai jamais vraiment encaissé les chemins sous les ponts, lorsque je ne suis pas du coin. Après quelques minutes de marche on passe sous une sorte de périph' et on tombe sur un parking géant presque vide. Au loin, d'autres grilles. On doit y être. Heureusement, il commence à faire bien sombre...

On arrive sur le parking du zoo. Tout est désert. On interroge le gardien qui nous dit "hé les gars vous pouvez rentrer gratos parce qu'il vous reste seulement une heure pour faire la bise au grizzli".

Le zoo du Bronx c'est un gigantesque parc, avec un rivière et tout et tout. Mais à 17h00 en février, il n'y a plus grand monde et tout les gens que l'on croisait venaient en sens inverse (eux, se dirigeaient vers la sortie).

Bref, on prend la mauvaise entrée et puis on peine à trouver des animaux. Au final: un ours polaire qui a envie de rentrer au chaud, des canards et une oreille d'un léopard des neiges. Maigre butin pour une heure de tromé.

On sort et on se dit que quitte à être dans le Bronx autant aller jeter un coup d'oeil à ce quartier légendaire. On décide donc de se diriger vers le quartier italien. On demande: c'est loin. On prend un bus avec un chauffeur ultra sympa qui nous guide jusqu'à Arthur's Avenue. En fait le quartier italien ne se résume plus qu'à une rue avec quelques magasins (notamment une pâtisserie cafétéria comme on n'en fait qu'en Italie-Espagne-Portugal) et des restaurants italiens.

G. : C'est vrai qu'il était cool le chauffeur de bus. Surtout qu'on a bien hésité à demander notre chemin, à griller notre couverture, à affirmer par une question que l'on était touriste et paumé. Mais bon, l'aventure c'est ça aussi, comprendre qu'il faut assumer qui on est. On passe et repasse sous et à coté de chemins de fer. Les gens qui attendaient leur bus nous ont bien vu passer 4 fois mal à l'aise. Du coup on demande, on reçoit une hésitation, puis une éventuelle direction que l'on a suivi. Bingo. Ce gentil chauffeur nous indiquera même où descendre puis la direction à prendre à pied. Quelques minutes plus tard on se retrouve dans une grande rue couverte d'inscriptions en italien, entre autres. Le quartier qui se limite à une rue, ça déçoit un forcément un tout petit peu. Mais on imagine que ces immeubles glauques doivent être les logements d'italo-américains et donc on accepte l'appellation "quartier". On s'égare dans un magasin et une pâtisserie. Pas moyen de faire une pause pipi nulle part, relou. La nuit tombe bien, on décide de rentrer sur Manhattan. Je demande à un type dans la rue. Il hésite grave et d'une voix bien rauque me donne des directives. Un autre type intervient et nous indique le chemin opposé. Et merde. Ils parlementent. Le premier type confirme le second. Ouf. Bref on prend la direction indiquée, par super rassurés. Direction le métro. A perpète.

Pour rentrer on a flippé mère et père car le métro était extrêmement loin. On marche, on ose demander notre chemin, on marche: C'est le Bronx. Un grand Black, pantalon au ras des fesses, casquette et grosse doudoune MAIS conduisant une poussette nous aide à retrouver notre chemin. Inutile de dire qu'on est restés derrière lui le plus longtemps possible.

Lorsque notre escorte nous fait faux bond, il nous reste une rue à monter avant d'arriver au métro. Des looks de ouf, de la vrai kaillera. J'ai froid, j'ai peur. On retrouve la douceur du métro. On rentre.

G. : Cette rue avant le métro, c'était vraiment l'hallu'. Faut imaginer que je me suis dis, après avoir fini GTA I, II, III, VC et IV, que GTA c'est vraiment de la blagounette à côté. Que des groupes de ouf' en train de parler, négocier, dealer. Imaginez une bonne dizaine à gauche, à droite, devant, derrière. Et par le plus heureux des hasards, ces groupes se dispersent quasi en même temps. Vous vous retrouvez alors face à des hordes de types marchant bien nerveusement ci et là, et ce, dans votre direction. Là vous serrez les fesses. Et quand les marches du métro approchent, vous vous dites que c'est là que vous vous faites poignardé au dernier moment. Et bien que dalle. On monte, on s'assoit dans le métro. Et on se relaxe en pensant au bon diner qu'on va se faire, en amoureux aventuriers issus des quartiers pourtant chauds de Paris.

De cet fin d'aprèm dans le Bronx je n'aurais fait qu'une photo. Celle de l'entrée du zoo. Pour le reste je ne sortirai pas une seule fois mon appareil.

G. : Pareil, ma caméra est restée dans ma sacoche. Ca craint, et je m'en veux pour le montage. Je pensais avoir les balls. J'en ai vu d'autres. Tu parles ... !

On rentre. Crévés.. mais satisfaits!

dimanche 5 avril 2009

New York Day Four: Ou comment on a rien foutu pendant un après midi...

Petit déj' classique non loin de notre hôtel sur Lafayette St. Évidemment pour faire comme d'habitude on commande des pancakes et du bacon. Le lieu (qui a des faux airs du Double R) propose un menu sucré salé assez alléchant. On ne se fait pas prier.

Guillaume: Il fait gris et assez froid mais notre corps s'est vite habitué à ces gros-petits-déjeuners. On se réchauffe en se réveillant doucement autour du café. J'en profite pour sortir mon guide (ouh la honte, eh, touriste!) comme il n'y a pas grand monde. De mon sac je sors aussi mon appareil pour vous montrer ma casquette Bronx Bombers (autre nom des New York Yankees) achetée quelques jours plus tôt sur Broadway. Vu le temps et ma fatigue des longues ballades des jours précédents, je propose à ma douce un petit itinéraire rock n' roll dans le quartier.

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On décide de se promener dans le East Village pour commencer la matinée. Une promenade plutôt agréable dans ces rues qui regorgent de bon nombre de boutiques de drag queens, de vendeurs de disques et autres tatoueurs. Le seul hic c'est qu'à 9H30 ce petit monde est encore dans les bras de Morphée et les rideaux des boutiques sont donc encore baissées. Mais ce "petit détail" ne nous empêchera pas de refaire la photo de l'album Physical Graffiti de Led Zep'.

G.: La photo ci-dessous n'a rien à voir avec la pochette en question. C'est plutôt normal, on ne l'avait pas vu avant. Et pour le clip des Rolling Stones il me manquait des figurants. Bravo l'organisation ! Par contre oui, nous nous sommes mis à demi nus, on a bu des bières, on a chanté des classiques indies et on a sniffé de la coke en faisant des bras d'honneur aux passants. Vanessa s'est rasé la tête et piercé le corps entier, et moi je me suis laissé poussé les cheveux ce matin là. En fait non, j'ai juste pris la pause et on s'est barré.

Il était tôt le matin, peu de passants nous accompagnaient et on avait la singulière impression que les rues étaient "salement" fatiguées par les beuveries de la veille au soir. Un fumet de bière tiède flottait dans l'air. Le temps était plutôt gris ce matin là mais cela collait parfaitement à ce haut lieu du rock. London Calling à NYC.

Pour trancher de façon clair avec le East Village, au détour d'une rue, on se laisse entraîné par un tourbillon de sucreries. Une boutique de caramels, bonbons et chocolats qui ressemble véritablement à une caverne d'Ali Baba est posté là, on se sait pas trop bien comment et pourquoi.  Je pense qu'on a du rester un bon quart d'heure à regarder les mille et une possibilités pour nos caries et à voir ces gros blacks venir acheter leur sucette au détail. Au final, trop de choix tue le choix alors on est reparti bredouille: Faut pas déconner y'avait même pas de Bubblicious.

G.: Ils ont des PEZ géants. Et c'est horrible comme cliché mais quand j'ai vu les types rentrer, démarche "Me got uzi so what", je me suis dis qu'on allait rigoler un peu. Mais finalement ça s'est limité à l'achat hurlé de Jawbreakers et d'autres trucs étranges qui m'auraient pété les dents en un croc. Je ne sais pas si c'est normal mais comme l'indique Vaness', on a rien pris, à part quelques images en photo et vidéo. Tiens ça me fait penser tant que je vous parle de la vidéo... J'ai perdu mes rushes de NYC sur mon ordinateur, mais comme avant hier, alors que j'allais appuyer sur "format" de la mémoire de ma caméra, j'ai abandonné cette idée. Du coup, oui, j'ai -presque- tout récupéré. Et je crois même qu'on y voit ce magasin. Donc quand cette vidéo sortira, please, regardez-la en boucle et distribuez là à vos proches, sa diffusion sur le net ne devrait plus tarder...

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Tribeca et Soho feront suite à l'East Village. Promenades et lèche vitrine (et non pas shopping car les boutiques sont hors de prix) en perspective.

Pour narguer ma sœur chérie on s'aventure dans le fameux Apple Store le temps d'un cliché.

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On s'accorde une pause dans un bar irlandais qui fait l'angle jute en face de l'empire Mac. Lorsqu'on ressort c'est le déluge.

La neige, la pluie, la neige....

G.: Je suis allé "me laver les mains" aux WC de ce bar Irish très chic. Les murs étaient noirs de tags et graffitis (pas les tags sur le net, des "vrais"). Évidemment j'avais mon Posca sur moi. Le deuxième de l'année, mais au moins il y est !

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On passe donc l'après-midi, réfugiés dans la chaleur de la chambre d'hôtel.

Petite ballade sous la pluie pour G. qui ira chercher des vivres au Burger King le plus proche.

G.: Qu'il pleuve, qu'il vente, j'irai chercher pour moi et surtout pour ma douce des frites, un coca, et un double cheeseburger with bacon, si c'est chez BK.

Vers 20h00, G. brave le froid pour accomplir des trucs de mecs:

  1. Prendre une Guiness dans le QG des Soprano
  2. Se faire masser par une chinoise dans un sous-sol en plein Chinatown.

G.: Après le trip dinatoire cheeseburger au lit devant la TV à regarder les premiers mots du nouveau directeur de la CIA, je me sens d'attaque pour une ballade digestive pendant que Mlle s'endort confortablement à côté de moi. La petite pluie et le son des sirènes seront parfait pour me réveiller les sens, dehors.
A quelques pas de l'hôtel, je rentre dans le Mulberry Street Bar qui a servi de lieu de tournage pour le film Donnie Brasco (Johnny Depp) , Contract On Cherry Street (Sinatra), Men of Honor (Martin Sheen), Out of Darkness (Woody Allen, Madonna), Godfather III (Brando, Garcia), State of Grace (Sean Penn), Night and the City (DeNiro)  ou encore de pour les Soprano (S04e04, S05e04-06-12-13) et quelques scènes de Law and Order (episode Kingmaker). Bien évidemment ce jour là, à part ma caméra dans la poche comme d'hab', il n'y avait pas d'équipe de tournage ni de parrain qui n'attendait que moi et qui m'aurait sorti avec une voix grave et enfumée "je savais que tu viendrais mon petit". Je demande à la serveuse une Guiness'. Le genre de serveuse détestable qui vous demande ce que vous voulez consommer dix minutes après votre arrivée, le genre qui sert un verre 10 autres minutes après, et le genre qui laisse la guiness de son côté près de la pompe à bière sans vous la filer. Au bout de deux minutes à regarder ma Guiness' à 30cm de moi mais pas devant moi, je me sers comme chez moi même si j'ai peur qu'elle me flingue la main pour ça. Elle s'excuse, je la regarde genre "trop tard je t'emmerde avec tes excuses". Elle me prend 7 dollars, tout me paraît cher et mal servi. Je me casse, après avoir bien sur passé à tabac deux gorilles qui ne voulaient pas que je visite la salle d'armes à coté des chiottes, et après avoir sorti d'une cage de lion cachée sous des boites à pizza une magnifique italienne nymphomane enfermée depuis 2 semaines à qui j'ai offert ma force et mon courage d'homme. Bref je paye, je sors du bar en marmonnant "ton bar y pue" mais j'y reviendrai vérifier un jour.
Cela fait maintenant 4 jours que nous marchons comme des robots et que notre démarche ressemble de plus en plus à celle d'un alien escargot-crabe du texas (jambes arquées). Il pleut, c'est sombre, il n'y a pas grand monde à part quelques chinois pressés et de jolies filles qui vont et viennent. J'aperçois au loin des affichages lumineux en chinois. Ça y est j'ai trouvé ce que je vais faire, je vais arpenter les sous sol de Chinatown et me trouver une masseuse pour me dérouiller les jambes et le dos. J'espère rencontrer une vieille chinoise masseuse qui fait son taff sans chichi, à la manière de celle que j'aime voir régulièrement rue de la Jonquière à Paris, vers la rue Lantiez, contrairement aux fausses masseuses de la rue Legendre.
Je descends à même la rue des escaliers trempés vers une de ces portes étranges. Au bout d'un petit couloir au néon défoncé et clignotant, je tombe sur un panneau : fermé, voir telle rue tel numéro. En général quand on lit ça on en profite pour abandonner lâchement, mais cette fois je ne veux qu'une chose: ne pas me réveiller demain matin avec un corps non fonctionnel. Je cherche donc ce fameux salon de massage et redescends d'autres escaliers. Une pancarte sur la porte: Sonnez et entrer. Youpi, comme en France chez le médecin. Beaucoup de questions me viennent mais j'y vais, je sonne, je rentre et ...
A peine la porte ouverte je tombe en plein milieu d'un salon d'appartement avec une vieille chinoise allongée, un être étrange à coté qui doit être son mari, une jeune fille, une autre femme qui doit être sa maman, et son père, surement. La porte s'ouvre juste à coté de leur TV, du coup toute la famille vous matte bien lorsque vous entrez en osant couper le meilleur moment de leur film parce que vous ne parlez par chinois et que vous n'aviez pas compris en entendant la TV que la dernière phrase du héros était "Écoute bien, je vais te chuchoter qui est l'assassin". Bref, tout le monde se lève, sauf les anciens. Le père me sert la main et me demande de m'installer à côté. Je prends un couloir gris qui donne sur un petit dortoir aux lits séparés de rideaux en plastique opaque. Je vais tout au fond. La jeune fille me rejoint, me sourit et me demande le programme. Je lui montre une affiche et lui demande 50/50 pour 15min de massage de pied et 15min de massage du corps dont surtout le dos. Elle me sourit de nouvau, me demande d'enlever mes habits. Elle me regarde et se met à se déshabiller. Vu la façon de faire, je pensais qu'elle n'avait pas compris mes attentes très pures. Et puis j'étais crevé, non pas que l'idée de la fille qui ne parle pas votre langue ne pense qu'à votre plaisir masculin et par gestes vous fait comprendre qu'elle est prête à tout pour vous. Bon en fait elle s'est arrêté à son tshirt et a gardé son jean. Ouf ! ou plutôt mince ! Euh enfin bref je m'allonge et avec une serviette sur ma peau elle commence son job. J'ai trouvé ça gentillet par rapport à ce que me fait celle à Paris. J'ai vite changé d'avis lorsqu'elle a commencé à me brusquer le dos avec des dizaines de coups de poing. Je me suis senti violenté mais en serrant les dents ça passe très bien. J'imaginais la jeune chinoise déchainée et ça me plaisait assez de ne pas broncher d'un poil. Même si c'était le genre à coller son bassin contre votre crâne et vos coudes ou à pencher sa poitrine sur vos mollets, ses coups de poing ne m'ont pas donner envie de trop continuer. Mais les pieds avaient eux aussi besoin de tendresse asiatique.
Elle se passe une crème et commence à me triturer les pieds en toutes parts. Par moment elle me faisait si mal que je me demandais combien de temps j'allais tenir avant de lui mawashiriser ses joues. J'ai pu rester zen en me mordant parfois les lèvres. Le réveil oldschool sonne. Elle lève les yeux, me sourit, me demande si it was good d'un air espiègle, je me rhabille et repasse au salon. Même histoire, tout le monde se relève, sauf les anciens, et je me retrouve face à une femme que je n'avais pas vu avant le massage. Elle était grande, épaisse sans être grosse, baraquée, avec un sourire vicieux. Elle m'a fait penser à une de ces "boss" de fin de niveau dans les jeux vidéo de combat arcade comme Shadow Warriors ou Double Dragon. Je la paye 30$, je laisse 5$ de tip en mentionnant, for the tip. Elle regarde le tip, me regarde, sourit, regarde de nouveau le tip, là je me sens un pauvre type, elle éclate de rire en tenant le billet dans la main et en gueulant, the tip! Je prends une clope dans ma bouche, je me barre sans me retourner en levant la main. Direction le lit à l'hôtel, je rentre avec une démarche d'animal blessé. Ça y est j'ai pas du tout envie de rentrer à Paris.

mercredi 18 mars 2009

New York Day Three: Ou comment Brooklyn est devenu une bourgade tranquille.

Une journée très ensoleillée, une lumière magnifique idéale pour prendre quelques clichés.

Après un réveil très matinal on décide de profiter un peu de notre quartier. A 8hoo tout le monde est déjà debout à Chinatown. Les rues grouillent de monde, les étales des marchés proposent des produits que je n'ai jamais vus auparavant: des poissons tout bizarres, des fruits aux formes psychédéliques et des épices en veux-tu en voilà.

Tout cela dans une atmosphère très étrange pleine de méfiance et de suspicion. Les chinois sont loin d'être accueillants. C'est un fait. Dans les rues de Chinatown, on n'a pas peur pour sa survie (on est pas dans le Bronx) mais il y a un je ne sais quoi dans l'air qui fait que l'on a du mal à se sentir à l'aise. Les petites mémés qui remplissent leur caddie sont d'un sérieux assez déroutant et on a pas trop envie de se fritter avec elles.

Guillaume: Vraiment dépaysantes ces rues, pour peu que l'on s'y enfonce assez pour passer la frontière Little Italy / Chinatown et les avenues qui ne vendent qu'aux touristes des fausses Gucci. J'aime cette sensation que Vanessa et moi sommes parmi les seuls blancs à faire du slalom entre les porteurs de canards et les blanchisseurs qui semblent, pour certains, cacher quelque chose d'autre à blanchir. Les vitrines des restaurants commencent à être embuées des cuisines qui s'affairent déjà, en milieu de matinée. Ca aurait du nous couper l'appétit, mais l'appel du petit déjeuner est bien plus fort que le nem.

Mais tout cela ne m'empêche pas d'avoir envie de mes pancakes. Au coin d'une rue, une cafétéria qui ne paie pas de mine mais qui ravira nos estomacs. L'établissement est tenue par des chinoises et des latinos et c'est toujours assez comiques de voir ses deux communautés travailler ensemble.

Direction le pont de Brooklyn. A pied bien sûr. Inutile de vous dire qu'on s'est perdu, qu'on a fait une pause à un Dunkin' Donuts pour faire pipi et que j'ai fait une petite danse de la chapka sur un terrain de basket déserté.

G: Il est important de noter que nous avons pris l'habitude de nous perdre volontairement. Sans rire, lorsque l'on sait que le temps n'est pas compté, que notre destination est proche (pont de Brooklyn), il est plus agréable de bifurquer pour mieux découvrir de nouvelles aires. On s'est ainsi trouvé à marcher entre des immeubles bien glauques, dans un chemin entouré de grilles, qui donnaient sur le terrain de basket où Mlle nous a fait une petite danse, qui sera, je le promets, dans la vidéo que je vous prépare.

Malgré les touristes, la traversée du mythique pont de Brooklyn reste l'un des clichés que j'ai sans doute préféré.Les conditions météorologiques étaient optimales: du soleil et peu de vent ( parce qu'il faut le dire le côté windy de NYC, des fois t'en a plein la face ). On prend le temps de flâner, de régler les appareils photos, et d'admirer la Statue de la Liberté ( ridiculement petite encore une fois!).

G: Je sors mon reflex pour immortaliser en méga pixels ces structures impressionnantes: la batterie était restée dans le chargeur. CQFD: "et merde". Mais Vaness' nous sauve encore une fois la mise, et je sais que ma caméra a encore de l'autonomie électrique, et que de toute façon elle m'aurait tapé une crise de jalousie en m'éjectant la carte mémoire SDHC à la figure. Bref ...

Le pont est sur deux niveaux: en dessous pour les voitures, au dessus pour les piétons et les vélos. Ça permet aux piétons de ne pas se faire écraser pendant qu'ils prennent leurs photos (Ponte D.Luis à Porto si tu m'entends...) et d'éviter de respirer les pots d'échappement (pas bêtes les gringos).

Le plus impressionnant ce sont tous ces câblages....

Une fois arrivé à Brooklyn, tout est paisible, tranquille. Des entrepôts transformées en lofts au design ultra urbain tendance bobo, des galeries d'art et une promenade le long de l'eau. Tout cela sous l'omniprésence du pont.

Parfait. Des rues propres, un quartier remodelé avec goût, de la culture et pourtant... et pourtant il y a quelque chose d'étrange à se balader dans Dumbo. Il y a là aussi un petit côté Truman Show. Comme si tout était fait de carton pâte. D'ailleurs vous ne croiserez que très peu de monde et pour la plupart ce seront des touristes comme vous.

G.: Je me rappelais du Brooklyn avec des Bloods contre des Crips, des bagnoles remplis de gangs, de coups de feu dans la rue. Maintenant ce n'est pas Disney, cela reste authentique, mais c'est juste "secure". Et c'est tant mieux. Il y a d'autres coins pour se faire des shots d'adrénaline, on verra ça plus tard dans le Bronx.


La petite découverte, on la doit au Lonely Planet: la salle de boxe dans laquelle Jake LaMotta s'entraînait. On pensait se faire refouler et avoir l'air stupide en proposant un pourboire au vigile à l'entrée.On a toqué. Avec un grand sourire on a demandé si on pouvait rentrer pour prendre quelques clichés.

- "Where are you from?"

- Paris, France.

Pour réponse, un large sourire et un laisser passer. Des fois c'est aussi simple que ça.

G.: Par pudeur je n'ai que très peu filmé en ce lieu mythique qu'est le Gleason Gym, salle de boxe d'où viennent effectivement Muhammad Ali, Jake LaMotta et Sugar Ray, pour ne citer qu'eux.
Une salle à revoir dans Raging Bull de Martin Scorsese.

Après avoir suivi une promenade conseillée par le guide, on se perd un peu. Au début ce n'était pas intentionnel mais on va vite comprendre que notre flair légendaire ne nous fera pas défaut.

G.: Là c'est vrai, on s'est paumé, j'avoue, mais comme on dit ici, y pas de hasard.

Je repère Cranberry's, une épicerie avec des cupcakes si beaux que l'on croirait qu'ils sont juste là pour orner la devanture de l'épicerie.

G.: Et evidemment pas de WC à l'intérieur. J'ai bu environ 6 cafés small ( = 10 cafés large ici) et je commence à danser tout seul dans la rue. Damn! D'ailleurs ça tombe mieux, Vaness' hésite, on s'en va sans cupcake... enfin pour l'instant. Maligne !

On arrive près de la station Brooklyn Bridge et là commence mon étonnement. Tout est propre, ensoleillé, beau. Court Street, Montaigne Street, des petites rues où siègent des maisons dignes du Cosby Show.

On mange dans un bar irlandais où trône au balcon du premier les marionnettes des p'tits vieux du Muppet's Show.

Encore une fois tout est comme dans les films: Executive Men venant déjeuner au bar, discussion sur le dernier match.

G.: Terribles ces rues oui, c'est frais, y a du monde. Des étudiants, des familles, des vieux cinéma bien US. Ca donne faim tant de plénitude: je me cale un "saucisse/potatoes" qui me donne envie sur la carte, histoire de me dire que j'ai mangé normalement pour faire passer la Guiness. Je me retrouve avec 4 saucisses énormes, recouvertes de purée avec une sauce aux oignons. J'ai hésité à rajouter du ketchup pour faire genre "normal, j'ai commandé ça, ouais, so what?". Mon estomac a refusé le Heinz. Je mange. Je bois ma bière. Il me reste un oignon confit dans l'assiette, qui me regarde en ricanant. Je souris repus à Vanessa: Je remercie le Ciel d'avoir une copine parce qu'avec mon haleine je pense que je n'aurais rien pu approcher avant quelques heures. On ressort, je crois que je vais marcher un peu.

Pour la première fois (après être revenue exprès vers la station tout près des cupcakes) on prend le métro. Pas si facile de s'y repérer.

G.: Je ramène Vanessa vers les cupcakes. Sur le chemin, un type bourré nous sort "a latina with a white man, har har har."

Direction American Museum of Natural History. Évidemment après avoir vu Une nuit au Musée avec Ben Stiller nous avions envie de nous frotter un peu au T-Rex du hall du musée.

Bon à savoir - surtout si vous y allez pour le clin d'œil - tous les jours la dernière heure est gratuite.

Les new-yorkais on ici tout compris au sens du mot "ludique". Les scènes de la vie courante chez les sioux ou les hommes préhistoriques n'ont rien de ridicule. Bien sûr tout cela a un petit côté désuet mais rien à voir avec Le palais de la Découverte à Paris par exemple. C'est un vrai régal...

G.: Oui, même en une heure avant la fermeture, c'est chouette. Les gamins ont l'air heureux. Et me parle pas du musée de la découverte, où nous sommes retourné il y a quelques mois, et que c'était super glauque. Pour en revenir au sujet, ce musée est beau et bien fait, c'est un fait.

dimanche 15 mars 2009

New York Day Two: Ou comment confondre le MET avec le MOMA ...



Petit dej' à deux pas de la 6ème dans une cafétéria tenue, bien entendu, par des latinos. L'atmosphère y est paisible, il est 9hoo du matin et dans ce dinner les clients se font encore rares. Les yeux plus gros que le ventre je commande des pancakes et un muffin mais le serveur me fait vite comprendre que le muffin risque de faire un peu gros. Effectivement les 3 pancakes - dont je n'arriverai pas à bout - suffiront à combler mon estomac. G. prend des œufs brouillés avec du bacon ( une tradition s'instaure...) et un bagel.

Guillaume: Ambiance très zen dans ce café bien typique, dans le sens où il présentait tout ce que nous recherchions pour bien commencer la journée : boxes avec banquettes confortables, café à volonté, breakfast salé sucré pour se réveiller, et clientèle genre blues' men lunettes de soleil, détendus et affamés.




On marche, on flâne jusqu'à Central Park. Évidemment en plein mois de février on est loin de l'image de carte postale, de ce poumon vert en plein centre ville. C'est l'hiver et les arbres n'arborent même pas un petit bourgeon. Un lac gelé et une patinoire suffiront à rendre cette promenade agréable. On s'arrête devant cette patinoire plantée au milieu des arbres et sous le son d'une musique bien commerciale (Britney Spears est de retour) on admire le chaloupé de quelques patineurs slalomant entre une ribambelle de gamins.

G.: Connaissant Paris et ses parcs en hiver, Boulogne et son bois de novembre, ou pire, surtout pour Vaness', Saint-Cloud et son joli (en été) parc, je ne m'attendais pas à que nous enlevions nos habits au rythme de hippies fumant leur pot sur le gazon frais de Central', dans une ambiance ensoleillée de Hair. J'imaginais bien que cette deuxième journée, satanée "2ème" de chaque voyage, ne nous apporte pas autant que la précédente et que les suivantes. Bref, pas de déception, juste de l'impatience que le prévisible s'efface. Même la patinoire sonnait de travers, la musique, la queue des hot-dogs me faisaient surtout penser à Benny Hill à l'Américaine, un peu comme à Las Vegas dans un hôtel doré bien flippant dont je reparlerai suremment plus tard. Un conseil, si votre copine n'encaisse pas de marcher sur des feuilles mortes, c'est sûr, vous allez presque vous y engueuler. So romantique !




Avant notre départ imminent de Central Park des autochtones plutôt vifs et affamés (ils sont toujours affamés et à l'affût de la moindre miette tombante) nous offrent un ballet de toute beauté. On ne voit jamais qu'un seul squirrel, ils se déplacent toujours en bande.

G.: Seconds essais pour filmer ces squirrels en bande. Raté. C'est moche, on ne les aperçoit pas parmi les branches et feuilles mortes. Je ne le savais pas encore, mais je me rattraperai quelques jours plus tard dans le Bronx. To be continued en vidéo (en montage) et en récit dans quelques posts.




La 5ème avenue qui longe Central Park ressemble au XVI ème à Paris: des immeubles, un parc, mais rien sur des centaines de mètres. Rien, même décor: on a l'impression de faire du surplace. Mais au fond de cette avenue interminable se détache LE musée. Avant d'y rentrer on fait une petite pause afin de manger un bretzel. Mais attention vous ne pouvez pas vous asseoir sur les marches, des gardiens sont là pour vous rappeler gentiment à l'ordre.

G.: Bretzel chaud et bien moelleux, avec ou sans café, bonne alternative peu onéreuse pour ne pas reprendre un n-ième hot-dog. Il fait froid, je me les caille, j'ai pas envie de me faire un musée (j'ai essayé d'esquiver en lui proposant le zoo de Central mais sans succès). Par contre je lui ai promis que ça me faisait plaisir, donc je sers les dents et on y va.




Une fois dans le hall du musée on se dirige vers les caisses. 15$ l'entrée, mais après tout, ça faisait partie de la liste des choses à faire impérativement à NYC. Pas de tickets mais des espèces de badges/pin's rouges arborant un majestueux M symbole du musée.
C'est un peu le bazar dans le hall et à vrai dire si on est pas très honnête on peut faire l'économie du ticket d'entrée car il n'y a absolument aucun contrôle.
Avant le départ j'avais feuilleté un peu les recommandations du guide pour optimiser au maximum cette visite. On était donc décidé à commencer par le 6ème étage.
Première surprise: pas de 6ème étage. Ok...

G.: Je le sentais pas son musée. Pourtant c'était joli.

Très étrangement au rez-de-chaussé tout une partie est consacrée aux Égyptiens. Mais qu'est ce qu'ils font là?

G.: Cool des tombeaux ouverts, des momies, des hiéroglyphes bien conservés, une superbe salle très lumineuse avec d'autres ruines de temples, et une serre au papillon (évidemment c'était fermé ce jour là). Ca me fait du bien de voir ça, et de ne pas passer mon temps à trouver quelconque un Picasso. Ok ça dépend desquels, cf dans quelques posts, dans l'autre musée...

Aux étages quelques tableaux contemporains, mais où sont les Hopper, les Picasso? J'enrage intérieurement, rien ne se passe comme prévu. Et là, au détour d'un Corner Shop, je dois me rendre à l'évidence. On est vraiment trop cons.
Sur les mugs, les petits carnets, les stylos de la boutique, trois lettres me font sourire et grincer des dents à la fois: MET.
MET alors que j'attendais MOMA. On s'est tout simplement plantés de musée. Comment ? Je ne sais pas, sans doute dû à la similitude des noms: Museum of Modern Art, Metropolitan Museum of Art.

G.: On a bien sûr visité au passage la partie dédiée à la Grèce antique, le Moyen-Âge et d'autres parties de notre histoire, dans, encore une fois, de très belles salles, où chaque pièce est mise en valeur. Même les gamins sont interessés, le soleil se lève, les oiseaux nous appellent. Ok, bref on sort.

Fatigués et un dépités par notre connerie, on décide de prendre un taxi pour rentrer et glander un minimum.

Le soir venu, on se dit sans doute qu'un bon italien nous apportera la dose de réconfort après cette deuxième journée. Dans le Lonely Planet un seul resto conseillé dans Little Italy: Da Nico.
En deux mots: A éviter! Les pâtes sont réchauffées et chères.

G.: Habitués par quelques voyages en Italie à la crème des pâtes, dès que je rentre dans un restaurant italien je le met en situation de crash-test en commandant des vongole. Et là, je me suis dit, c'est pas cool. Vaness' avait pris pour rire des fettuccine Alfredo, et pareil, ça ressemblait à rien de bon, et cela avait le goût à son image. Il y avait même des gens qui se prenaient en photo dans le restaurant. On était fatigué, mais heureusement à une dizaine de feet de notre chambre d'hôtel. Une petite clope sur le toit de l'hôtel, et je rejoins Vanessa sous les draps.

Retour dodo

G.: ... Yes, dodo. J'avoue. Les vongole m'ont achevé. Je m'endors en rêvant des égyptiens :
Viens à moi, viens à moi, ma mère Isis.
Vois, j’ai eu des visions loin de toi en ta cité.
Me voici, mon fils Horus : révèle ce que tu as vu, afin que ces menaces éparses
dans tes rêves puissent disparaître, et le feu s’attaquer à celui qui t’effraie.

dimanche 8 mars 2009

New York Day One

Première journée à New York ... Avec le décalage, on se retrouve les yeux grands ouverts à six du mat'.

On se prélasse au lit, on prend un bain: on est en vacances.

On lève le camp vers 8h00.

Dehors il fait beau même si le vent est glacial. La même lumière que sur les centaines de photos prises à NYC que j'ai pu voir avant le départ. Une lumière propre à cette ville, éclatante, bien loin du gris que peut laisser parfois Paris sur les photos. Les photos seraient-elles inratables ici?

On marche, Broome St, Elizabeth St: les briques rouges, les escaliers extérieurs...

Guillaume : Entre Little Italy et Chinatown, notre hôtel est perdu entre pizzerias et salons de massage traditionnels chinois en sous-sol. On déambule au son des sirènes de pompiers (une caserne juste à coté), d'ambulances et de police. Je rêve de Godfather, de Scorsese et tente d'imaginer Chinatown à l'époque ou la pègre reignait. On se dirige vers le prestigieux City Hall et faisons mine de ne pas être étonné de ces types aux looks de gangsta' qui ramassent les déchets, supervisés par des cops aux lunettes de soleil.

On se retrouve pas loin de Ground Zero et la faim commence à se faire sentir.

Un des meilleurs souvenirs: Un Delicatessen juste en face de St Paul's Chapel. Un long comptoir où des latinos s'affairent à préparer des sandwiches pour les ouvriers de Ground Zero qui viennent passer commande. Ca crie beaucoup (même si le dimanche y'a pas foule), ça balance du sandwich d'une extrémité à l'autre du Deli.

G.: Terrible ce Deli. On est resté 5min à tenter de lire tout ce qu'il avait de dispo à manger. On devient instantanément amoureux du "Next Please !" crié par l'un des chefs, avec la même voix que Sean Paul. On y reviendra, c'est sur.

Ce n'est pas un lieu touristique mais à les voir faire on a l'impression qu'ils jouent pour vous, que tout cela est une mise en scène.

Rassasiés après avoir ingurgité un bagel bacon œufs brouillés + donuts et café au lait, on se promène le long de l'Hudson River dans Battery Park City. Il fait froid, très froid, alors il y a peu de badauds. C'est pas très grave parce que les squirrels sont dans la place. Asseyez-vous sur l'un des bancs qui bordent cette magnifique promenade et vous ne tarderez pas à les voir s'activer comme des oufs. En fond sonore une mouette qui s'égosille.

G.: Peu de bruit pendant cette promenade, peu de monde, quelques joggers, du soleil, un cesna qui passe dans les airs, première détente matinale de qualité, premier sourire de plénitude. Au loin, le New Jersey... Les mal aimés de NYC :)

La promenade nous fait rejoindre nos compatriotes touristes car ELLE n'est pas loin. Mais si petite, toute petite. Oui, je le confesse,depuis les rives new yorkaises la Statue de la Liberté est ridiculement petite. On continue notre promenade, on marche, on croit se rapprocher mais elle reste minuscule. Autre déception: on ne la verra jamais de face.

G.: Je tente de rassurer Vanessa en lui disant que vue d'en dessous elle est pas si petite cette Mme Eiffel, ce monument de New York. Mais bon, 13 ans après mon premier étonnement à ce sujet je ne peux que me dire intérieurement qu'elle est effectivement minuscule et que je peux pas mentir à Vanessa : ce n'est pas un effet d'optique.

Non loin de l'embarcadère pour accèder à Ellis et Liberty Island, les vendeurs de tee-shirts et de hot dog sont là pour faire patienter le touriste dans cette interminable file d'attente. Mais attention au piège: un hot dog c'est bon, c'est pas cher et ça se mange n'importe quand. Oui mais pas n'importe où. Il est absolument déconseillé de déguster ce mets tout comme son pote le bretzel sur les bords de l'Hudson en attendant de monter sur le ferry. Pourquoi ? Parce que vous vous exposeriez à une attaque de mouettes.

Tout proche, Wall Street nous attend. Impressionnant même si le dimanche n'est pas forcement le meilleur jour pour voir courir les businessmen dans les rues. Mais les gigantesques immeubles restent gigantesques même un dimanche.

G.: Un arrêt café au chaud à la librairie Borders chez Dean & Deluca et on est reparti.

A force de marcher, on arrive épuisés sur Union Square et le Mac Do nous tend ses bras. Manger au Mac Do aux Etats-Unis est une expérience à ne pas rater. Déjà le Doctor Pepper, bon attention car c'est assez addictif (de retour à Paris faites un tour à la Grande Epicerie pour en trouver). Et puis je ne sais si j'ai eu beaucoup de chance mais mon hamburger était la copie conforme de celui des affiches publicitaires.

G.: C'est clairement comme sur la photo, et en plus, alors que je suis loin d'être fan du Mac Donald, c'était assez bon. Il n'y avait pas le goût étrange que l'on retrouve dans chaque burger en France, que se soit un Big Mac ou un Deluxe. La viande ressemblait à un vrai steak, la salade était toute fraîche et bien frisée, les légumes ressemblaient à quelque chose. Arf.

Attention une boisson Small équivaut à une Large chez nous...

On assiste sur Union Square à un petit show mélange de krump et de hip-hop. Rien d'exceptionnel mais l'ambiance d'Union square, son dynamisme, son métissage, point de rencontre de la snobinarde et du rappeur, font que l'on s'y sent bien et que l'on reste avec plaisir.

On apprendra assez rapidement que Broadway n'en finit pas et que les magasins sont ouverts le dimanche.

Faites attention car les new-yorkais sont adeptes des grands chiens.

Beaucoup plus paisible que Union Square, on arrive sur University St  et les adorables départements de français et d'allemand. Des petites maisons dignes de Hänsel & Gretel. On a du mal à croire qu'à l'intérieur il y a des salles de cours. (Remarquez j'ai pas vérifié ça se trouve c'est juste l'administration...).

Le soir venu, on a qu'une envie: voir les lumières de Times Square. Oui c'est gigantesque, oui il faut absolument le voir, se promener dans les rues pour perdre la notion du temps. Mais gare à l'overdose. Pour ma part, dans un premier temps une incroyable frénésie s'est emparé de moi. Il fallait absolument que je traîne Guillaume dans ce gigantesque magasin (sur au moins 3 étages) consacré aux M&M'S. J'aurais pas dû. C'est trop. Trop de M&M'S, trop de couleurs de M&M'S, trop de draps, de couvertures, de distributeurs, de stylos, de rideaux de douche consacrés aux M&M'S... Le temple du merchandising. C'est avec fierté (et grâce à G.) que je suis ressortie sans avoir lâché un penny aux cacahuètes enrobés de chocolat.

G.: Quand j'ai vu le M&M's géant sur écran géant ça m'a amusé mais dégouté. Le magasin, cela m'a confirmé le dégout. Et je me suis bien "amusé" à trainer Mlle dans tous les étages pour lui refiler mon dégout. Mission complete !

Avant de quitter Times Square, Guillaume se verra happé dans ce tourbillon d'achats compulsifs. Des dizaines de magasins proposent du matériel hi-fi, photo et autres gadgets électroniques. C'est un peu la caverne d'Ali Baba où l'on est sûr de tout trouver. On repartira donc avec un grand angle pour la camera. Mais attention un grand angle acheté 200$ alors qu'il était étiqueté 699$. C'est donc le temple du marchandage.

G.: Ils sont pas cons : des touristes + appareil photo + skyscrapers = on a envie de téléobjectif ou de grand angle. Et les magasins proposent ça partout. Souvent ce sont des magasins qui vendent aussi bien des téléobj' ainsi que des mugs NYPD. A éviter. Là où j'ai acheté compulsivement le grand angle, il y avait en vitrine des belles caméras pro, ça m'a poussé à entrer. Le magasin avait la superficie du premier étage du Virgin sur les Champs Elysées à Paris, et ne proposait QUE du matériel photo / video. Même si je souhaitais un grand angle de marque pour être sur de ne pas avoir de vignettage noir, de perte de qualité, j'ai pris un noname, après l'avoir testé bien évidemment. Connaissant l'image un minimum, j'ai su que je pouvais le prendre, il est nikel. Fermeture du paragraphe technique, à vous les studios....



Un peu ecoeurés par les sirènes de Times Square, on décide de se trouver un restaurant calme loin des lumières aveuglantes des buildings. Toujours à pied, on se dirige vers Little Korea. Very Little Korea puisque ce quartier n'est en fait qu'une rue où se succèdent restaurants et bars karaoké. Un Korean Barbecue fera l'affaire pour ce soir. 99% de la clientèle est coréenne. A côté de nous une table de jeunes coréens venus faire gouter leur cuisine à un de leur ami américain. Éberlué devant l'exotisme des plats qui défilent sous ses yeux il ne mangera pas grand chose ce soir là. G. commande un korean barbecue et le nombre d'assortiments servis avec la viande est assez impressionnant. Il n'y a bientôt plus de place sur la table. L'ensemble est plutôt bon mais ça ne casse pas trois pattes à un canard. Une fois les plats terminés la serveuse s'empresse de nous donner l'addition. Évitez de demander dessert et café qui n'existent pas dans ces lieux.

Retour dodo.

G.: Et pour moi un tour dans l'hôtel, ou je découvre que l'alarme de la porte qui donne au toit est arrachée. Je pousse la porte, et là je me ballade sur Broome St via les toits, en souriant d'être à New York.


jeudi 26 février 2009

New York Day 0

Bientôt notre récit de voyage sur New York. 10 jours en récits, en photos et en film. Come back soon ! NYC rules !

Une capture d'écran tirée de la vidéo :

Et un panoramique en noir et blanc de grande taille :

A bientôt !

mardi 19 novembre 1996

Photos - New York

New York sous les nuages, 1996.

Au retour d'une visite de la statue de la Liberté, le ciel s'était couvert, et le gris ambiant s'était assombri par de menaçant nuages, qui enveloppaient les derniers luxueux étages des "skyscrapers" d'une couche opaque et isolante.

Le temps de naviguer vers le downtown de NYC  avant de rejoindre Brooklyn vers nos quartiers, le ciel s'était à nouveau ouvert, peut-être hélas, car il aurait été suremment agréable de voir enfin ces hauteurs monumentales se retrouver emprisonnées par la brume et le bas plafond des nuages.